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Irak : la « famille » Bechtel

 

Il est des familles pas comme les autres. Par exemple, la famille Corleone, dont l’extraordinaire saga maffieuse nous a été relatée au travers de la trilogie cinématographique du très sicilien Parrain.

 

Ainsi en irait-t-il peut-être aussi, écrivent certains, de la famille Bechtel, dans une version, cette fois-ci, plutôt wasp (white anglo-saxon protestant). La famille Bechtel est plus qu’une simple famille. La famille Bechtel est un groupe industriel et financier avec, nous dit-on, des ramifications jusque dans l’entourage direct du cercle Bush. Tiens donc.

 

Le grand public connaît le nom Bechtel depuis quelques jours seulement. En effet, le Wall Street Journal et le Washington Post ont récemment écrit que ce groupe sera un important acteur économique en Irak. Ah voilà.

 

De fait, le groupe, spécialisé dans les travaux publics, y compris l’installation de pipelines (oléoducs et gazoducs), dont le siège est à San Francisco, recevra $700 millions, de la part de l’Administration Bush, pour des projets d’infrastructure dans le cadre de la reconstruction de l’Irak. C’est sympathique, le contribuable va payer.

 

Tout ceci soulève quelques petites questions « impertinentes », tel que nous l’avons déjà fait, dans notre dernière édition (cf. Familiaplusnews N°7). Par exemple, est il exact qu’un très haut responsable dans l’Administration Bush, travaillait pour Bechtel dans les années 1980 ? A l’époque, il s’agissait de construire des pipelines à travers l’Irak et la Jordanie.

 

Rappelons que Bechtel réalise, chaque année, plus de 13 milliards de dollars de chiffre d’affaires à travers un millier d’activités dans près de 70 pays. On le voit, les managers du groupe sont très performants.

 

A ce propos, est-il exact que l’actuel patron du groupe officie au sein du President’s Export Council ? Et qu’un des senior vice-presidents de Bechtel oeuvre au sein du Defense Policy Board du Pentagone ?

 

On le voit, d’une part, les fabricants d’armes et de pipelines et, d’autre part, les responsables, notamment militaires, du gouvernement, semblent bien se connaître.

 

Que le président américain soit réélu ou pas en 2004, son entourage a déjà tissé, juste au cas où, un joli réseau de copins bien placés ; question de ne pas se retrouver sans activité ni domicile fixe le jour ou il faudra quitter la maison blanche. On n’est jamais assez prudent, n’est-ce pas.

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N° 7 – 26 Août 2003  - 23 av. Dapples  1006 Lausanne  - Tél. : 021 616. 88. 88.

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Petites questions « impertinentes » sur l’Irak

 

Dans la nuit du 19 au 20 mars 2003, en la Fête de Saint Joseph, artisan de paix, l’armée américaine s’aventurait dans ce qui, cinq mois plus tard, s’appelle encore « la deuxième guerre du Golfe ».

 

Près d’une demi année après le début de l’intervention américaine, il est sans doute permis de poser quelques questions,fussent-elles jugées « impertinentes » par certains.

 

L’administration Bush a choisi de « libérer » l’Irak car Saddam Hussein constituait, selon elle, une « menace immédiate pour la sécurité des Américains ».

 

Or, quelque 150 jours plus tard, seul le pétrole irakien a été « libéré », au seul profit, dans un premier temps du moins, des groupes pétroliers américains ; et pour pallier à une éventuelle fermeture, partielle ou totale, des robinets d’or noir saoudien à la soif américaine d’hydrocarbures.

 

Jusqu’à présent, le pétrole irakien était géré par une entreprise d’Etat. Désormais, il l’est par une société irakienne privée, dont le président n’est autre que Philip J. Carroll, ancien directeur de Shell-USA. Tout ceci est-il normal ?

 

Saddam Hussein avait prévu des accords pétroliers avec des sociétés françaises, russes et chinoises notamment. Ces accords sont-ils considérés comme caduc par les Américains ? Est-ce que, dans le meilleur des cas, seuls les Anglais et les Australiens auront part au gâteau pétrolier irakien sous tutelle américaine ?

 

Quant à la menace immédiate pour la sécurité des Américains, on notera qu’aucune arme de destruction massive n’a été découverte à ce jour. Est-ce parce qu’une partie de ces armes ont été livrées par les Américains eux-mêmes, lors de la guerre Iran-Irak dans les années 1990 ? Et que, de ce fait, il vaut mieux ne pas les découvrir ?

 

Il y aurait bien d’autres questions à poser. Mais ne frisons par l’overdose. Mieux vaut revenir sur le sujet en temps voulu.

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N° 6 – 15 Août 2003      - 23 av. Dapples  1006 Lausanne  - Tél. : 021 616. 88. 88.

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Clone, as-tu une âme ?

 

Le clone est-il quelque chose ou est-il quelqu’un ? Et s’il est quelqu’un, a-t-il, oui ou non, une âme ? Indépendamment de toute considération éthique ou religieuse, cette double question mérite aujourd’hui une réponse scientifique claire et définitive.

 

A ce propos, le droit de succession est assez révélateur. En effet, il part du principe que dès sa conception, l’enfant devient héritier. Même si le père meurt entre d’une part, la conception et d’autre part, la naissance proprement dite de l’enfant.

 

Or, si l’embryon, ou le clone, est héritier, il ne peut, en même temps, être quelque chose. Si le clone était quelque chose, comment deviendrait-il, par un simple coup de baguette magique, quelqu’un, y compris un héritier, au jour de sa naissance ? Le droit romain l’avait déjà bien compris, il y a plus de 20 siècles…

 

Quelque chose ou quelqu’un de scientifique ?

 

Pour les milieux scientifiques, une partie des embryons obtenus par division en culture de « cellules souches », en fait d’embryons humains, sont des clones sont destinés à l’exploitation pharmaceutique. De là, à fabriquer des hommes artificiels, il n’y a qu’un pas, diront certains.

 

Or, le clone n’est pas une copie ou un sosie de l’être original. La biologie atteste que le noyau donne à la nouvelle cellule créée non la totalité mais l’essentiel de son information. C’est donc un être nouveau unique qui commence à vivre. Et cet être nouveau a été personnellement créé. C’est une nouvelle vie humaine qui commence normalement dès les premières secondes de la fécondation. En effet, celle-ci empêche tout autre spermatozoïde de pénétrer l’ovule qui vient d’être fécondé. Or, dans le cas de clones, elle commence soit dès la jonction artificielle de deux bagages génétiques, parfois de deux femmes sans aucune présence masculine, soit par division d’un embryon déjà existant, qui peut être théoriquement divisé plusieurs fois et pendant plusieurs jours en autant de clones de culture de souches, comme les vrais jumeaux.

 

Vie sans âme ou âme sans vie ?

 

Un homme de Dieu écrivait récemment : « Nous ne pouvons pas imaginer que des humanoïdes sans âme peuplent la terre ».

 

A l’heure où nous mettons sous presse, le monde catholique romain fête l’Assomption de la Vierge Marie. Le fruit de ce mystère est la grâce d’une bonne mort. Mais avant une bonne mort, quelqu’un n’est-il pas en droit d’espérer une bonne vie ? Encore faudrait-il lui révéler comment et quand celle-ci commence. Or, dans le cas de Marie, la mère de Jésus, l’Eglise dit que c’est lors de l’ Immaculée Conception, qui commence 9 mois avant sa naissance, donc dès la première cellule. Vérité de foi maintenant confirmée par la science et par la loi, notamment au Texas où, dès ce premier septembre 2003, la personnalité juridique sera reconnue dès la conception.

Le Pape Jean-Paul II a d’ailleurs déclaré :

« D'autre part, l'enfant qui n'est pas encore né est également un
homme; et même, puisque être parmi « les plus petits » est un titre
privilégié d'identification au Christ (cf. MT xxv, 4o) comment
pourrait-on ignorer une présence particulière du Christ dans l'être
humain en gestation, lui qui est vraiment, parmi les autres êtres
humains, le plus petit, le plus exposé, puisqu'il est privé de tout
moyen de défense et qu'il n'a pas encore de voix pour protester contre
les coups portés à ses droits les plus élémentaires ? »

Qui peut-être plus petit qu’un être humain congelé au stade d’une seule cellule, sans aucune protection d’un père terrestre puisque par exemple clone fabriqué de deux femmes ? Nous voulons protéger ce million d’embryons surnuméraires congelés en leur donnant un droit de grâce face à une peine de mort après les tortures de la « recherche » en les adoptant. Voici le message essentiel de la pétition mondiale Flocons de neige (initiative en Suisse) que vous trouverez en annexe et sur le site www.familiaplus.com, car chaque flocon de neige est scientifiquement unique comme chaque être humain. Nous avons besoin de votre signature ou de votre e-mail de soutien à info@familiaplus.com et de parents adoptifs.


Pétition mondiale, initiative en Suisse, flocons de neige ©©©  “ Contre l'élimination des embryons humains congelés, pour leur adoption et contre le clonage.

Des milliers d’embryons humains congelés ont été créés et seraient supprimés obligatoirement ou donnés aux chercheurs si rien n’est fait. Les soussignés demandent que ces personnes soient sauvées par un moratoire et par des demandes de grâce et que la Constitution de chaque pays soit modifiée comme suit :

Une fécondation n’a lieu que par l’union naturelle d’un père et d’une mère

1.      Tous les embryons humains congelés ou in vitro, notamment les cellules souches totipotentes ou les ovules “ imprégnés ”, sont dignes de respect et des droits de l'homme.

2.      Dans un délai d’un an, ces embryons doivent être implantés et donnés à l'adoption d’un couple marié.

3.      L'import/export et le transport d'embryons humains à d'autres fins sont interdits.

4.      Les autres formes de maternité de substitution sont interdites.

Dispositions transitoires:

1.      Toute norme juridique ou de facto allant à l’encontre de ce respect est abrogée et le Code Civil stipule que “ La personnalité commence dès la fécondation, même d’un ovule imprégné ”.

2.      Les adoptions peuvent commencer de suite. La congélation se prolonge si aucun parent ne se présente.

3.      La Constitution double les aides parentales ou les triple si l’enfant est handicapé. Dans ce dernier cas, les parents ont un mois pour décider de redonner l’enfant à une autre famille.

4.      Un embryon mort, à quelque stade que ce soit, doit être inhumé avec le respect dû à tout être humain.

5.      Une fécondation n’a lieu que par l'union naturelle d’un père et d’une mère, afin que toutes ces recherches notamment génétiques avec des souffrances inutiles, la mort d’embryons ou des clonages soient rendues impossibles à jamais.

 

Une photocopie de fax peut être signée. Un e-mail peut être envoyé et sera compté.  Les enfants, dès l’âge de raison peuvent aussi signer cette pétition

Pays

 

 

 

 

 

Nom, manuscrit, MAJUSCULES

Prénom (s) 

Date de nais.

jj/mm/aa

Adresse exacte, rue et numéro,

Ville, village…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

URGENT: Cette liste, même partiellement remplie, est renvoyée au plus vite, si possible aujourd’hui, à l’adresse de Familiaplus qui se chargera de la communiquer aux autorités compétentes..

Des listes supplémentaires vides peuvent être obtenues à la même adresse et également sur le site internet  www.familiaplus.com  et par un mail à info@familiaplus.com  Ce que vous faites maintenant pour les plus petits et les plus pauvres qui n’ont même pas de chaleur et de nourriture, c’est la preuve de votre bonté. Vous pouvez photocopier vous-même cette feuille et la diffuser largement par tous les moyens que vous souhaitez. ©autorisé, mais mentionner la source et ne rien changer au texte. Merci.

Familiaplus, Case postale 65, 1001 LAUSANNE, Suisse

Tel : 004121 6168882, Fax : 021 6168881.

 


Initiative fédérale flocons de neige ©©©  “ Contre l'élimination des embryons humains congelés, pour leur adoption et contre le clonagePubliée dans la Feuille féd. le xxxx. Le droit suisse interdit la fabrication d’embryons surnuméraires. Or, des milliers d’embryons humains congelés ont été créés et seraient supprimés obligatoirement dès la fin de 2003 ou donnés aux chercheurs si rien n’est fait. Le Conseil fédéral demande un moratoire. Les citoyennes et citoyens suisses, aussi de l’étranger, soussignés, ayant le droit de vote, demandent, en vertu des articles 34, 136, 139 et 194 de la Constitution fédérale et conformément à la loi fédérale du 17 décembre 1976 sur les droits politiques (art. 68s), que ce moratoire soit mis en vigueur par un arrêté fédéral urgent (AFU) et par des demandes de grâce à chaque Canton, et que la Constitution fédérale soit modifiée comme suit :

Art 119, lettre c remplacé par: Une fécondation n’a lieu que par l’union naturelle d’un père et d’une mère

et let. d remplacé par: 

5.      Tous les embryons humains congelés ou in vitro, notamment les cellules souches totipotentes ou les ovules “ imprégnés ”, sont dignes de respect et des droits de l'homme.

6.      Dans un délai d’un an, ces embryons doivent être implantés et donnés à l'adoption d’un couple marié.

7.      L'import/export et le transport d'embryons humains à d'autres fins sont interdits.

8.      Les autres formes de maternité de substitution sont interdites.

Dispositions transitoires:

6.      Toute norme juridique ou de facto allant à l’encontre de ce respect est abrogée, notamment la loi fédérale. LPMA du 18 décembre 1998 et la lettre a de l’article 31 du Code Civil qui est remplacée par “ La personnalité commence dès la fécondation, même d’un ovule imprégné ”.

7.      Les adoptions peuvent commencer de suite. La congélation se prolonge si aucun parent ne se présente.

8.      La Confédération double les aides parentales communales, cantonales et fédérales ou les triple si l’enfant est handicapé. Dans ce dernier cas, les parents ont un mois pour décider de redonner l’enfant à une autre famille.

9.      Un embryon mort, à quelque stade que ce soit, doit être inhumé avec le respect dû à tout être humain.

10.  Une fécondation n’a lieu que par l'union naturelle d’un père et d’une mère, afin que toutes ces recherches notamment génétiques avec des souffrances inutiles, la mort d’embryons ou des clonages soient rendues impossibles à jamais.

 

Seuls les électrices et électeurs résidant dans la commune indiquée en tête de liste peuvent y apposer leur signature. Les citoyennes et les citoyens qui appuient la demande doivent la signer de leur main. Celui qui se rend coupable de corruption active ou passive relativement à une récolte de signatures ou celui qui falsifie le résultat d’une récolte de signatures effectuée à l’appui d’une initiative populaire est punissable, respectivement selon les art. 281 et 282 du Code pénal. Une photocopie de fax peut être signée.

