23 av. Dapples
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616. 88. 88.
fax. 021 616. 88. 81. – www.familiaplus.com –
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Il est des familles pas comme les autres. Par
exemple, la famille Corleone, dont l’extraordinaire saga maffieuse nous a été
relatée au travers de la trilogie cinématographique du très
sicilien Parrain.
Ainsi en irait-t-il peut-être aussi, écrivent
certains, de la famille Bechtel, dans une version, cette fois-ci, plutôt wasp
(white anglo-saxon protestant). La famille Bechtel est plus qu’une simple
famille. La famille Bechtel est un groupe industriel et financier avec, nous
dit-on, des ramifications jusque dans l’entourage direct du cercle Bush. Tiens
donc.
Le grand public connaît le nom Bechtel depuis
quelques jours seulement. En effet, le Wall Street Journal et le Washington
Post ont récemment écrit que ce groupe sera un important acteur économique en
Irak. Ah voilà.
De fait, le groupe, spécialisé dans les travaux
publics, y compris l’installation de pipelines (oléoducs et gazoducs), dont le
siège est à San Francisco, recevra $700 millions, de la part de
l’Administration Bush, pour des projets d’infrastructure dans le cadre de la
reconstruction de l’Irak. C’est sympathique, le contribuable va payer.
Tout ceci soulève quelques petites questions
« impertinentes », tel que nous l’avons déjà fait, dans notre
dernière édition (cf. Familiaplusnews N°7). Par exemple, est il exact qu’un
très haut responsable dans l’Administration Bush, travaillait pour Bechtel dans
les années 1980 ? A l’époque, il s’agissait de construire des pipelines à
travers l’Irak et la Jordanie.
Rappelons que Bechtel réalise, chaque année, plus
de 13 milliards de dollars de chiffre d’affaires à travers un millier
d’activités dans près de 70 pays. On le voit, les managers du groupe sont très
performants.
A ce propos, est-il exact que l’actuel patron du
groupe officie au sein du President’s Export Council ? Et qu’un des senior
vice-presidents de Bechtel oeuvre au sein du Defense Policy Board du
Pentagone ?
On le voit, d’une part, les fabricants d’armes et
de pipelines et, d’autre part, les responsables, notamment militaires, du
gouvernement, semblent bien se connaître.
Que le président américain soit réélu ou pas en
2004, son entourage a déjà tissé, juste au cas où, un joli réseau de copins
bien placés ; question de ne pas se retrouver sans activité ni domicile
fixe le jour ou il faudra quitter la maison blanche. On n’est jamais assez
prudent, n’est-ce pas.
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N° 7 – 26 Août 2003 - 23 av. Dapples 1006 Lausanne
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Rédacteur responsable : Xyz
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Dans la nuit du
19 au 20 mars 2003, en la Fête de Saint Joseph, artisan de paix, l’armée
américaine s’aventurait dans ce qui, cinq mois plus tard, s’appelle encore
« la deuxième guerre du Golfe ».
Près d’une demi
année après le début de l’intervention américaine, il est sans doute permis de
poser quelques questions,fussent-elles jugées « impertinentes » par
certains.
L’administration Bush a choisi de
« libérer » l’Irak car Saddam Hussein constituait, selon elle, une
« menace immédiate pour la sécurité des Américains ».
Or, quelque 150 jours plus tard, seul le pétrole
irakien a été « libéré », au seul profit, dans un premier temps du
moins, des groupes pétroliers américains ; et pour pallier à une
éventuelle fermeture, partielle ou totale, des robinets d’or noir saoudien à la
soif américaine d’hydrocarbures.
Jusqu’à présent, le pétrole irakien était géré
par une entreprise d’Etat. Désormais, il l’est par une société irakienne
privée, dont le président n’est autre que Philip J. Carroll, ancien directeur
de Shell-USA. Tout ceci est-il normal ?
Saddam Hussein avait prévu des accords pétroliers
avec des sociétés françaises, russes et chinoises notamment. Ces accords
sont-ils considérés comme caduc par les Américains ? Est-ce que, dans le
meilleur des cas, seuls les Anglais et les Australiens auront part au gâteau
pétrolier irakien sous tutelle américaine ?