Canton

 

No postal

Commune politique

 

 

Nom, manuscrit, MAJUSCULES

Prénom (s) 

Date de nais.

jj/mm/aa

Adresse exacte, rue et numéro

Signature.  Contrôle®

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

URGENT: Cette liste, même partiellement remplie, est renvoyée au plus vite, si possible aujourd’hui, à l’adresse de Familiaplus qui se chargera de la communiquer aux autorités compétentes. Toutefois, pour des raisons d’efficacité qui nous permettraient de gagner environ. 9'000 signatures qui sinon seraient perdues du fait des déménagements, nous vous prions d’en obtenir immédiatement la légalisation vous-même à votre mairie. Des listes supplémentaires vides peuvent être obtenues à la même adresse et également sur le site internet www.familiaplus.com et par un mail à info@familiaplus.com Ce que vous faites maintenant pour les plus petits et les plus pauvres qui n’ont même pas de chaleur et de nourriture, c’est la preuve de votre bonté. Vous pouvez photocopier vous-même cette feuille et la diffuser largement par tous les moyens que vous souhaitez. ©autorisé, mais mentionner la source et ne rien changer au texte. Merci.                                  RéF : 25.07.2003

Familiaplus, Case postale 65, 1001 LAUSANNE, Tel : 021 6168882, Fax : 021 6168881.

Oval:  Expiration du délai  imparti pour la récolte des signatures :  xxxx 200x   Le/la fonctionnaire soussigné/e certifie que les  ___  signataires de l’initiative populaire dont les noms figurent ci-dessus ont le droit de vote en matière fédérale dans la commune susmentionnée et y exercent leurs droits politiques. Le/La fonctionnaire compétente/e pour l’attestation

(Signature manuscrite, sceau et fonction officielle) :                                                                            

Lieu : ______________________Date : ______________________


 

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N° 5 – 11 Août 2003  - 23 av. Dapples  1006 Lausanne  - Tél. : 021 616. 88. 88.

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Indonésie : cible stratégique ?

Des combats ont opposé ce week-end les forces gouvernementales aux séparatistes musulmans du GAM, (Gerakan Aceh Merdeka, mouvement "Aceh Libre") faisant près de 20 morts parmi les combattants musulmans. Le GAM lutte depuis un quart de siècle pour que la province d'Aceh, dans le nord de l'île de Sumatra, devienne un état indépendant. Jakarta refuse toute indépendance de cette province riche en hydrocarbures. Le conflit a fait quelque 10 000 morts, notamment des familles.

Attentats spectaculaires

Mardi 5 août, un attentat-suicide contre l’hôtel américain Marriot, contre la capitale indonésienne, Jakarta, provoquait une dizaine de morts et plus de 140 blessés.

Cet acte suit l’action terroriste du 12 octobre 2002 qui avait causé plus de 200 morts  dans la célèbre station balnéaire indonésienne de Bali.

Le jeudi 7 août, un tribunal de Bali condamnait à mort l’islamiste indonésien Amrozi, pour avoir participé à l’attentat d’octobre 2002.

La remontée de la police indonésienne jusqu’à Amrozi a été rendue possible notamment grâce à l’aide de la police australienne.

Suite au verdict concernant Amrozi, des attentats, en guise de représailles islamiques, sont redoutés non seulement dans l’archipel indonésien, mais également dans divers pays du sud-est asiatique.

Des tentatives en ce sens ont récemment été déjouées par la police en Thaïlande et à Singapour.

Un archipel géostratégique

En matière d’archipel, on rappellera que la compagnie pétrolière hollandaise Royal Dutch s’est implantée dans ce qui s’appelait autrefois les Indes néerlandaises – aujourd’hui l’Indonésie – en 1892.

Actuellement, l’Indonésie indépendante, ancienne colonie néerlandaise de la Couronne de Hollande, reste un acteur important au sein de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP).

De plus, cet Etat est le plus grand pays musulman de la planète avec ses 212 millions d’habitants.

Enfin, l’Indonésie demeure une véritable plaque tournante du sud-est asiatique, avec des voisins-clés aussi variés que les Philippines, Singapour, la Malaisie, le Vietnam et la Thaïlande.

USA contre Al-Qaïda

Dès lors, on comprend mieux l’enjeu que représente l’archipel indonésien, d’une part, pour les USA, la Hollande et l’Australie ; et d’autre part, pour Al Qaïda, ainsi que son relais local, la Jamaah Islamiyah et son principal pourvoyeur de fonds, l’ambiguë Arabie saoudite.

Les terroristes de Ben Laden y trouvent à la fois une base et un tremplin, tant pour leur approvisionnement pétrolier que pour leurs opérations dans l’ensemble de la région.

Même chose côté occidental, pour le contrôle du pétrole indonésien et des investissements multinationaux dans le sud-est asiatique.

Sans compter, pour les armées des USA et de leurs alliés, la possibilité de contrôler le « bassin pacifique », notamment face aux flottes militaires de la Chine et, surtout, de l’Inde et face aux groupes terroristes, tantôt islamistes, tantôt marxistes, comme aux Philippines.


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N° 4 – Juillet 2003       - 23 av. Dapples  1006 Lausanne  - Tél. : 021 616. 88. 88.

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Intolérance & persécution

Quel rapport ?

A priori, il n’y a pas de rapport automatique entre l’intolérance et la persécution. Pourtant, la réalité tend à démontrer que la première mène souvent à la seconde. Prenons l’exemple de l’Inde. Longtemps, les citoyens indiens de confession chrétienne – 2% pour une population d’un milliard de personnes ! – ont souffert de l’intolérance provenant de certains milieux hindous. Aujourd’hui, Mgr Lucas Sirkar, Archevêque de Calcutta, parle ouvertement de persécutions, notamment de la part des fondamentalistes hindous.

Inde : Eglise persécutée

En mai dernier, Mgr Sirkar, au cours d’une visite à Rome, a réclamé le respect de la liberté de conscience et des droits fondamentaux de la personne. Il a en outre ajouté : « Le Salut est pour tous. L’Eglise annonce et témoigne de la Bonne Nouvelle malgré les persécutions qu’elle subit (…) Nous prions que Dieu puisse faire comprendre notre esprit à la population, nous prions pour nos persécuteurs ».

La situation est en effet de plus en plus dramatique pour les familles chrétiennes, notamment dans les Etats indiens du Tamil Nadu et du Gujarat. Tout citoyen souhaitant adhérer à une église chrétienne doit préalablement obtenir l’autorisation de l’autorité civile ! La liberté de conscience et de croyance est ici violée…

Europe : persécution soft ?

En juin dernier, l’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing a défendu l’ébauche de Constitution européenne dont la version définitive sera entérinée par les chefs d’Etats de l’Union européenne (UE) en octobre prochain. Le préambule du document présenté par M. Giscard ne fait aucune mention de Dieu et des fondements judéo-chrétiens de l’Europe. Or, les constitutions nationales des pays concernés en font mention. L’intolérance manifeste - par omission – de M. Giscard à l’égard de ce qui vient de Dieu laisse augurer une interprétation anti-chrétienne de la future Constitution de l’UE. Cette intolérance ne sera-t-elle que le prélude à un début de persécution soft ? Affaire à suivre de très près.


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N° 1 – Juillet 2003    - 23 av. Dapples  1006 Lausanne  - tél. : 021 616. 88. 88.
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Moyen Orient et moyens orientés

Israël & Royaume-Uni

   Mi-juillet, le gouvernement israélien nous apprenait qu'un artificier de la branche radicale de l'IRA - l'armée de libération de l'Irlande du Nord, une région qui fait partie intégrante du Royaume-Uni - avait rejoint le camp des islamistes palestiniens récalcitrants au processus de paix.

   Il en résulterait désormais une collaboration plus étroite entre les services secrets britanniques et israéliens ; et le terroriste artificier irlandais serait entré en Israël comme simple touriste, a déclaré le gouvernement du Premier ministre Ariel Sharon.

   Précisons que ces informations sont tombées juste avant la visite de Sharon à son homologue britannique.

   Au premier coup d'œil, elles paraissent assez anodines. Pourtant, si nous réfléchissons un peu, certains éléments demeurent

troublants. Comme si l'on utilisait des moyens orientés pour nous guider

dans notre compréhension des événements du Moyen Orient.

   Reprenons ces informations et plaçons-les dans leur contexte politique. L’artificier susmentionné était suivis à la trace par le MI6, le service de contre-espionnage britannique, depuis des années.

   Or, celui-ci travaille, depuis des années aussi, avec le Mossad, son équivalent israélien.

   Dès lors, comment se fait-il que le membre de l’IRA est pu s’introduire en Israël comme simple « touriste » sans être inquiété ?

   Et pourquoi nous annonce-t-on une collaboration renforcée entre le MI6 et le Mosad alors qu’elle est étroite depuis longtemps ?

   Ne s’agissait-il pas plutôt de justifier, la veille de la rencontre entre les deux Premiers ministres
Ariel Sharon et Tony Blair, un durcissement anglo-israélien dans
./.
les négociations de paix, en tirant du chapeau un terroriste surgit à point nommé ?

   Parions que le retrait de l’armée israélienne des Territoires palestiniens sera freiné et que le développement de colonies israéliennes dans ces mêmes territoires sera poursuivi.

   Les premières victimes en seront les familles palestiniennes, d’une part, spoliées de leurs maisons allègrement dynamitées, et d’autre part, parquées sous tente dans un provisoire qui dure et qui durera longtemps…


Etats-Unis & Irak

   Toujours mi-juillet, l’administration américaine signalait une hausse des attentats contre l’armée US en Irak.

   Des cellules terroristes islamiques, jusqu’alors inconnues, nous dit-on, s’en prennent tous les jours aux troupes américaines.

   Là aussi, posons-nous la question : ne chercherait-on pas à nous désorienter pour mieux nous orienter ?
   En effet, ces cellules ne sont pas si « inconnues » que cela.

   Dès avant l’intervention US, Saddam Hussein avait opéré un virage à 180°, passant du laïcisme à l’islamisme.

   La version  des faits américaine ne viserait-elle pas à justifier le maintient en Irak des boys sensés rentrer au pays ; alors qu’un gouvernement intérimaire vient de prendre ses fonctions à Bagdad ?

   Ici encore, les victimes sont les familles ; américaines, car chaque jour l’une d’elles perd un fils, un frère, un père, sur le front irakien.

   Et les familles irakiennes, car le statut quo américain retarde la relance économique et maintient la population civile dans l’extrême misère qu’elle subit depuis la première guerre du golfe en 1991.
 

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Colombie :
paramilitaires et familles

   Le 15 juillet, le gouvernement colombien annonçait le démantèlement, à venir, des milices armées - illégales - qui, depuis 15 ans, luttent contre les guérillas d’extrême gauche.

   Ces milices d’extrême droite, surnommées « escadrons de la mort », regroupent environ 13 000 mercenaires ayant perpétré de nombreux assassinats et déplacements de familles, et même de villages, soupçonnés d’aider la guérilla marxiste.

   Les négociations entre le gouvernement et les milices ont débuté fin 2002, sous les auspices de l’Eglise catholique.

   Le démantèlement progressif  des « escadrons de la mort » et la réinsertion sociale de leurs miliciens devraient s’achever fin 2005.

   La tâche ne sera pas facile. Les mercenaires vivent du trafic de narcotiques et se vouent à combattre les guérilleros - ou faut-il dire les terroristes ? - des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie).

   Une tâche similaire avait été entreprise, sans succès, par le gouvernement précédent avec les FARC qui, elles aussi, vivent du trafic de drogue.

   Autre difficulté : l’attitude de la justice face aux crimes commis par les « escadrons de la mort ».

   L’amnistie générale, dont certains parlent déjà, serait ressentie comme un camouflet par les familles des victimes.

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N° 3 – Juillet 2003    - 23 av. Dapples  1006 Lausanne  - tél. : 021 616. 88. 88.
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Joie en famille : comment ?

Quelle « Joie » ?

   A l’heure où tant de couples se séparent, tant de familles et  autres communautés se disloquent, il n’est peut-être pas inutile de se pencher sur le concept chrétien de la Joie.

   Quelles que soient nos convictions, nous sommes tous confrontés, un jour ou l’autre, aux limites du plaisir et de la jouissance. Il se produit alors en nous comme une sorte de grand vide. C’est à ce moment-là que nous pouvons devenir réceptifs à la vraie Joie.

   Chez le chrétien authentique, la Joie vient de la révélation que Dieu est Créateur et Sauveur. Dans les Ecritures Saintes la Joie – prise en ce sens – est mentionnée plusieurs centaines de fois.

   Cette Joie d’origine surnaturelle est permanente, profonde et pleine, à l’inverse des satisfactions temporelles, toujours passagères, éphémères et souvent décevantes.

Se donner aux autres

   Il est frappant de constater, chez le chrétien – tout au moins celui qui vit correctement l’Evangile – qu’il exerce, avec Joie, le don de sa personne au service des autres.

   A cet égard, l’exemple le plus étonnant de notre époque fut sans doute Mère Térésa. D’où tenait-elle son sourire ? Du refus de tout repli, triste et volontaire, sur elle-même.

Joie et douleur

   Est-ce à dire que le chrétien, grâce à la Joie, ne ressent plus aucune douleur ? Bien au contraire, il est édifiant de voir combien un vrai chrétien ne chasse pas la souffrance, mais l’accueille avec bienveillance et confiance. Car il sait que le Christ, avant la Résurrection, est passé par la Croix.

Documents de travail en consultation

Fraude globale…

Projet de réponse de L’ISDD, section NEL à la réponse de Etienne Perrot, sj.

Le taux d'intérêt et l’Eglise catholique, le point de vue officiel des Jésuites, critiques de l’ISDD.

PROJET DE RÉPONSE au texte  D’ ETIENNE PERROT , sj

Ce document présente la réponse aux arguments présentés suite à une discussion avec Albert Longchamp et à un écrit de leur spécialiste Etienne Perrot qui répond à l’ensemble des écrits qui lui ont été envoyé.

Il s’ensuit un projet très simple de courte réfutation des arguments mis en évidence.

Puis un bref exposé de la problématique selon l’enseignement du Magistère et dans l’histoire humaine conclut l’ensemble.

La condamnation des Jésuites et des réductions guaranis pèsent lourds dans l’histoire.

Des études très sérieuses démontrent que l’économie sans argent est possible, et les Indiens d’Amérique du sud étaient très heureux dans ce système qui se généralisait partout.

Réponse à M. mnop

relative aux documents électroniques envoyés à M. Albert Longchamp

par Etienne Perrot. Le 17 mai 2003

De tous les documents envoyés, copies ci-dessous…

http://www.finality.ch/XPC97__.htm

http://www.finality.ch/edi01-09.htm

1

Communiqué

Fribourg,

Suite au Symposium international de la famille des impasses de Davos aux solutions de Fribourg

Une cinquantaine d'orateurs, provenant de dix-huit pays de

quatre continents et de six grandes religions, de diverses sensibilités

métaphysiques et politiques se sont réunis à Fribourg cette fin de

semaine. Grâce à cette grande diversité, les intervenants s'accordent à

reconnaître que les familles dans le monde entier sont menacées,

notamment par des pressions économiques et culturelles devenues

insupportables. Les preuves en sont nombreuses, il suffit de constater

l'éclatement des familles. L'actualité suisse nous propose le régime des

délais. De plus en plus de femmes se trouvent contraintes à un acte

irrémédiable, sous des pressions culturelles et économiques. Les familles

doivent s'unir pour favoriser une culture de la vie, notamment par une

révision fondamentale du système économique.

Premièrement, reconnaître financièrement le travail éducatif

des parents par un juste salaire familial.

Deuxièmement, toutes les familles ont le droit de choisir

l'école la mieux adaptée à leurs enfants, par des initiatives cantonales

pour le bon scolaire.

Troisièmement, la remise de la dette au tiers-monde et les

bulles spéculatives posent la question fondamentale de l'endettement et

de l'intérêt. La conviction de nombreux orateurs est que le système du

prêt à intérêt est une source d'exploitation et d'appauvrissement des états

et des familles, base de la société.

Quatrièmement, la réflexion a porté également sur la notion

actuelle de la propriété illimitée. Les orateurs ont posé la question du

jubilé traditionnel pour les fils d'Abraham qui remettent les compteurs

économiques à zéro tous les cinquante ans.

Cinquièmement, les propositions concrètes ont aussi été faites

pour un nouveau statut de la femme qui rééquilibre toute la famille, pour

que le travail des parents soit considéré dans le PIB et dans le calcul des

retraites, que la création monétaire et la fondation suisse solidaire soient

d'abord affectées aux familles, base indispensable d'un avenir

démographique.

Les participants étaient des dignitaires religieux, des

philosophes, pédagogues, médecins, économistes, mathématiciens, de

sciences exactes, mass media, historien, politiciens, poète, écrivains,

juristes, altesses princières, anthropologues, fonctionnaires

internationaux , hindous, juifs, chrétiens de toute dénomination,

musulmans.

Pour tout renseignement complémentaire, contacter la

Fondation par courrier ou par internet ou par téléphone.

Av. Dapples 23 CH - 1006 Lausanne

Tel. 021/616888 Fax 021/6168881 

Famille et argent

Jean mnop

Généralités

Celui qui vous parle est mathématicien ; il n'est pas financier.

Cependant, il ne peut s'empêcher d'être stupéfait en considérant certains

certains résultats : la télévision nous apprend par exemple que dans

l'affaire relative au crash de Swissair, un montant supérieur à 700

millions de francs figurait au titre d'une dette portant uniquement sur

des intérêts.

Cela étant, on a là l'indice d'un problème très profond, que

l'on peut considérer dans le cas de la famille qui songe à s'établir ou à

se développer, à bâtir, à acheter une voiture par exemple. Si elle n'arrive

pas à économiser en temps utile, elle se voit dans l'obligation de

contracter un emprunt, auprès d'une banque, ou autrement. Il y a là

matière à réflexion, car aujourd'hui, il est impossible d'emprunter, sans

recourir à un taux fixé par le prêteur, par une banque, avec un plan de

remboursement.

Prenons un exemple aussi simple que possible : M. A

emprunte 100 francs à M. B. La somme due se monte donc à 100 francs

; elle est normalement indépendante du temps ; M.A peut signer un

papier: je dois 100 francs à M. B. Mais B va exiger que le temps soit de

la partie, et qu'au bout d'une année, A lui fournisse 120 francs (intérêt

20 %). En composant, au bout de deux ans, la somme prétendument due

se monte à 144 francs, etc. Sans rien faire, sans aucun travail de B, ce

dernier s'attend à empocher 44 francs de plus. Seul le calendrier a

fonctionné. B pratique ainsi l'usure, il recueille les fruits d'une terre

qu'il n'a pas cultivée. C'est un usurier. Si vous mettez 100 francs dans

un coffret, et attendez une année, vous retrouverez vos 100 francs :

l'argent, de soi, est stérile.

Réclamer plus a toujours été très mal qualifié par tous les

grands auteurs, par les philosophes, les Conciles (Nicée en 325, Reims

en 1583), les Pères de l'Eglise (Saint Grégoire de Nazianze), accusant

les usuriers de vol, de fraude, de rapine, d'idolâtrie, de simonie, de crime

même, de viol du septième commandement, etc.

Le catéchisme du Concile de Trente est catégorique :

- L'usure est tout ce qui se perçoit au delà de ce qui a été

prêté, soit argent, soit autre chose qui puisse s'acheter et s'estimer à prix

d'argent. - Il est écrit dans le Prophète Ezéchiel (15) : « Ne recevez ni

usure ni rien au delà de votre prêt. » Et Notre Seigneur nous dit dans S.

Luc (16) : « Prêtez sans rien espérer de là. » Ce crime fut toujours très

grave et très odieux, même chez les païens. De là cette maxime : Qu'est ce

que prêter à usure ? Qu'est-ce que tuer un homme ? pour marquer

qu'à leurs yeux, il n'y avait pas de différence. En effet prêter à usure,

n'est-ce pas, en quelque sorte, vendre deux fois la même chose, ou bien

vendre ce qui n'est pas ?

Notre civilisation, hélas caractérisée par le viol systématique

des dix commandements, n'en oublie aucun !

Réfléchissons, si A emprunte à B, c'est qu'il est en position de

faiblesse ; B va en profiter pour hypothéquer les efforts de A. " Mon

cher, tu vas couvrir les risques que je cours, avec un intérêt, et plus le

temps s'écoule et plus tu me dois. C'est toi qui vas assurer le rendement

de mes 100 francs ; tes risques, je m'en moque. Ainsi A va s'épuiser à

couvrir les risques hypothétiques de B, qui prend ainsi les allures d'un

profiteur.

Notons que l'emprunteur A devient propriétaire des choses qui

lui sont prêtées, et que dans le prêt, celui qui emprunte demeure obligé,

tenu, de rendre la somme même empruntée. De plus, l'emprunteur,

maître de la chose prêtée, est seul chargé de tous les risques, et que le

profit toujours incertain doit lui appartenir.

Prenons divers exemples, avec intérêt 0 d'abord, puis divers

cas avec intérêt composé à 20%, puis un cas avec intérêt composé à 10 %

Situation «normale»

 

 

 

Famille et argent

Considérations diverses

En face du monde nouveau créé par les découvertes

scientifiques, les transformations industrielles et les révolutions sociales,

l'Eglise ne doit rien abandonner de la -doctrine que lui ont léguée les

siècles passés, les Pères de l'Eglise et les grands scolastiques du Moyen

Age sur la grave -question de l'usure. Elle a donné des solutions

pratiques pour les confesseurs, mais elle a refusé de se prononcer

doctrinalement, attendant de juger à ses fruits l'arbre économique

qu'avaient planté, hors de son champ, la Réforme et la Révolution.

Mais voici que ces fruits apparaissent et sont jugés de plus en

plus mauvais. Les économistes eux-mêmes commencent à se demander

avec angoisse quels épouvantables abus et quelles douloureuses misères

va créer le capitalisme moderne, dont l'une des affirmations

fondamentales est le droit absolu de l'argent à produire intérêt.

L'effondrement des deux tours du World Trade Center à New

York ne serait-il pas le signe d'une décadence ?

On commence à se retourner vers la doctrine de l'Eglise

comme vers une doctrine de salut. Il est temps de revenir vers des écrits

solides.

Encyclique Vix pervenit (Benoît XIV, 1747)

...l. - L'espèce de péché qu'on appelle usure réside

essentiellement dans le contrat de prêt (mutuum). La nature de ce contrat

demande qu'on ne réclame pas plus qu'on a reçu. Le péché d'usure

consiste pour le prêteur à exiger, au nom de ce contrat, plus qu'il n'a reçu

et à affirmer que le prêt lui-même lui donne droit à un profit, en plus du

capital rendu. Ainsi tout profit de ce genre, qui excède le capital, est

illicite et usuraire.

La raison qui rend juste ou injuste la perception d'un intérêt

dans le contrat de prêt, ce n'est pas tant que l'emprunteur en tire profit ou

non, mais plutôt que le prêteur se prive d'un profit estimable en argent.

Le titre, qui donne droit à un profit ou à une compensation, doit être

formellement cherché, non pas dans l'utilité que l'autre va tirer de mon

acte, mais dans l'utilité dont je me prive en faveur de cet autre, bien que

ces deux choses soient souvent unies et dépendantes l'une de l'autre.

Aussi formellement et directement le péché d'usure ne résulte pas, ... de

ce que le contrat de prêt est un prêt de consommation ou de production

pour l'emprunteur, comme quelques-uns le pensent, mais de ce que, en

général, ou pour le prêteur dans des cironstances particulières où il se

trouve, l'argent est productif ou non. Telles sont les raisons pour

lesquelles celui qui donne de l'argent à un autre peut demander à cet

autre une compensation sans injustice. Il n'importe pas au point de -vue

de la justice que l'emprunteur perçoive un profit ou non ».

En résumé celui qui confie de l'argent à autrui sous la forme

d'un contrat de prêt ne doit vouloir un intérêt que pour se compenser des

pertes qu'il subit du fait de ce contrat. S'il a en confiant cet argent une

autre intention, celle de participer au bénéfice éventuel, réalisé par autrui

avec cet argent, il n'y a pas en réalité un contrat de prêt mais un contrat

dont on peut déterminer la nature. C'est l'intention du propriétaire de

percevoir, ou une indemnité pour pertes subies, ou un profit pour

bénéfice réalisé, qui détermine la vraie nature du contrat passé et les

devoirs qui en résultent.

Une absurdité

J'ai cautionné une somme de Fr 300'000.-que je dois

rembourser, en payant un intérêt fixé à 5% pour simplifier, avec un

amortissement insignifiant. Chaque année, je verse à la banque un intérêt

de 15 000 Fr. En 20 ans, je verse à la banque Fr 300'000, et je n'ai rien

remboursé. La banque empoche sans rien faire, et elle peut continuer

cette opération fructueuse. N'est-ce pas aussi un vol ? Le principe selon

lequel le temps, c'est de l'argent, n'est-il pas immoral ?

Une mutation de civilisation devient urgente. Arrêtons ces

pratiques insensées.

Jean mnop

 

Doctrine sociale chrétienne

Nos Pèlerins de saint Michel de Pologne ont traduit dans leur

langue, les trois brochures de notre fondateur Louis Even, qu'ils ont

éditées en un seul livre, et ils lui ont donné le titre : « GLOBALNE

OSZUSTWO 1 D, (L'escroquerie mondiale et le moyen de s'en sortir).

La couverture représente Jésus qui chasse les voleurs du Temple.

Vous lirez ci-dessous la lettre de Mgr Edward Frankowski qui

constitue l'avant-propos de ce livre. Sans aucun doute, ces lignes de Mgr

Frankowski encourageront les « assoiffés de justice » à lire les écrits de

Louis Even; elles auront pour effet de donner une nouvelle ferveur aux

apôtres du Crédit Social, qui mènent le bon combat depuis 65 ans.

Avant-propos de Mgr Edward Frankowski évêque auxiliaire

de Sandomierz en Pologne pour le livre de Louis Even qui contient

« L'Ile des Naufragés », « Qu'est-ce que le vrai Crédit Social » et « Une

finance saine et efficace »

La collection « Autour du Crédit Social » rencontre un plus

grand intérêt alors que la scène politique et économique de notre pays

s'assombrit davantage. Sur les ruines du communisme, occupées par les

gens en place lors de l'écroulement du système, se superpose une vague

toute aussi destructive de postmodernisme provenant de l'Ouest, le

capitalisme sauvage qui vole le peuple, et veut s'accaparer sans scrupule

du pouvoir et de l'argent, non pas pour la nation, mais pour quelques-uns.

L'État s'abaisse davantage, et les puissances d'argent internationales

deviennent plus fortes. Par conséquent, le pouvoir de l'État diminue

continuellement au profit des forces du marché. Il semble que Jean-Paul

II avait ces tendances à l'esprit lorsqu'il déclarait à Sosnowiec, en

Pologne, le 14 juin, 1999 :

« Un peu partout, au nom des lois du marché, on oublie les

droits de l'homme. Ceci survient par exemple lorsque l'on estime que le

profit économique justifie la perte du travail pour quelqu'un qui, en plus

du travail perd la possibilité de vivre et de pouvoir faire vivre sa famille.

Ceci survient aussi lorsque, pour augmenter la production, on refuse à

celui qui travaille le droit de se reposer, de s'occuper de sa famille, de

programmer sa vie de tous les jours. C'est toujours ainsi lorsque la

valeur du travail est définie non pas en fonction de l'effort de l'homme

mais du prix du produit, et ceci a également pour conséquence que la

rémunération ne correspond pas à la fatigue ».

On pourrait dire que notre nation est devenue semblable au

« gigantesque développement de la parabole biblique du riche qui festoie

et du pauvre Lazare. L'ampleur du phénomène met en cause les

structures et les mécanismes financiers, monétaires, productifs et

commerciaux qui, appuyés sur des pressions politiques diverses,

régissent l'économie mondiale : ils s'avèrent incapables de résorber les

injustices héritées du passé et de faire face aux défis urgents et aux

exigences éthiques du présent. » (Jean-Paul II, Redemptor Hominis, n.

16.)

On devrait promouvoir le développement d'un monde meilleur

pour la vie publique de notre pays par l'introduction de principes

chrétiens, surtout dans le domaine économique. L'argent n'est pas le seul

problème, mais c'est le plus urgent à régler, parce que tous les autres

problèmes sont causés par l'argent. Les banquiers, qui ont le pouvoir de

créer l'argent, sont les dépositaires et gérants du capital financier, et

gouvernent le crédit et l'administrent à leur gré. Ils veulent nous mener

au point où, pendant la moitié de l'année, nous vivons de ce crédit, et

l'autre moitié, travaillons pour les taxes.

« Par là, ils distribuent en quelque sorte le sang à l'organisme

économique dont ils tiennent la vie entre leurs mains si bien que sans

leur consentement nul ne peut plus respirer. » (Pie XI, Encyclique

Quadragesimo Anno, n. 106.) « L'État… est tombé au rang d'esclave et

devenu le docile instrument de toutes les passions et de toutes les

ambitions de l'intérêt. » (Quadragesimo Anno, n. 109.)