Quant à la menace immédiate pour la sécurité des
Américains, on notera qu’aucune arme de destruction massive n’a été découverte
à ce jour. Est-ce parce qu’une partie de ces armes ont été livrées par les
Américains eux-mêmes, lors de la guerre Iran-Irak dans les années 1990 ?
Et que, de ce fait, il vaut mieux ne pas les découvrir ?
Il y aurait bien d’autres questions à poser. Mais
ne frisons par l’overdose. Mieux vaut revenir sur le sujet en temps voulu.
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N° 6 – 15 Août 2003 - 23 av. Dapples 1006 Lausanne
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Le clone est-il quelque chose
ou est-il quelqu’un ? Et s’il est quelqu’un, a-t-il, oui ou non, une
âme ? Indépendamment de toute considération éthique ou religieuse, cette
double question mérite aujourd’hui une réponse scientifique claire et
définitive.
A ce propos, le droit de
succession est assez révélateur. En effet, il part du principe que dès sa
conception, l’enfant devient héritier. Même si le père meurt entre d’une part,
la conception et d’autre part, la naissance proprement dite de l’enfant.
Or, si l’embryon, ou le
clone, est héritier, il ne peut, en même temps, être quelque chose. Si le clone
était quelque chose, comment deviendrait-il, par un simple coup de baguette
magique, quelqu’un, y compris un héritier, au jour de sa naissance ? Le
droit romain l’avait déjà bien compris, il y a plus de 20 siècles…
Quelque chose ou quelqu’un de scientifique ?
Pour les milieux scientifiques, une partie des
embryons obtenus par division en culture de « cellules souches », en
fait d’embryons humains, sont des clones sont destinés à l’exploitation
pharmaceutique. De là, à fabriquer des hommes artificiels, il n’y a qu’un pas,
diront certains.
Or, le clone n’est pas une copie ou un sosie de
l’être original. La biologie atteste que le noyau donne à la nouvelle cellule
créée non la totalité mais l’essentiel de son information. C’est donc un être
nouveau unique qui commence à vivre. Et cet être nouveau a été personnellement
créé. C’est une nouvelle vie humaine qui commence normalement dès les premières
secondes de la fécondation. En effet, celle-ci empêche tout autre spermatozoïde
de pénétrer l’ovule qui vient d’être fécondé. Or, dans le cas de clones, elle commence
soit dès la jonction artificielle de deux bagages génétiques, parfois de deux
femmes sans aucune présence masculine, soit par division d’un embryon déjà
existant, qui peut être théoriquement divisé plusieurs fois et pendant
plusieurs jours en autant de clones de culture de souches, comme les vrais
jumeaux.
Vie sans âme ou âme sans vie ?
Un homme de Dieu écrivait
récemment : « Nous ne pouvons pas imaginer que des humanoïdes
sans âme peuplent la terre ».
A l’heure où nous mettons sous presse, le monde
catholique romain fête l’Assomption de la Vierge Marie. Le fruit de ce mystère
est la grâce d’une bonne mort. Mais avant une bonne mort, quelqu’un n’est-il
pas en droit d’espérer une bonne vie ? Encore faudrait-il lui révéler
comment et quand celle-ci commence. Or, dans le cas de Marie, la mère de Jésus,
l’Eglise dit que c’est lors de l’ Immaculée Conception, qui commence 9 mois
avant sa naissance, donc dès la première cellule. Vérité de foi maintenant
confirmée par la science et par la loi, notamment au Texas où, dès ce premier
septembre 2003, la personnalité juridique sera reconnue dès la conception.