Le pouvoir de l'argent ou, en d'autres mots, le pouvoir des

financiers internationaux, repose dans l'ignorance du peuple. Les

financiers perdront leur pouvoir seulement lorsque le peuple découvrira

leur escroquerie. L'Etat retrouvera alors sa force, et toute la société

deviendra aussi plus forte. La force politique provient de la force

publique. L'application de l'esprit chrétien dans la politique est donc la

mission la plus importante et la plus urgente de l'histoire polonaise.

Une réforme économique pourrait être appliquée,

spécialement par l'application du système de Crédit Social, qui est en

accord avec la doctrine sociale de l'Église catholique. Il semble donc que

les propositions financières du Crédit Social ne sont pas seulement

dignes d'être considérées par les plus hautes autorités économiques et

politiques, mais aussi par la vaste multitude du public, afin d'appliquer

ces principes dans notre vie économique et politique. Ces principes nous

permettront de comprendre et d'élucider au plus haut point la situation

dans laquelle nous nous trouvons présentement, et nous apporteront des

solutions en accord avec la doctrine sociale de l'Église catholique.

J'exprime ma reconnaissance et mes remerciements aux

membres de la rédaction du journal Vers Demain, ainsi qu'aux auteurs et

à la maison d'édition de la collection « Autour de la doctrine du Crédit

Social », pour tout cela. Ce journal et cette collection n'ont pas seulement

une valeur scientifique, mais aussi une valeur de vulgarisation, pour

rendre ces idées accessibles à la population. C'est ce qu'est la présente

œuvre de Louis Even, « L'escroquerie mondiale et le moyen de s'en

sortir ». A tous les éditeurs, rédacteurs et lecteurs de Vers Demain, je

vous bénis de tout mon cœur !

Mgr Edward M. Frankowski

Evêque auxiliaire de Sandomierz, Pologne

La bourse et la vie, les élites en

économie.

François de Siebenthal

Introduction

Le Roi St Louis disait, à la fin de sa vie, que sa principale

tâche de roi consisterait à assurer la stabilité de sa monnaie, afin de

protéger les pauvres. Notre but est de vous parler des élites qui

devraient assurer ce rôle dans le monde actuel.

Dans une première partie, nous présenterons la situation

actuelle, puis, dans une partie historique, nous esquisserons le chemin

parcouru et le pourquoi de la crise. Nous oserons enfin, dans la

troisième partie, aborder des questions dont peu d'économistes osent

parler, puis dans une quatrième partie, présenter ce qui doit changer

rapidement pour sauver ce qui peut encore l'être et comment le faire.

Dans une cinquième partie, nous soulèverons quelques questions

légitimes.

Mais tout bon exposé commence par en définir les bases.

Dans élite, il y a les racines ex et legere, ce qui signifie en latin "de"

(ex) et "choisi" (legere), qui ont aussi donné les mots élu, élection,

électif. Nous sommes dans le domaine du choix parmi des candidats.

Les questions primordiales sont donc :

Qui choisir ?

Par qui ?

Comment ?

Quand ?

Pourquoi ?

Pour qui ?

Après avoir posé les bases du raisonnement, nous tenterons

aussi de répondre à ces questions au sixième point de cet exposé.

CORPS DU SUJET

1. État actuel de la situation

1.1 Les limites naturelles

Le monde économique, financier, des affaires domine de

plus en plus toutes les autres sphères des activités humaines. Les

échanges de la société marchande dictent les rythmes de la vie de

cette planète. Un de mes amis financiers de profession me faisait

cette confidence : " Dans le monde, tout s'achète, les votes, les

responsables, les décisions, les personnes, les femmes…" Quand je

lui ai parlé de ses enfants et de leur prix, il s'est tu.

Il semble à certains qu'il n'y a plus de limites au pouvoir

des hommes dans un monde virtualisé et immédiat, on domine même

la génétique, l'espace. Les machines répondent au doigt et à l'œil,

elles ne font pas grève, produisent toujours plus pour moins cher. Les

échanges financiers journaliers dépassent les mille milliards de dollars,

les bourses attirent les capitaux en offrant des gains apparemment

faciles et constants. Mais ces hommes si riches savent-ils ce

qu'ils font ? Sont-ils heureux ? Où sont les coûts cachés de cette griserie

? Qu'elles en sont les limites ?

Un grand économiste américain qui vient de mourir, Julian

Simon, payé pour démontrer que la terre était surpeuplée, écrivait

après deux ans d'étude dans son livre " The ultimate ressource " que

la terre est vaste, que ses ressources sont très généreuses et que l'homme,

par sa technique, trouvera toujours le moyen de s'en sortir économiquement.

Il est vrai qu'il y des régions surpeuplées, mais la vraie

question est culturelle, comment partager les richesses surabondantes

? Comment répartir tous nos surplus qui engorgent nos économies ?

Pourquoi les politiques veulent nous faire croire le contraire ?

1.2. Les limites politiques

A contrario, Kissinger, bras droit de Nixon, dans son rapport

secret codé NSSM-200/de 1974 et rendu public en 1991, " estime

indispensable pour la sécurité des États-Unis, de mettre en oeuvre

une politique de contrôle démographique dans les pays du Tiersmonde.

Les moyens sont : la contraception chimique, la stérilisation,

l'avortement, etc…". Pour éviter que les États-Unis soient suspectés

de céder à une motivation impérialiste, ce rapport propose d'invoquer

les droits de l'homme (droit de l'individu de déterminer librement le

nombre d'enfants qu'il désire et le droit des nations pauvres au développement

social et économique) pour imposer tous les moyens de

contraception, y compris les avortements. Signalons que l'ONU a

décerné une médaille aux autorités chinoises responsables de la politique

de l'enfant unique en Chine, qui fonctionne par des avortements

forcés, et qui vise surtout les petites filles et que l'IPPF, le planning

familial financé par les USA, recommande l'homosexualité comme

moyen de contrôle des populations. Les conférences du Caïre, de

Pékin, Istanbul… confirment cette politique subtile. 20 millions de

femmes brésiliennes ont été stérilisées, souvent sans savoir exactement

ce qui leur arrivait. Aux Philippines notamment, des vaccins

étaient en même temps en cachette des contraceptifs de longue durée

et toxiques. Clinton et Al Gore suivent Nixon dans ce domaine.

De plus, les autorités locales sont achetées avec nos impôts

pour diffuser ces politiques et les programmes d'aide sont conditionnés

à la mise en route de politiques drastiques et coercitives de

"contraception". Cette mentalité est tellement admise dans les faits

que la plupart des lecteurs seront à ce stade prêts à arrêter leur lecture.

Mais je les prie de continuer car les causes de certains de leurs

malheurs leur apparaîtront et la connaissance libère de certaines chaînes

invisibles.

1.3. Les limites économiques

Le monde moderne se caractérise par la surproduction. Le

problème actuel est de trouver des clients solvables. La cause de la

crise japonaise, qui va se généraliser, est démographique. Sans

enfants, pas de futur. La courbe de Bourgeois-Pichat annonce un

futur apocalyptique, au rythme actuel, plus que deux personnes en

2470, avec en passant une chute de l'immobilier, des monnaies…

Une fonction exponentielle inverse pour les scientifiques. Et tous les

faits confirment la tendance, même les plus irréductibles commencent

à comprendre les mensonges du Club de Rome. Halte à la croissance

signifie chômage, crises, chutes, dépression, malheurs….

1.4. Les limites culturelles

Jean-Paul II, dans sa lettre aux chefs d'État sur ces sujets,

parle de " la promotion d'un style de vie, celui des sociétés riches et

sécularisées, conception individualiste de la sexualité, généralisation

de l'avortement, contrôle et programmation des naissances ".

Mais nous oublions que tous ces projets sont basés sur des

individus (philosophie de l'utilitarisme, Bentham, Adam Smith…),

que ceux-ci sont mortels et que toutes ces chimères sont mortelles,

donc qu'une civilisation pareille est mortelle. Leur état social est un

mensonge, il ne tient pas dans la durée, les retraites des jeunes ne

seront pas payées. Vouloir trop de sécurité amène à l'absence de cette

sécurité tant recherchée.

2 Comment en est-on arrivé là ?

Ce primat de l'économie amène à une centralisation des

entreprises, à des fusions, à des destructions des PME, des corps

intermédiaires, des pouvoirs subsidiaires, des syndicats, corporations,

communes, cantons, même des états vont disparaître avec la

CEE et le traité d'Amsterdam. L'ignorance des mécanismes des créations

monétaires, laissés sans contrôles réels, a amené à une griserie

de pouvoir pour une petite élite peu connue de financiers internationaux,

qui gouvernent de fait la planète, et qui sont les victimes agissantes

d'une manipulation basée sur l'irruption dans le monde réel

d'une création inhumaine venue du néant et devenue folle, celle des

masses monétaires ex nihilo (du néant). Ces masses sont en pleine

croissance par les pyramides de crédits, mais cette croissance étouffe

les hommes encore vivants sous une structure de plus en plus lourde

de crédits impayables à terme. Peu de monde sait que la banque

centrale américaine est privée et qu'elle contrôle presque le monde

entier par le dollar.

2.1 Le rôle du crédit et ses conséquences démographiques

L'économie moderne est basée sur des emprunts. Le public

ne sait pas que les banques prêtent leurs économies, en prenant de

surprenantes "libertés". Si, par exemple, l'épargne s'élève à 100, le

système bancaire américain prête environ 100 fois 100, soit 10'000,

d'où une "création" du néant de 9'900 (sic). Cet " argent " vient de la

confiance accordée aux banques et de la loi des grands nombres qui

dit que jamais tous les épargnants ne vont retirer leur argent en même

temps. La situation reste plus grave aux USA car ceux-ci ont bénéficié,

par le passé, de l'arrivée massive de jeunes immigrants actifs et

bien formés. Les villages et villes américains ont souvent le quartier

des banques comme centre, dowtown, rarement une cathédrale. Ils

ont pris l’habitude bancaire de vendre le futur mais le problème est

que l'argent est d'abord un moyen d'échange actuel dont la valeur est

symbolique. Par exemple un billet de mille lires permet de l'échanger

contre un croissant. Or un banquier, quand il reçoit un symbole de

mille exerce en fait un pouvoir de 100 x 1'000 = 100'000 (sic, cent

mille, vous avez bien lu, ce n'est pas une erreur). La globalisation de

l'économie mondiale aggrave cette situation de "miracle" bancaire.

Les banques ont donc poussé au maximum les dettes afin de jouir de

ce pouvoir sans limites apparentes dans le temps. Vu que la nature

humaine a des limites, celles-ci commencent à se montrer et on

découvre que le coût de cette manipulation " miraculeuse " se compte

en vies humaines, et surtout en enfants que l'on ne laisse pas naître.

Ces enfants commencent à manquer et la crise actuelle est due à

cette absence. Si tous les épargnants du monde voulaient retirer leurs

économies, nous aurions une gigantesque crise financière. Et ceci va

arriver dans les pays riches à cause de la pyramide qui vieillit. En

effet, les vieux devront retirer leurs avoirs et les jeunes ne pourront

faire face que de plus en plus difficilement. Nous devons avoir l'intelligence

de prévoir cette chute et de préparer des plans alternatifs en

favorisant les familles.

2.2 L'effet multiplicateur inverse ou effet diviseur

Dans le passé, le système fonctionnait parce que la pyramide

des âges était équilibrée.

Cependant, la pyramide en forme de champignon décrivant

la situation actuelle recouvre une très grave crise économique,

parce qu'il y a de moins en moins de jeunes actifs et pouvant consommer

avec une demande solvable. Actuellement, nous avons cinq

actifs pour un passif, nous aurons très vite un actif pour un passif et

ce passif coûte de plus en plus cher. En Suisse par exemple, le seul

coût de la santé d'une personne âgée égale cinq fois celui d'un actif.

2.3 L'équation fondamentale de l'économie

Cette équation explique l'effet d'inflation par la création ou

la non-création d'argent fiduciaire. L’argent fiduciaire est créé par le

crédit octroyé par les banques. Plus grande est la masse de la monnaie

imprimée, plus élevée est l'inflation (P). Tout le monde se rappelle

que l’une des causes de la IIème guerre mondiale est la crise

économique et la fameuse inflation de Weimar où on achetait un Kg

de pain pour quelques milliards de marks. Les prix sont une relation

du papier monnaie imprimé (M1) plus toutes les masses " créées " par

les crédits (M2, M3, etc.) multipliées par leur vitesse de circulation et

le total étant divisé par la quantité de biens sur le marché. Les

banques contribuent donc à l'inflation par les crédits faciles. En outre,

le crédit accordé au responsable d'une affaire pourrait le pousser à

produire des biens de consommation qui ne sont pas toujours

indispensables, alors que sa présence en famille l’est et que des

carences se traduisent par la drogue, la délinquance, le suicide des

jeunes. Sans compter que la société de consommation pousse de plus

en plus les femmes et les mères à travailler hors de la maison.

2.4 Le rôle des taux d'intérêt

Par le biais de soudaines hausses des taux d'intérêt, et de

création de monnaie, les banques, petit à petit, prennent possession

des richesses réelles en laissant la monnaie fictive entre les mains des

emprunteurs. Cette monnaie devient de la monnaie de singe. L'effet

est répétitif et dure dans le temps. Au Canada, on calcule que l'argent

réel ne représente que 2 % de la masse totale. Les intérêts se cumulent

donc et chargent à tous les niveaux et plusieurs fois dans l'année,

à chaque tour du capital circulant par exemple, ou au niveau communal,

cantonal. régional, national, international….

Les familles ou les petites entreprises empruntent souvent

lorsque les taux sont bas, et sont obligées, la plupart du temps, de

rembourser lorsqu'ils sont hauts. La conséquence est l'absence d'enfants

car la machine économique s'emballe et ceux qui paient sont

ceux qui n'ont pas de voix pour les défendre.

Dans certains pays, on prête à 7 % d'intérêt réel par mois :

ce qui signifie en apparence environ 84 % mais vu les calculs actuariels,

du 125 % (sic, cent vingt-cinq) d'intérêt réel par année (prêteur

sur gage à 1 + i puissance n) alors que l’inflation est à 9 %.

Ces taux sont usuriers et personnifient purement et simplement

la cupidité. Ceci ne tient pas compte d'autres systèmes pires

que ça (1 peso philippin sur 5 par semaine, soit près de 1’000 % par

année, sic mille). Cependant, l'intérêt joue un rôle plus pernicieux

encore.