Le Pape Jean-Paul
II a d’ailleurs déclaré :
« D'autre
part, l'enfant qui n'est pas encore né est également un
homme; et même, puisque être parmi « les plus petits » est un titre
privilégié d'identification au Christ (cf. MT xxv, 4o) comment
pourrait-on ignorer une présence particulière du Christ dans l'être
humain en gestation, lui qui est vraiment, parmi les autres êtres
humains, le plus petit, le plus exposé, puisqu'il est privé de tout
moyen de défense et qu'il n'a pas encore de voix pour protester contre
les coups portés à ses droits les plus élémentaires ? »
Qui
peut-être plus petit qu’un être humain congelé au stade d’une seule cellule,
sans aucune protection d’un père terrestre puisque par exemple clone fabriqué
de deux femmes ? Nous voulons protéger ce million d’embryons surnuméraires
congelés en leur donnant un droit de grâce face à une peine de mort après les
tortures de la « recherche » en les adoptant. Voici le message
essentiel de la pétition mondiale Flocons de neige (initiative en Suisse) que
vous trouverez en annexe et sur le site www.familiaplus.com, car chaque flocon de
neige est scientifiquement unique comme chaque être humain. Nous avons besoin
de votre signature ou de votre e-mail de soutien à info@familiaplus.com
et de parents adoptifs.
|
Une fécondation n’a lieu que par
l’union naturelle d’un
père et d’une mère 1.
Tous les embryons humains congelés ou in vitro, notamment
les cellules souches totipotentes ou les ovules “ imprégnés ”, sont
dignes de respect et des droits de l'homme. 2.
Dans un délai d’un an, ces embryons doivent être
implantés et donnés à l'adoption d’un couple marié. 3.
L'import/export et le transport d'embryons humains à
d'autres fins sont interdits. 4.
Les autres formes de maternité de substitution sont
interdites. Dispositions transitoires: 1.
Toute norme juridique ou de facto allant à l’encontre de
ce respect est abrogée et le Code Civil stipule que “ La personnalité
commence dès la fécondation, même d’un ovule imprégné ”. 2.
Les adoptions peuvent commencer de suite. La congélation
se prolonge si aucun parent ne se présente. 3. La Constitution double les aides parentales ou les triple si l’enfant est handicapé. Dans ce dernier cas, les parents ont un mois pour décider de redonner l’enfant à une autre famille. 4.
Un embryon mort, à quelque stade que ce
soit, doit être inhumé avec le respect dû à tout être humain. 5.
Une
fécondation n’a lieu que par l'union naturelle d’un père et d’une mère,
afin que toutes ces recherches notamment
génétiques avec des
souffrances inutiles, la mort d’embryons ou des clonages soient rendues
impossibles à jamais. |
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Une photocopie
de fax peut être signée. Un e-mail peut être envoyé et sera compté. Les enfants, dès l’âge de raison peuvent
aussi signer cette pétition
Pays
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Nom, manuscrit, MAJUSCULES
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Prénom (s)
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Date de nais.
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Adresse exacte, rue et numéro,
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URGENT: Cette liste, même partiellement remplie,
est renvoyée au plus vite, si possible aujourd’hui, à l’adresse de
Familiaplus qui se chargera de la communiquer aux autorités
compétentes.. Des listes
supplémentaires vides peuvent être obtenues à la même adresse et également sur le site internet www.familiaplus.com et par un mail à info@familiaplus.com Ce que vous faites maintenant pour les plus
petits et les plus pauvres qui n’ont même pas de chaleur et de nourriture,
c’est la preuve de votre bonté. Vous pouvez photocopier vous-même cette
feuille et la diffuser largement par tous les moyens que vous souhaitez. ©autorisé,
mais mentionner la source et ne rien changer au texte. Merci. Familiaplus, Case postale 65, 1001 LAUSANNE, Suisse Tel : 004121 6168882, Fax :
021 6168881. |
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Art 119, lettre c
remplacé par: Une fécondation n’a
lieu que par l’union
naturelle d’un père et d’une mère et let. d remplacé
par: 5.
Tous les embryons humains congelés ou in vitro, notamment
les cellules souches totipotentes ou les ovules “ imprégnés ”, sont
dignes de respect et des droits de l'homme. 6.
Dans un délai d’un an, ces embryons doivent être
implantés et donnés à l'adoption d’un couple marié. 7.
L'import/export et le transport d'embryons humains à
d'autres fins sont interdits. 8.
Les autres formes de maternité de substitution sont
interdites. Dispositions transitoires: 6.
Toute norme juridique ou de facto allant à l’encontre de
ce respect est abrogée, notamment la loi fédérale. LPMA du 18 décembre 1998
et la lettre a de l’article 31 du Code Civil qui est remplacée par “ La
personnalité commence dès la fécondation, même d’un ovule imprégné ”. 7.