Les pays en voie de développement ont une grande

demande pour des travaux d'infrastructure et d'autres travaux à

moyen et long terme. Cependant, ces pays ont souvent une inflation

et des taux d'intérêts très élevés. Utilisant des techniques financières

basées sur les taux d'intérêts qui favorisent le court terme, le calcul

de la rentabilité de ces projets fait que ceux-ci sont alors souvent

considérés comme pas assez profitables, alors qu'ils sont indispensables

à long terme pour le pays.

Dans ce domaine, les crédits de pays à pays jouent un rôle

sérieux. En fait, ces prêts sont accordés à des taux avantageux à la

condition que les pays pratiquent le contrôle de la population (cf… la

Chine avec sa politique de l'enfant unique et d'avortements forcés, et

le massacre des filles qui s'ensuit, ce qui provoque déjà un grave problème

de manque de femmes à marier pour des dizaines de millions

de jeunes chinois). Le cercle vicieux commence alors, puisque les

dettes provoquent des offrandes humaines au Moloch moderne. Les

droits de l’homme et la liberté humaine sont écrasés par l’économisme.

Il est intéressant de savoir que le mot "intérêt" n'est apparu

de manière significative dans la langue française qu'au XVIIème

siècle, et il signifiait "ce qui a le plus d'importance". Ce mot est en

train de remplacer insidieusement celui de Dieu et d'Amour (inter

esse = l'être entre les personnes). L’emprunt sans intérêt était la règle,

c’était une forme de don, il était gratuit, sa récompense non exigible

en était la reconnaissance, qui fait si cruellement défaut actuellement.

Son manque favorise le désespoir qui se répand de plus en plus.

2.5 Les impôts et le budget social

Les États ont emprunté aux banques des montants considérables.

Or, ces montants sont souvent de la monnaie fiduciaire

créée du néant (M2, M3, Mn). Cette monnaie est gagée par la fortune

de tout le pays et surtout par les citoyens du dit pays, qui payent

en fait des intérêts sur l'argent dont ils sont de facto les garants. Tout

ceci est légal mais n’est pas juste, à l’instar de l’avortement “légal”

qui reste un crime. En effet, ces sommes colossales provoquent des

annuités toujours plus grandes. Celles-ci pèsent dans les budgets et

provoquent le chômage, les coupes sombres, le stress, les disputes,

les plans de restructuration, etc… Les ménages ont de moins en

moins de moyens et doivent habiter des logements de plus en plus

serrés.

L'État, comme du temps de Charlemagne ou de St Louis,

doit créer lui-même sa monnaie ou en confier la création, pour des

sommes forfaitaires et non des intérêts, à des privés. Signalons que

toute la monarchie française a interdit le taux d'intérêt, avec pourtant

des succès culturels, économiques, artistiques, sociaux… Le capitalisme

sauvage mange ses enfants, mais si lentement et si insidieusement

que certains s’en habituent. Une autre alternative, le marché

subtil selon le philosophe Henri Hude de Paris, qui préconise la stérilisation,

non des hommes, mais des masses monétaires surnuméraires.

2.6. L’égalité devant les taux

Celle-ci reste illusoire. Les grands empruntent à 3,5 % (cf.

23), alors que les petits empruntent à plus de 125 % (sic), pour des

taux d’inflation équivalents. Ce qui aggrave encore les écarts.

3 Les paramètres cachés

Le silence pourrit tout. Ste Catherine de Sienne.

Le Cardinal Ratzinger a affirmé qu'il y a plus de 40

millions d'avortements (recensés) par année. Ceci signifie qu'en

comptant les avortements par stérilets et par la pilule abortive RU-

486 (non recensés), dans les 10 dernières années, il y aurait eu environ

1 milliard d'êtres humains exterminés, sans compter ceux qui

n'ont pas été conçus à cause de la mentalité de contraception. Ce massacre

est le pire de l'Histoire. Quelles en sont les causes ?

3.1 Sagesse éternelle

L’amour de l’argent est à la racine de tous les maux.

I Timothée 6-10

3.1.1. Le Christ, de manière positive, recommande clairement

dans St Luc (6,35) de prêter sans rien espérer en retour. Dieu,

en citant l'usure et l'intérêt, Josh 3,15 ; 4,18/1 Chr 12,15/Isa 8,7/Dan

8,16/Ex 22,25/Neh. 5,5,7/Lev. 25, 36,37/Ps 15,5/Pr 28,8/Isa 24,2/Jér

15,10/Ezek 18,8,17… 13, 22, 12/Mat 25, 27/Luc 19,23/et L'Église

ont toujours condamné les taux d'intérêt et pas seulement l'usure, surtout

par la voix de St Thomas d'Aquin, mais ont légitimé le juste profit,

Gen 25,32 ; 37,26/Esth 3,8/Job 21,15 ; 30,2 ; 35,3 ; 35,8/Ps

30,9/Pr 14,23/Eccl 1,3 ; 3,9 ; 5,16 ; 2,11 ; 5,9 ; 7,11/Is 30,5/Jér

16,19/Mal 3,14/1 Sam 12,21/Rom 3,1/1 Cor 7,35 ; 10,33/2 Tim

2,14/Heb 12,10.

Or St Thomas connaissait le seul texte de la parabole citée

par Matthieu (ou par Luc) cf. ci-dessous 3.3., qu'il considérait comme

purement imagée. Il a donc explicité par la raison la condamnation de

principe du taux d'intérêt, constante de toutes les écritures saintes,

reprise d'ailleurs par les trois grandes religions monothéistes. La

Chrétienne, qui reprend toute la Loi en insistant sur l'amour fraternel

mais sans changer un seul Iod, condamne l'intérêt qui est une attaque

directe de l'amour. Le texte du Notre Père (Mat. 6, 9-13 ; Luc 11, 1-

4), récité plusieurs fois par jour, dit bien “debita nostra”, ce qui signifie

toutes nos dettes, au sens propre d’abord, comme nous l’ensei-

gnent les méthodes d’interprétation de la Bible selon le nouveau catéchisme.

Par chance, les évêques français demandent pour le Jubilé,

de reprendre la vraie formulation. De plus, le Seigneur n’est pas venu

abolir mais accomplir la loi, dont pas un seul petit trait ne doit disparaître.

(Mat 5,17-20). Notre justice doit surpasser celle des scribes

(20), sinon nous n’irons pas au ciel. Or, la condamnation de l’intérêt

est plus qu’un petit trait et les scribes suivaient cette loi, au moins

avec leurs frères juifs. En pratiquant l’intérêt, où amasse-t-on ? (Mat

6,20). D’autant plus que lors de sa première prédication à Nazareth

(Luc 4,16), il invoque le passage d’Esaïe (61,1-10) qui annonce exactement

cette libération des dettes (avec une haine des rapines) et l’année

du Jubilé qui pourrait être celle de l’effacement total des dettes

dans l’esprit du Lévitique, partie de la Torah et esprit commun aux

trois religions monothéistes. (Lév. 25,8-28 et surtout 25, 36-37 avec

les avertissements sévères du chap. 26,15 et ss. en cas de nonrespect).

Même Boudha était contre l’intérêt, avec la plupart des philosophes

anciens. Merci à Jean-Paul II de nous offrir cette fête du

Jubilé en l’an 2’000 et d’en préparer l’arrivée avec le texte “pour le

troisième millénaire” qui confirme l’essentiel de ce rapport.

3.1.2. Il est intéressant de voir que l’histoire de l'Église

démontre qu'à la demande des marchands du Nord de l’Europe

(Allémanniae 30), l’intérêt devrait être libéralisé. Nous ne devons pas

faire de distinction entre usure et intérêt car c’est le principe même

qui est pernicieux (fonction du temps, temps volé aux pères d'abord,

puis aux mères qui doivent aller travailler, cf démonstration ci-dessous),

bien qu’il soit évident que plus le taux est élevé, plus le mal est

grand. Les condamnations de la cupidité de l’intérêt par Pie II sont

très dures, (31) “des théories hérétiques détestables et abominables

(32)”. Il y a le même rapport entre embryon (vie cachée en grec) et

pré-embryon (la vie est aussi cachée) qu’entre usure et intérêt. Le mot

usure, usage du temps, s'applique dès la première seconde, à l'image

de l'embryon qui est là en tout cas en tant qu'unité (pouvant contenir

plusieurs personnes, jumeaux, triplés…) dès la réunion des deux

gamètes. La notion de pré-embryon sert à tuer les faibles par la

"réduction" embryonnaire des frères ou sœurs surnuméraires lors des

fécondations in vitro ou encore lors des avortements, comme celle

d'intérêt sert à exploiter la détresse des pauvres, en Suisse et dans le

tiers-monde.

Le texte de Luc 6-34 ss est invoqué et sa clarté évidente

“Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous

en saura-t-on ? et prêtez sans rien espérer… car on vous mesurera

avec la mesure dont vous vous serez servi…“

3.1.3 La peine prévue est la même que celle contre tous

ceux qui participent à l’avortement, “excommunicatio latae sententiae

poenam” (33), après un rappel des conciles de Clichy (626), de

l’admonitio generalis de 789 qui confirmait la décision de

Charlemagne (769), du capitulaire de Nimègue de 806, de Pîtres en

864, du IIème et IIIème Concile de Latran (1139 et 1179) où les usuriers

sont déclarés infâmes, du Concile de Westminster (1175), de la

condamnation de la lettre à terme à prix majoré de 1185 (l’actualité

récente des contrats à terme provoquant le chômage de milliers d'ouvriers

prouve le caractère prophétique de celle-ci), de l’interdiction

de certains contrats d’assurances comportant de l’usure (1227), du

Concile de Trèves (1227), de l’ordonnance de St Louis contre l’usure

(1254), du IIème Concile de Lyon (1274), du Concile de Vienne

(1311), de la qualification du prêt à intérêt d’hérésie par le Vatican en

1311, de la condamnation par l’Université de Paris de l’intérêt en

1532, de la bulle contre les rentes mobilières en 1569, des Papes Pie

V (1571) condamnant la spéculation bancaire, le dépôt et le prêt à

intérêt, Paul II, Sixte IV, Innocent VIII, Alexandre VI, Jules II. De

plus, Benoît XIV, lettre du 1 novembre 1745, encyclique “Si vix pervenit

“qui interdit absolument tout contrat de crédit à intérêt comme

illicite et usuraire et qui n’accepte que, notion absolument différente,

des contrats d’entreprise et de participation aux profits et pertes, texte

étendu à l'Église universelle par Grégoire XVI en 1836 et Pie IX,

Encyclique aux Évêques d’Italie Quanto conficiamur 10-08-1863 et

Léon XIII avec Rerum Novarum du 15-05-1891 et Jean-Paul II avec

le nouveau catéchisme (fin du 7e commandement, point 2249 page

497) où il est écrit “dès l’Ancien Testament, toutes sortes de mesures

juridiques (année de rémission, interdiction du prêt à intérêt…). Jésus

fait sienne cette parole… Par là, il ne rend pas caduque la

VÉHÉMENCE des oracles anciens…. qui renvoie à Amos 8,5ss qui

dit “...Nous falsifierons les balances pour tromper (le taux de change

du $) L'Éternel l’a juré...Je n’oublierai aucune de leurs œuvres. Le

pays montera tout entier comme un fleuve (des inondations) je ferai

coucher le soleil à midi (nuages nucléaires). Et je rendrai chauves

toutes les têtes (radiations ?). Et sa fin sera comme un jour d’amertume.

C’est trop facile de dire que les Papes et les Saints se sont trompés

pendant des siècles ou que les temps ont changé. Non et non,

l’essentiel n’a pas changé. La vraie théologie de la Libération est

dans le courage de remettre en question soi-même et sa culture, surtout

si celle-ci conduit à la mort des corps et des âmes.

3.1.4. La condamnation est d’autant plus d’actualité que

les ordinateurs font maintenant tous les calculs, le “travail” réel diminue

donc toujours plus.

3.1.5. Dans la pratique des confessions, tous les papes ont

confirmé (cf. ci-dessus), se sont abstenus ou ont adopté une attitude

attentiste et très subtile, sous réserve d’un jugement exprès à venir du

St Siège, qui n’est pas encore paru et seulement pour des pénitents de

bonne foi (Pie VIII du 18.08.1830, Grégoire XVI du 31 août 1831 et

17.01.1838, infirmé par l'extension au monde entier par le texte de

1863) Jean XXIII a bien parlé d’intérêt sur les prêts aux agriculteurs,

mais c’était pour les favoriser après la guerre en remboursant ainsi

l’inflation forte de l’époque. Mais l’intérêt est l’un des facteurs

déclencheur de l’inflation et non pas l’inverse, comme l’a démontré

Jacques Rueff. Dans Mater et Magistra, J, XXIII, 960, Il dit aussi : "

De plus, lorsque les entreprises, grandes ou moyennes, pratiquent

l'autofinancement, nous estimons pouvoir affirmer qu'elles doivent

reconnaître un titre de crédit aux travailleurs qu'elles emploient, surtout

s'ils reçoivent une rémunération qui ne dépasse pas le salaire

minimum." Ce crédit est évidemment au sens avantages sans intérêts,

par exemple à titre de participation aux bénéfices et même, avec le

temps, à titre d'actionnaires.

L’encyclique Splendor Veritatis rappelle qu’il y des maux

intrinsèques et que certains péchés sont absolus. Les ignorer peut

supprimer la faute personnelle, donc le péché du prêteur

(L’emprunteur, selon St Thomas, ne fait pas de péché) Mais la société

le paie par le risque de disparaître et ceux qui favorisent l’ignorance

en seront les responsables.

3.1.6. Nous sommes réconfortés dans notre thèse par le fait

que le nouveau catéchisme, rédigé en français, réitère cette condamnation

à la fin du commentaire du 7e commandement.

3.1.7. L’argument de certain est de dire : “L'Église cédera

en morale sexuelle comme elle a cédé de facto en morale économique.

Nous croyons pouvoir dire que c’est à cause de ces omissions

qu’il est si difficile de se battre en tant que père de famille. Il sera plus

facile de faire passer la morale familiale en protégeant les familles

économiquement. Leur liberté pourra enfin s’exercer.

3.1.8. L’encyclique Vix pervenit

Il est clair que dans ce domaine, vu le silence depuis

quelques années, selon la tradition, on ne fait pas de péché si l’on

n’en n’est pas conscient de bonne foi. Mais les conséquences du

péché sont très graves tout de même et la société en paie le prix fort.

Le texte “Vix pervenit” (al.3 ch.1), qui est le meilleur

résumé de la Tradition et du Magistère affirme simplement que :

“Tout profit de cette espèce, qui va au-delà de la remise du capital,

est illicite et usuraire.” Tout profit, et non les profits exagérés suite

aux distinctions subtiles entre usure et ceux qui seraient admis car le

taux serait bas et raisonnable.

Les exceptions du ch.3 font références à des contrats de

participation aux risques, d’entreprise ou de négoce, dont l’esprit et

le mode de réalisation restent complètement différents, comme

expliqué ailleurs dans ce texte. Le chiffre 3 précise très clairement “

d’une nature entièrement différente de celle du prêt “.

Les chiffres 4 et 5 ont prévu nos erreurs actuelles et le

Pape prévoit “C’est la justice qui élève la nation, c’est le péché qui

rend les peuples misérables “ Il affirme encore au sujet de ceux qui

seraient trop laxistes “Il s’opposerait non seulement aux textes sacrés

et à la tradition de l'Église sur l’usure, mais encore au sens commun

humain et à la droite raison.”

La sentence “excommunicatio latae sententiae” était maintenue,

soit excommunication automatique dès la connaissance du

péché. Les camps de la mort sont là, les enceintes concentrationnaires

aussi (fœtus in vitro), nous assistons à un génocide et à des crimes

contre l'humanité. Il y a aussi un principe pénal de non assistance à

personnes en danger, et l'encyclique “L’évangile de la Vie” le confirme.

3.1.9. Les pères de l'Église

Toute la tradition des Pères de l'Église est lumineuse à cet

égard (cf. Bibliographie). Le point de départ est “emplissez la terre et

soumettez-la”. (Gen 1, 28). L’être est supérieur à l’avoir, l’homme

aux machines, le travail au capital, le faible au fort, le pauvre au

riche. En résumé, St Grégoire de Nysse disait dans son sermon sur les

usuriers “peut-être fais-tu l’aumône…Mais à quoi bon consoler un

pauvre si tu en fais cent”. (7). Les grands théologiens confirment

cette sagesse.

3.1.10. L’œcuménisme

Dieu vomit les tièdes

St Jean, Apocalypse

La tradition des pères de l'Église est reconnue par tous les

chrétiens. L’aspect critique du taux de l’intérêt fait partie de tous les

fils d’Abraham. Il existe par exemple à Paris un organisme d’entraide

juif qui prête aux vrais juifs sans intérêts. Car il existe de faux juifs

qui abusent de leur statut pour exploiter les autres. Ces faux juifs que

St Jean appelle la synagogue de Satan. De même chez les musulmans.

Pourquoi donc les chrétiens ont-ils tant de peine à prêter, au

sens propre, aux autres chrétiens et aux hommes de bonne volonté,

car prêter signifie sans rien attendre de plus en retour ? Parce qu’il est

plus facile de prêter quelque chose qui n’existe pas encore, qui vient

du néant, et de gagner sur ce néant. Signalons encore les Groupes

Bibliques Universitaires qui mettent en cause aussi l’intérêt. Nous

avons aussi un ami grec, chef d'entreprise qui est en train de faire

faillite car les banques lui demandaient plus de 30 % d'intérêt. Il a

découvert que le principal actionnaire de sa banque était son église

orthodoxe, alors que son Pope local continue à dire que l'intérêt est

mauvais. Ne pas mettre toutes les cartes sur la table en discutant

sérieusement rend le vrai œcuménisme impossible. Le manque de

cohérence rend tiède et même révolté. La vraie unité de vie, qui seule

pourra unir les communautés, restera impossible aussi longtemps que

les petits auront des doutes si graves sur l'intégrité de leurs responsables.

3.1.11. Le déficit démocratique

La vraie démocratie, celle des anciens cantons suisses, est

faite par des hommes libres et égaux. Or, le système de l’intérêt fait

que, par des promesses intenables, certains possèdent, avec la même

somme en caisse, plus de 100 fois plus de pouvoir que le simple

citoyen qui leur fait une confiance encore trop aveugle. Ceux-là peuvent

alors acheter les rédactions des journaux, les TV, l’opinion

publique et diffuser la pornographie, la violence, le cynisme, la corruption

et la drogue. Le Crédit Lyonnais par exemple a investi plusieurs

milliards, en s’alliant à la Mafia et à la SASEA, pour prendre

le contrôle d’une partie de Hollywood (Le lion Lyonnais prenant le

contrôle du lion de la MGM) et de Las Vegas.

D’autant plus que nous sommes le corps mystique du

Christ, est-ce chrétien que certaines parties profitent, le coeur par

exemple, ou la raison, puisque le processus de création économique

est analogue au processus de procréation par ses fruits attendus, que

cette raison grossisse, se distende, devienne hypertendue et tellement

égoïste qu’elle prenne la vie aux autres et surtout aux petits qui

devraient naître et qui ne le peuvent pas. Les membres doivent se

témoigner une mutuelle sollicitude (1 Cor 12,25), or l’intérêt dit “raisonnable”

comporte la notion de faillite. Il tient le couteau par le

manche, contrairement au dividende ou au bénéfice qui comporte une

notion de joie et de partage, “Tous les membres prennent part à sa

joie” (1 Cor 12,26).

Un individu est mortel, toute civilisation, qui comme la

nôtre se base de plus en plus sur l’individualisme, devient mortelle.

Notre civilisation se suicide et les politiques malthusiennes sont plus

efficaces que les experts ne le prévoyaient. En l'espace d'une génération,

toutes les tendances de fécondité sont à la baisse.

L'exponentielle est inversée. Chaunu a raison, le monde suit l'exemple

de Berlin. C’est un fait. Nous pouvons et devons réagir maintenant

et les meilleurs remèdes sont connus. Ayons le courage et l’audace

de nous remettre en question, de remettre en question certains

tabous, le sexe, le compte en banque (qui peut partir en fumée), la

pseudo-culture, la T.V. violente, bête et pornographique, les idées

reçues, certaines modes, le snobisme, la frivolité, la superficialité, le

cynisme etc. pour miser sur le bonheur du partage, de la famille, des

enfants, de la vie, de la nature, du soleil, du sport, de l’amitié, des

valeurs de nos pères qui ont fondé cette Suisse si belle, si libre, si

indépendante, si généreuse, si efficace, si démocratique quand elle le

veut. Osons le futur maintenant, soyons fiers de nos 700 ans de combats

pour l’indépendance dans la responsabilité.

3.2 Arguments de droit naturel

3.2.1 Les contrats impossibles sont nuls

Il est impossible, dans la durée, d'honorer les prêts à intérêts

(composés ou non). Prenons l'exemple suivant :

Crésus emprunte un capital de 100 à la naissance du

Christ. En appliquant un taux de 10 % (le petit crédit en Suisse est

proche de 18 %), la somme à rembourser en l'an 2'000 est de x =

(100) fois 1,1 puissance 2'000, soit 6 fois 10 puissance 82. Ce chiffre

avec 82 zéros dépasse l'imagination (par exemple 10 puissance 77

maisons de SFr 600’000, ou encore 10 puissance 68 maisons par

habitant de la terre). Il est même impossible de respecter le contrat en

soi avec ce système. Beaucoup de guerres proviennent de ces raisons

financières. La fuite en avant devait mettre à zéro les compteurs par

une guerre ou une révolution, en tuant au passage le maximum

d’hommes, afin de “libérer” de l’espace vital.

La courbe des intérêts composés est une exponentielle

avec une pente de plus en plus grande, fonction du taux de l’intérêt.

Tous les esprits scientifiques savent que le propre de l’exponentielle

est de commencer sa croissance sans “douleur”, petit-à-petit, mais de

révéler sa nocivité plus tard, et de manière verticale, sans rémission.

L’image du Mayon, volcan parfait, symbolise aussi les pyramides des

âges du passé. La verticale tend vers l’éternité. Mais le hic, c’est que

les dettes et la pyramide folle des crédits est une exponentielle de

monnaie, alors que toutes les tendances de fertilité sont maintenant à

la décroissance, ce qui signifie que la demande globale solvable

décroît, donc que les biens offerts décroissent et que les économies

d’échelle seront plus petites, donc que les signes monétaires seront

trop nombreux et que l’inflation à venir sera colossale. Le rêve fou de

certains banquiers est de n’avoir qu’une population mondiale de 700

millions d’habitants. La conférence du Caire a démontré qu’ils le

désirent par tous les moyens et ils obtiendront à coup sûr la ruine de

la plupart des petites et moyennes entreprises. Ils veulent le partage

du monde entre quelques grandes puissances commerciales qui organisent

une ruche régulée par de pseudo-experts, au prix de nombreux

petits sacrifiés à l’autel de la “science”, de Mammon et surtout de

Moloch.

3.2.2 La théorie des martingales

Un mathématicien français, M Paul Levy, démontre que, à

terme, toute la richesse du monde appartiendra aux banques, par simple

application des règles mathématiques des martingales.

3.2.3 Le raisonnement par l'absurde

L'histoire récente et réelle de ce yougoslave, M. Zavisa

BLAGOEVIC, représentant pendant des années des firmes japonaises

en Europe, chassé pour des raisons iniques (racistes) et gagnant,

après des procès multiples et du fait des intérêts composés et des

clauses pénales, une somme si gigantesque qu’elle ne sera probablement

jamais honorée (environ 9'000 mia de dollars) démontre par

l'absurde que l'application juridique de ces règles est impossible,

même sur une courte durée. Beaucoup de guerres viennent de cette

nécessité de remettre les compteurs à zéro.

3.2.4 Les fonctions de l'argent

1) Moyen d'échange. Les balances sont faussées en défaveur

des faibles, (cf. les psaumes, le prophète de l’Ancien Testament

Amos ou encore M. Soros, boursier d'origine hongroise et qui a fait

gagner à ses clients plus d'un milliard de dollars en une nuit en jouant

contre certaines monnaies européennes grâce aux taux de change

flottants, qui sont de facto des balances faussables instituées au détriment

des pères de famille, les contribuables qui paient la facture, toujours

plus salée).

2) Moyen d'épargne. La création monétaire contribue à

l'inflation, donc à l'érosion de l'épargne. Les familles en sont souvent

les premières victimes.

3) La nature de l’argent : St Antoine de Sienne démontre

que l’argent, par sa nature même, ne peut être fructifiable (35).

4) St Thomas et le Catéchisme du Concile de Trente

(35ème, al.4) affirment que l’on ne peut pas vendre deux fois la

même chose, ce qui tombe sous le sens. Le texte est très fort : “Sont

également coupables de rapine… les usuriers, ces ravisseurs si durs

et si cruels qui pillent le pauvre peuple, et l’écrasent de leurs intérêts

exorbitants. - L'usure est tout ce qui se perçoit au-delà de ce qui a été

prêté, soit argent, soit autre chose qui puisse s’acheter et s’estimer à

prix d’argent. Il est écrit dans le prophète Ezéchiel : Ne recevez ni

usure ni rien au-delà de votre prêt.” Et Notre-Seigneur nous dit dans

St Luc : “Prêtez sans rien espérer de là.” Ce crime fut toujours très

grave et très odieux, même chez les païens. De là cette maxime :

Qu’est ce que prêter à usure ? Qu’est ce que tuer un homme ? pour

marquer qu’à leurs yeux, il n’y avait pas de différence. En effet, prêter

à usure, n’est-ce pas, en quelque sorte, vendre deux fois la même

chose, ou bien vendre ce qui n’est pas ?

L’usure au temps d’Ezéchiel était de 1 %, d’après Strong.

Or, avec l’intérêt et la création monétaire, c’est ce qui se

passe, mais pire car les taux sont hauts et les morts dépassent le

milliard.

3.2.5. Le temps et le stress

Les voleurs du temps

Vu que l'intérêt et toutes ses superstructures sont fonction

du temps, insidieusement, le résultat est un vol du temps en faveur de

l'usurier qui fait travailler de plus en plus un quasi esclave qui se croit

encore libre car volontaire, mais manipulé par ses " espoirs ", souvent

déçus. En Angleterre, au temps de la Magna Carta, en 1215, les paysans

avaient plus de 150 jours chômés, du fait des fêtes religieuses et

autres. Du fait du progrès technique, nous devrions disposer de

vacances considérables. Qui a volé ce temps ? Peut-on vraiment vendre

le temps qui appartient à Dieu ? On peut prévoir un contrat de

participation aux risques et aux bénéfices et un montant du dividende.

Mais ce montant ne doit pas être en fonction du temps. Il doit être

proportionnel au succès avec un éventuel salaire, fixé par contrat et

de manière inamovible ou seulement par mutuel accord afin d’éviter

que les forts cupides changent à la hausse quand les faibles ne peuvent

qu’accepter le diktat. Une autre possibilité, choisie par les

musulmans, consiste à répartir le bénéfice de la banque selon une clé

définie par contrat, ce qui dans les faits, revient presque à la situation

actuelle lorsque les taux sont bas, mais avec l’avantage moral en plus.

D’autant plus que les calculs d’intérêts ne respectent jamais le jour

saint, le sabbat, signe que ceux qui pratiquent ces méthodes ne

respectent pas le Créateur puisque le commandement est formel dans

toutes les grandes religions et surtout dans la Juive, dont la tradition

a été reprise par la Chrétienne. Tu sanctifieras le jour du Seigneur. Or,

pour ce faire, il faut exclure l’intérêt car sinon, ça reviendrait à obliger

nos frères à travailler pour le jour du Seigneur.

3.2.6 Les soi-disant "nouvelles " conditions

1) Qu'y a-t-il de vraiment nouveau ? Rien de nouveau sous

le soleil. En effet, dans l’antiquité, on connaissait la plupart des

instruments utiles financiers actuels, cf. le livre “la Bible arrachée au

sable”, qui décrit les actions d’une multinationale de l’époque sumérienne,

avec ses lettres de change, ses billets à ordre, ses chèques, ses

crédits etc… Le reste est surtout du domaine de la désinformation et

de la protection de chasses gardées lucratives par les exploiteurs de

l’ignorance humaine. Comme le dit St Paul à Timothée (I, 5-20)

“garde ce dépôt, en évitant les discours vains et profanes et les disputes

DE LA FAUSSE SCIENCE dont font profession quelques-uns,

qui se sont ainsi détournés de la foi”. La fausse science est aussi l’économie

qui est devenue les idoles Mammon et Moloch auxquelles

on sacrifie les bébés et les vieillards.

3.2.7. Les petits

1) D’après Aristote et le Père Philippe de la communauté

de St Jean dans son livre les trois sagesses, il est dangereux d'accepter

des "créations humaines" faisant des petits et se reproduisant.

2) Or l'argent est une création humaine, qui, si l'on accepte

l'intérêt, fait des petits. Ces petits ne sont pas que des symboles, ils

provoquent des morts et des blessés, dans tous les domaines.

3) Il est plus prudent d'interdire tout nouvel organisme faisant

de lui-même des petits. (cf. les virus informatiques, les chimères

in vitro, le développement de nouvelles espèces, microbes, virus,

etc.), y compris des organismes intellectuels ayant des conséquences

dans la réalité. Le bien commun “argent “est aux mains de gens souvent

sans scrupule ou ne comprenant pas les conséquences de leurs

actes. C’est un devoir grave que de leur expliquer les tenants et aboutissants

moraux de leur profession.

4) Signalons que la communauté des Béatitudes interdit à

ses membres de prêter à intérêt.

3.3 Une nouvelle lecture du seul passage semblant légitimer

l’intérêt

La traduction actuelle de la Bible nous dit : "Tu aurais dû

cependant confier mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j'aurais

dû recevoir mon bien avec un intérêt". (Mat. 25.27)

Les mots grecs utilisés dans la version originale étaient

tokoi et trapeza. Quelle est leur signification ?

Tokoi = résultat de la naissance, enfant (qui a donné

Theotokos, Marie, la mère de Dieu, tokos, tokoi, = qui a enfanté, theo

= Dieu)

Action d’enfanter

Mettre bas un rejeton,

La race, le petit

Fruits fournis de la semence, produit du travail avec souffrance,

Fruit, profit (un profit n'est pas un intérêt).

à ce propos, nous demandons que l'on conserve l'expression

"le fruit de vos entrailles" que certains remplacent par le mot,

beaucoup moins précis, d'enfant. En effet, on protège moins bien les

fœtus si on change ces notions.

Trapeza = celui qui travaille à une table. En français, le

mot "trapéziste" dénote un risque. L'histoire raconte que c'est

Alexandre le Grand, afin de reprendre le contrôle de son armée qui

avait trop emprunté aux usuriers perses, dans le but de courtiser et

d'avoir les faveurs des femmes perses en leur achetant des bijoux et

des cadeaux, a le premier installé des tables installées dans une grande

plaine. Avec les chefs de chacune des divisions, ils demandaient

publiquement à chaque soldat le montant de sa dette et le lui avançaientt

en avance de solde. Le montant total remboursé était de 9'870

talents, somme énorme pour l'époque.

Le lien direct entre la crise démographie et l'économie a

été établi sémantiquement et historiquement.

3.4 L'esprit de ces notions

Cette discussion est fondamentale, même si St Thomas a

simplement affirmé que ce passage de la Bible est imagé et ce qui est

interdit entre les hommes et permis à l'homme vis-à-vis de Dieu.

Cette parabole nous donne le droit de ne prêter à intérêt qu'à Dieu, qui

nous rend 100 pour un déjà dans cette vie.

En fait, dans le passé, la situation était assez bien équilibrée

entre les actions et les obligations qui sont basées sur les intérêts

et dont la sanction est la faillite. Cependant, depuis la crise pétrolière,

l'ensemble du capital, souvent possédé par des musulmans, qui

devraient être contre l’intérêt, comparé à du porc dans leur religion,

a été investi principalement dans les obligations et dans le Tiersmonde,

sur recommandation des grandes institutions internationales,

de l’ONU, du F.M.I. et de la Banque mondiale. Ces prêts ont déjà

rapporté des intérêts considérables, et qui ont été lourdement sanctionnés

par des procédures légales strictes pour les faibles, mais ont

maintenu ou le plus souvent accru les montants globaux des dettes.

Ceci peut être vu en relation avec les familles, les entreprises et

même les pays. Cependant, la Bible semble justifier quelque chose,

c'est-à-dire l'intérêt, qui était interdit/condamné dans l'Ancien

Testament (proverbe 22 : Lévitique 25, 37 et al.). L'Église, qui a pendant

des siècles sévèrement condamné l'usure et l'intérêt, semble l'accepter

maintenant sans rien dire, par exemple aux Philippines (125 %

actuariels par année et même parfois plus de 1000 % actuariels (Sic)

par année, 1 peso sur 5 par semaine) ?

3.5 Le sacrifice au Moloch, l'avortement

Le plus grand destructeur de la paix dans le monde est l’avortement.

Mère Teresa.

Le mensonge de la "création" de monnaie par les banques

et la diffusion sans vergogne des taux d’intérêts favorisent la société

de consommation, ce qui facilite l'avortement quand les emprunts

doivent être remboursés. En fait, la cause principale citée en Suisse

par les femmes ayant subi un avortement est le remboursement des

emprunts, leasing et surtout des petits crédits, contractés par ellesmêmes

ou par la famille. Il est clair qu’il y a d’autres raisons concomitantes

(hédonisme, égoïsme, modes, pression sociale, frivolité,

ignorance…), mais fermer les yeux et ne rien faire contre l’une des

causes n’est pas du tout scientifique, ni chrétien. L’intérêt est un

signifiant qui signifie ce qu’il est, un outil de mort de l’amour (inter

esse, ce qui est le plus important entre les êtres), mais au fait au service

de qui ? Pourquoi le symbole du dollar est-il “$“? Est-ce celui

du serpent sur son arbre ? L’histoire de la Suisse nous apprend à tirer

sur la pomme et pas sur l’enfant. Comment se fait-il que nous soyons

contraints de financer ceux qui tirent sur les enfants en payant chaque

mois nos primes d’assurance-maladie et nos impôts, vu que les factures

d’avortement sont payées pour moitié par les assurances et l’autre

moitié par l'État ?

3.6 La chute de civilisations entières

L'histoire de l'Égypte ancienne montre déjà le lien entre les

taux d'intérêts hypothécaires et la diminution de population : cette

dernière a contribué au déclin de cette civilisation et à sa disparition.

(cf. l'historien belge Pirenne et son analyse du bail emphytéotique et

des taux à 24 % pratiqués par les prêtres égyptiens qui provoquaient

“l’exposition” au soleil mortelle des enfants, vu que les pauvres

parents ne pouvaient déjà plus rembourser les emprunts “sacrés”.

3.7 Le nouveau catéchisme universel

Le nouveau catéchisme universel maintient la condamnation

de l'intérêt et de son rôle néfaste, à la fin des commentaires

concernant l'interdiction du vol (septième commandement). En tant

que laïcs, nous devons faire comprendre cette condamnation qui est

une libération pour les pauvres, car une économie basée sur la juste

propriété est beaucoup plus dynamique et favorise les baisses de prix

des marchandises tout en rémunérant ceux qui prennent les risques

d'investir. La justice est indispensable pour accéder à la sainteté. Il est

trop facile de se laver les mains en prétendant n’y rien comprendre.

L’économie n’est pas si compliquée si on prend la peine d'étudier

humblement des solutions finalement plus proches et réalisables que

les jeteurs de poudre aux yeux ne veulent l’avouer.

3.8. Les pays en voie de développement

Dans la crise que traversent les pays en voie de développement

et maintenant nos propres économies, ce n'est pas la valeur

des prêts qui est qui est contestable, c'est le système de l'intérêt luimême

(cf. ci-dessous chap. 4 et 5). Durant le gouvernement de Mme

Aquino, les Philippines ont remboursé environ 18 milliards de $ d'intérêts

pour environ 30 milliards de $ de dettes. C'est le pauvre qui

paie cher notre manque de courage spirituel et intellectuel, surtout

que le professeur R. Triffin de la Yale University a démontré que le

tiers-monde finance notre corruption et nos déficits dispendieux (21

et 22). L'inflation elle-même, qui est parfois utilisée pour justifier

l'intérêt, est directement provoquée/causée par la "création" monétaire

basée sur les mêmes taux d'intérêts. Cette "création" ne reflète pas

les réelles économies. Et ceux qui paient le prix de ce mensonge sont

les milliards d'enfants avortés ou non-conçus, enfants qui manquent

maintenant en tant que consommateurs. Plus le taux de la "création"

de monnaie fiduciaire est élevé, plus le taux de naissance est bas.

3.9. Libéralisme économique et licence sexuelle

L’histoire démontre que le libéralisme économique sans

freins amène à des excès horribles (travail des enfants, exploitation

des faibles…). Celui-ci, favorisé par la cupidité, a une relation directe

avec la licence sexuelle (1). Combattre l’un sans combattre l’autre

est illusoire. On peut démontrer une étroite relation humaine et culturelle

entre les deux mondes de l’acte de production et de reproduction

et de leurs déviations. (cf. le livre Europe, l’hiver démographique

paru aux éd. l’Âge d’Homme à Lausanne)

Depuis plusieurs siècles, l'Église souffre car ses fils sont

prisonniers d’une grande désinformation et ignorance Le prix Nobel

d’économie, Maurice Allais, affirme que le système financier international

reste la plus grande entreprise de désinformation de l’histoire

humaine. Les fils des ténèbres contrôlent cette désinformation et

écrasent les faibles, souvent aidés par des ignorants de bonne foi.

4 Que faire ?

Il faut reconstruire de fond en comble l’Ordre social.

Ghandi. (8)

Pourquoi ne pas réagir ? La race humaine a survécu plusieurs

siècles sans pseudo "création", et même sans "banques", par

exemple toute la monarchie française ; alors, pourquoi ne pas abandonner

ces taux inhumains qui n'ont aucune limite conceptuelle et qui

volent notre temps d'éducateurs ? L'intérêt, c'est du temps volé aux

pères et mères de familles. Nous demandons la justice pour les prolétaires

des temps modernes qui ne peuvent plus être prolifiques.

(même étymologie de Proles ; prolifique, prolétaires). Sans ceux-ci,

les capitaux devraient tout simplement s'investir en actions et en participation,

ou encore dans l'art, la musique ou la vie spirituelle et culturelle.

4.1. Favorisons les banques coopératives et le crédit social

de Louis Even

Vu que la gangrène est partout, nous devons agir vite. La

première mesure est de transférer tous nos fonds aux banques coopératives

ou mutuelles locales (du type Raiffeisen), à des fonds de placement

éthique ou à des organismes de crédit social.

4.2. Favorisons les familles nombreuses

Pour influer sur les moyennes, il faut concentrer nos

efforts sur les familles nombreuses. L’exemple suédois démontre que

l'État peut être bénéfique et qu’il peut favoriser la fécondité. En

Suisse, nous pouvons lancer une initiative dans ce sens, pour favoriser

la maternité.

4.3. Favorisons une doctrine économique sérieuse

Nous dépensons des milliards pour des recherches en physique

ou en contraception dans les PVD. Dépensons quelques

millions pour approfondir les intuitions d’une doctrine sociale dynamique

qui favorise la croissance. Créons un Centre d'Études et de

Formation à l’Action Sociale (CEFAS) pour diffuser la vraie doctrine

sociale.

4.4. Favorisons l’éthique sociale

En tant que consommateurs ou investisseurs, nous pouvons

et devons boycotter toutes les sociétés qui ont des comportements

ou des produits inacceptables (Hoechst et Rousel-Uclaf avec le

RU-486 par exemple, Upjohn, General Electric qui favorisent la politique

de l'enfant unique chinoise en aidant à détecter les filles pour

mieux les supprimer).

4.5. Rendons possible la promesse faite à Abraham

La terre est vaste et généreuse, les mers aussi. Tous les

experts sérieux, après des études approfondies (cf. Julian Simon)

admettent qu’elle peut nourrir tous les enfants à venir, et pour des

milliers d'années.

En fait, celui qui croit que la terre est partout surpeuplée

ne croit pas en Dieu, ni en sa promesse. Pour ceux qui n’ont pas la foi

en Dieu, prenez au moins le temps et l’énergie d’étudier les faits,

comme l’a fait Julian Simon qui a changé d’avis après ses deux ans

recherches, alors qu’il était subventionné pour “prouver” que la terre

était surpeuplée et qu’il le croyait, il a eu le courage de changer son

fusil d’épaule et a rédigé son fameux livre “the ultimate ressource “).

Réapprenons à dire la salutation des fils d’Abraham ; “ Pax, la Paix,

Shalom , Salam...”. Cette paix, comme le dit Mère Teresa de

Calcutta, ne peut venir sur terre que si nous n’avortons plus et si nous

acceptons même ceux qui sont différents, les handicapés. Dans ce

cadre, nous ouvrons une souscription mondiale pour offrir aux USA

une statue de la Responsabilité, à mettre à côté de la statue de la

Liberté.

4.6. Le Salaire maternel

Les femmes, mères au foyer, travaillent. Elles méritent un

vrai salaire, qui permettra de créer des places de travail, de relancer

une vraie consommation et faire doubler le Produit National Brut

(PNB). Nous avons pu financer des guerres mondiales, il est donc

possible de financer les mères. Le Canada estime que le travail maternel

équivaut à 46 % du PNB, la Suisse à 58 %. La monnaie émise doit

être aussi fonction de la population.

4.7. Le banquier totalitaire, souvent sans le savoir

Dans les faits, la banque, par l’argent, possède les valeurs

d’échange, l’épargne et le pouvoir des planifications. Qui tient la

bourse tient en partie la Vie. Il est à la fois le législatif (cf. sa présence

au parlement), l’exécutif (cf. la claque au Président de la

Confédération Delamuraz au sujet des hypothèques) et souvent le

Juge en s’offrant les meilleurs avocats et en faisant durer les procédures.

(Cf. la “loterie romande“, alias le Tribunal Fédéral). Les banquiers

font des milliards de bénéfices déclarés, plus ceux qui sont

“légalement” hors bilan. Ils ont de quoi payer des agents dans l’église

pour vous désinformer. Vu qu’ils ont mis sur leurs billets “In God

we trust “et que César a disparu, exigeons que son utilisation soit

vraiment au nom de Dieu et non pour la mort. La création monétaire

doit n’être qu’une fonction de la croissance de la population et de ses

vrais besoins. La vraie pollution commence dans les esprits.

4.8. Respect du Sabbat

Le samedi et le dimanche doivent être libres pour se

concentrer sur l'essentiel. Aucun calcul actuariel ne respecte ce repos.

4.9. Leur place dans l'Église

Nous devons faire comme St Vincent qui rachetait les captifs,

nous pouvons proposer un prix, très élevé, pour garder en vie les

petits innocents. Expérience faite avec l’accord de notre Évêque,

c’est très efficace. Les femmes enceintes doivent être bénies de

manière spéciale, devant toute l’assemblée. Les orthodoxes nous

montrent l’exemple, en donnant la première communion aux tous

petits, ou encore les Arméniens, qui laissent les enfants se promener

dans l'Église, la maison de leur Père, car celui qui tient un tout petit

enfant dans ses bras au nom du Christ tient le Père lui-même, et en

voit la face. La messe des familles devrait être la règle et non l’exception,

en recommandant aux grincheux de venir aux messes du

soir. Les prêtres devraient s’inviter dans chaque famille afin d’avoir

un aperçu des vrais problèmes. Une académie pontificale de l’économie

devrait être créée, afin de ne pas laisser cet universel aux mains

des fils des ténèbres. L'Église devrait définir tous les avortés comme

de Saints Innocents et leur dédier une fête, car ils sont probablement

les victimes d’un plan anti-chrétien. L’endroit le plus dangereux du

monde est maintenant l'utérus des mamans, que le Créateur a défini

comme un sanctuaire.

Nous devons aussi mieux gérer l’argent de l'Église et de sa

hiérarchie et ne permettre qu’une gestion dans l’esprit de ce rapport.

4.10. Pour une nouvelle stratégie de la vie

Le pape nous demande, dans sa récente encyclique”

L’évangile de la Vie”, de lancer une mobilisation générale pour la vie

et de mettre en oeuvre une nouvelle stratégie mondiale. Nous n'avons

pas le droit de coopérer formellement au mal. Si les faits financiers

sont ignorés, cette stratégie sera, comme celles des siècles précédents,

inefficaces. La doctrine sociale de l'Église ne commence pas

seulement avec Rerum Novarum mais doit tenir compte des siècles

précédents, de Vix pervenit, des condamnations du libéralisme, du

Syllabus, de Quanta Cura…. Des économistes comme Parker nous

affirment que la croissance est bonne, qu’elle peut être supérieure à

10 %. Nous croyons qu’elle doit être supérieure pour donner du travail

valable à tous les jeunes que la terre peut porter.

4.10.1 Soutenons la pétition pour la suppression de la dette

et surtout pour que de telles dettes ne renaissent plus.

4.10.2 Demandons un cadastre international des dettes et

tranchons en faveur des pauvres, comme Alexandre le grand l’a fait

pour ses soldats.

4.10.3 Demandons un contrôle sérieux de la publicité subliminale

qui peut nous manipuler à notre insu dans les films, la TV,

internet, la musique…

4.10.4. Apprenons à dire non à l'horreur, à la laideur, à la

nourriture trafiquée, aux manipulations…

4.10.5 Retrouvons nos racines chrétiennes, qui nous aident

à résister aux tentations, aux excès, au nombrilisme, mais dans un

esprit humble, joyeux et sportif.

5 Questions importantes et quelques objections

Tous les raisonnements invoqués à l'appui de la régulation

des naissances sont erronés et dangereux....Certains avancent que la

procréation est un accident à éviter aussi longtemps qu'on refuse d'avoir

des enfants. Voilà, selon moi, l'une des plus dangereuses doctrines

que l'on puisse prêcher.

Mahatma Gandhi

N’est-il pas vrai que :

5.1) Le moins d'enfants dans une famille, le moins de

vocations au partage et à la générosité et à une vie consacrée aux autres

?

5.2) La meilleure école du principe de subsidiarité est une

famille nombreuse?

5.3. Le principal manque de la politique mondiale est cette

générosité dans une structure de corps intermédiaires, afin d’atténuer

les pressions étatiques et les excès de l’individualisme.

5.4. La mentalité contraceptive est directement dirigée

contre les familles nombreuses en favorisant l’égoïsme, l’individualisme,

la remise à plus tard des responsabilités ?

5.5. Le système d'intérêt et la pyramide des crédits attaquent

directement la famille ?

5.6. Pouvons-nous dire que l'intérêt est un vol, de temps,

de biens et d'enfants ?

5.7. Pouvons-nous dire que la "création" de monnaie rendue

possible par l'intérêt est un mensonge ? Un vol au détriment des

générations futures ? (des enfants pas nés)

5.8. Un homme de bonne volonté peut-il participer à ce

massacre ? En action et par omission ? Ou pouvons-nous nous élever

et arrêter cette mécanique ?

5.9. La doctrine de St Thomas est toujours valable. (3)

(Justitia, II IIae, qu. 57 to 122 et q. 78 art. 1). Peut-on vendre le temps

qui est à Dieu ? Voici une explication du stress. De plus, nous devons

respecter le jour du repos, or, dans les calculs des intérêts, aucun

créancier ne respecte ces jours sacrés. Ils violent tous un commandement

divin, car leur cupidité les aveugle.

Toute invention humaine qui n'a pas de limites est monstrueuse,

or le système des taux d'intérêts n'a pas de limites.

De plus, un instrument d'échange ne doit pas pouvoir faire

des petits, or l'argent en fait actuellement, au prix des nôtres : Ceci est

monstrueux.

5.10 Nous pouvons démontrer que la crise actuelle est en

grande partie due à cette recherche d'une croissance zéro, recherche

basée sur des erreurs en fait et en analyse (de nombreuses personnalités

réputées (Prof. Schaller, Iffland, Goetschin, Simon, Wattemberg,

Villegas, Kaesun, Tremblay, Parker, Lejeune,….) ont démontré le

manque de sérieux du Club de Rome et de leurs disciples, en prouvant

même le contraire et en affirmant l'importance de la croissance).

Pharaon déjà croyait perdre le contrôle démographique et, à ce titre,

a voulu tuer Moïse et ses frères. Or l'Égypte nourrit maintenant les

quelques coptes qui restent et les millions d'envahisseurs qui ont pris

leur place. Quelle erreur de croire que la terre n'est pas généreuse

alors que l'Europe toute seule pourrait nourrir plusieurs fois la population

mondiale, sans compter les océans à peine exploités.

5.11. L’argent ne s’investira plus, car l'intérêt étant le prix

de la monnaie, si celui-ci est gratuit, il restera thésaurisé.

Oui, il s’investira, mais en actions ou en propriétés familiales.

Le capitaliste familial cherchera à faire fructifier son avoir. Par

ailleurs, le récent Code des obligations démontre à nouveau que les

actions ou les propriétés personnelles rémunèrent mieux. D’autre

part, leur sanction est chrétienne, car elle fait appel à la patience, qui

est une vertu, et non à la faillite, qui est destructrice. Le système des

impôts devra protéger la famille. Il n’est pas juste que les Sociétés

anonymes puissent bénéficier de l’effet fiscal et pas les familles qui

sont de petites entreprises. (L’effet fiscal permet de déduire au compte

de perte et profit tous les achats, donc de diminuer le bénéfice, ce

qui revient à acheter tout encore moins cher que les rabais déjà obtenus,

soit un prix réel d’environ 30 % inférieur à celui qu’un père de

famille doit payer pour la même prestation. Les injustices fiscales

sont nombreuses (concubins, célibataires, sociétés, indépendants…

favorisés au détriment des familles, assurance maternité subventionnée

par les impôts promis en Suisse en 1945 mais sans réelle mise en

pratique etc. etc.)

D'autre part, la monnaie est le prix du travail de l'homme,

la récompense de l'accomplissement d'un devoir ou d'une prestation

de service, soit fait, soit à venir, avec le maximum d'intelligence et de

liberté. Or, donner le prix d'un prix est logiquement absurde, comme

l'ont déjà démontré de nombreux philosophes.

Il est par contre légitime d'espérer un juste profit d'investissements

qui permettent de libérer le travail humain.

5.12. Moins de logement ?

Au contraire, les capitaux disponibles libérés par tous ses

pseudos outils financiers "dérivés" travailleront dans l’immobilier, à

nouveau en actions ou en biens personnels, ce qui provoquera probablement

une meilleure concurrence et une offre plus grande, donc une

baisse de prix.

5.13. Seul un faible pourcentage des capitaux placés en

actions arrive aux entreprises.

Ceci est juste pour les grandes entreprises mais est faux

pour les petites. Car la doctrine sociale naturelle demande de favoriser

les PME (Petites et moyennes entreprises). La TVA favorise au

contraire les grandes entreprises intégrées et verticalisées.

5.14. Les actions (titres de propriété) sont amorales

Non, seul les excès qu’elles permettent le sont. Partager

les risques est bon, partager les profits reste très chrétien. La démocratie

doit aussi régner dans le monde économique, sinon nous

vivrons à nouveau des révolutions coûteuses et des manipulations qui

se paient en vies humaines.

5.15. D’autres y travaillent déjà.

Nous les avons cherchés et nous sommes en contact avec

eux. Mais notre inertie collective alloue encore des milliards de $ par

nos impôts aux partisans de la mort. La récente conférence du Caire

le démontre. Nous sommes conscients qu’il peut paraître téméraire

de s’en prendre aux monopoles des puissantes forces de la mort, qui

utilisent l’ignorance ou la naïveté de certains de nos contemporains.

Le plus triste est de se trouver opposé à ceux qui devraient être nos

frères de combat et qui font le jeu de l’horreur, avec un cynisme

révoltant ou une ignorance abyssale. L'enfer, car celui-ci existe,

retentit de grincements de dents et de pleurs. Le temps n’est plus aux

mauviettes, nous avons besoin d’hommes et souvent, les plus hommes

sont les mères de famille, c’est pourquoi ce sont elles qui sont le

plus pourchassées par les loups déguisés en agneaux. Les temps

seront de plus en plus durs pour les forces de la vie mais rares sont

les combattants qui savent à l’avance que leur victoire est certaine, ce

sera le ciel.

5.16. Toute cette théorie est utopique

Non, elle a déjà été pratiquée par des civilisations entières

et pendant des millénaires. De plus en plus de personnes réalisent le

mensonge actuel. Nous voyons même de nouvelles monnaies locales

naître, comme à Ithaca dans l'État de New-York.

5.17. Elle va contre la société de consommation

Oui, elle va contre les excès de cette société. Ceux-ci ne

sont plus à démontrer. Il est impératif de catégoriser les besoins justes.

Notre société actuelle est malade en acceptant une pauvreté absolue

d’une part et, à quelques kilomètres de là, des gaspillages honteux

et un luxe frivole et ridicule. La doctrine sociale de l'Église ne commence

pas au XIXème siècle. Elle commence dans l’Ancien

Testament et elle est confirmée par toute la Tradition. Le silence

actuel est un manque de sévérité contre le mal, c’est le moment de

s’en libérer, comme le Christ l’a fait à plusieurs reprises en nous

demandant de l’imiter. Mc 3,5 ; Mt 9,30 ; 11,20-24 ; 16,23 ; 21,19 ;

23,1-39 ; Mc1,25 ; 8,33 etc. et surtout la constante aux quatre évangiles,

les marchands et changeurs, à plus forte raison les banquiers

chassés du Temple Mt 21,12-13 ; Mc 11,15-16 ; Lc 19,45-46 ;

Jn2,14-17. Cette doctrine reste basée sur la Solidarité, la Fraternité et

la Subsidiarité. Qui pratique encore ces vertus ? Qui en connaît vraiment

le sens ? La seule école qui les enseigne encore est celle des

familles nombreuses, qui sont pourchassées hors de nos soi-disant

églises car le silence est d’or. Serait-ce le silence des sépulcres blanchis

dont parle le Seigneur ?

5.18. Si vous appliquiez votre théorie, nous ne serions pas

là, car il y aurait eu moins de progrès technique.

D’une part, ce n’est pas notre théorie, mais celle d’un droit

naturel ; d’autre part nous serions bien là, peut-être en effet avec

moins de gadgets inutiles mais une plus grande joie de vivre avec

plus de cousins, de frères et soeurs. The more the merrier, comme disent

les Anglais, plus il y a de convives, plus on peut s'amuser. Les

enfants le comprennent vite, à l'image de la parabole du festin. À quoi

servirait-il à l'homme de conquérir l'univers pendant quelques années

au risque de perdre son âme pour l'éternité ? De plus, il n'est pas

prouvé qu'il n'y aurait pas eu de progrès sans l'intérêt, au contraire

puisque l'économie serait moins fonctionnarisée et plus dynamique

du fait des actions. De plus, il est prouvé historiquement que le progrès

fait des avancées fulgurantes lorsque le pouvoir monétaire

revient sous le contrôle du souverain, c’est-à-dire pendant les guerres.

La deuxième guerre est une démonstration patente.

5.19. C’est déjà fait !

Ah oui ? Et où ? Mais, en tant que laïc, c’est notre devoir,

dans la charité, en toute liberté, que d’explorer ces pistes d’actualité.

5.20. Pourquoi vous faire confiance ?

Devant la gabegie actuelle, nous avons au moins une solution

de rechange, qui comme toutes les solutions, a un prix, mais plus

modique que des guerres. En effet, la solution passée résidait dans

des guerres régulières qui remettaient les compteurs à zéro. Mais le

nucléaire rend ces moyens horribles encore plus inadmissibles. Le

Pape a raison de proposer un jubilé et une remise générale des dettes,

qui coûtera moins cher que des guerres et fera plus d'heureux.

5.21. Pourquoi vous aider ?

Car, maintenant que vous savez, merci de contribuer, dans

la mesure de vos moyens, à répandre ce vent nouveau.

5.22 J’ai tellement de demandes !

Mais dans notre cas, avec peu d’efforts humains et le

levier considérable du droit naturel, nous pouvons reprendre une

grande partie du pouvoir injustement laissé aux partisans de la mort.

5.23. Qu’est-ce que ça me rapporte ?

Une certitude que les conditions s’amélioreront réellement,

pour vous et vos enfants.

5.24. Le printemps viendra tout seul

Non, l’histoire égyptienne le démontre. Elle a disparu. De

plus, la lenteur de certains à réagir démontre la tiédeur de leur foi et

Dieu vomit les tièdes, selon St Jean. Les fils des ténèbres réagissent

à la vitesse de leurs ordinateurs, nous réagissons trop souvent à la

vitesse de notre paresse. L’excuse de la réflexion est éculée. Deux

siècles de réflexion, des milliards de non-nés, des morts de faim, des

guerres sans pitié, des structures de péchés à crever les yeux sur leurs

chaînes TV souvent peu recommandables avec des écrans de plus en

plus grands et de plus en plus chers.

5.25. Ce n’est pas mûr

Il n’est jamais trop tard pour commencer. Mais plus on

attend, plus c’est difficile. De plus, le point de non retour est proche,

très proche. L’implosion est là, elle a commencé.

5.26. Tout le monde accepte ces taux

Comme tous croyaient que la terre était plate, ou que le

soleil se levait et se couchait, ou que le “Roi “était un dieu…

Signalons que de grands courants philosophiques sont contre (Platon,

Aristote, Cicéron, Caton, Plutarque, Tacite, Tite-Live) et que toutes

les grandes religions sont claires si on a l’honnêteté de lire le sens littéral,

qui doit primer. Le plus triste, c’est les gens qui se croient “d’Église”

et qui utilisent ces outils anti-chrétiens.

5.27. Cette discussion est superficielle

Avec les meilleurs esprits de l’histoire (Aristote, Cicéron,

St Thomas, St Antonin, les Pères de l'Église, le Christ, les prophètes,

les Papes) nous aimerions bien recevoir des critiques constructives;

des arguments en faveur des taux d’intérêts, de personnes n’ayant

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