Les adoptions peuvent commencer de suite. La congélation
se prolonge si aucun parent ne se présente. 8. La Confédération double les aides parentales communales, cantonales et fédérales ou les triple si l’enfant est handicapé. Dans ce dernier cas, les parents ont un mois pour décider de redonner l’enfant à une autre famille. 9.
Un embryon mort, à quelque stade que
ce soit, doit être inhumé avec le respect dû à tout être humain. 10.
Une
fécondation n’a lieu que par l'union naturelle d’un père et d’une mère,
afin que toutes ces recherches notamment
génétiques avec des
souffrances inutiles, la mort d’embryons ou des clonages soient rendues
impossibles à jamais. |
|
Seuls les
électrices et électeurs résidant dans la commune indiquée en tête de liste
peuvent y apposer leur signature. Les citoyennes et les citoyens qui appuient
la demande doivent la signer de leur main. Celui qui se rend coupable de
corruption active ou passive relativement à une récolte de signatures ou celui
qui falsifie le résultat d’une récolte de signatures effectuée à l’appui d’une
initiative populaire est punissable, respectivement selon les art. 281 et 282
du Code pénal. Une photocopie de fax peut être signée.
Canton
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No postal
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Commune
politique
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Nom, manuscrit, MAJUSCULES
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Prénom (s)
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Date de nais.
jj/mm/aa |
Adresse exacte, rue et numéro
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Signature. Contrôle® |
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URGENT: Cette
liste, même partiellement remplie, est renvoyée au plus vite, si possible
aujourd’hui, à l’adresse de Familiaplus qui se chargera de la
communiquer aux autorités compétentes. Toutefois, pour des raisons
d’efficacité qui nous permettraient de gagner environ. 9'000 signatures qui
sinon seraient perdues du fait des déménagements, nous vous prions d’en
obtenir immédiatement la légalisation vous-même à votre mairie. Des
listes supplémentaires vides peuvent être obtenues à la même adresse et
également sur le site internet www.familiaplus.com et par un mail à info@familiaplus.com
Ce que vous faites maintenant pour les plus petits et les plus pauvres qui
n’ont même pas de chaleur et de nourriture, c’est la preuve de votre bonté.
Vous pouvez photocopier vous-même cette feuille et la diffuser largement par
tous les moyens que vous souhaitez. ©autorisé, mais mentionner la source
et ne rien changer au texte. Merci. RéF : 25.07.2003 Familiaplus, Case postale 65, 1001 LAUSANNE,
Tel : 021 6168882, Fax : 021 6168881. |
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Expiration du délai imparti pour la récolte des
signatures : xxxx 200x Le/la fonctionnaire soussigné/e certifie que
les ___
signataires de l’initiative populaire dont les noms figurent ci-dessus
ont le droit de vote en matière fédérale dans la commune susmentionnée et y
exercent leurs droits politiques. Le/La fonctionnaire compétente/e pour
l’attestation(Signature manuscrite, sceau et fonction officielle) :
Lieu : ______________________Date :
______________________
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N° 5 – 11 Août 2003 -
23 av. Dapples 1006 Lausanne - Tél. : 021 616. 88. 88.
fax. 021 616. 88. 81. – www.familiaplus.com –
Rédacteur responsable : Xyz
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Des
tentatives en ce sens ont récemment été déjouées par la police en Thaïlande et
à Singapour.
De plus, cet
Etat est le plus grand pays musulman de la planète avec ses 212 millions
d’habitants.
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N° 4 – Juillet 2003 -
23 av. Dapples 1006 Lausanne - Tél. : 021 616. 88. 88.
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Documents de
travail en consultation
Il s’ensuit un projet très simple de
courte réfutation des arguments mis en évidence.
La
condamnation des Jésuites et des réductions guaranis pèsent lourds dans
l’histoire.
relative aux documents électroniques envoyés à M.
Albert Longchamp
par Etienne
Perrot. Le 17 mai 2003
De tous les
documents envoyés, copies ci-dessous…
http://www.finality.ch/XPC97__.htm
http://www.finality.ch/edi01-09.htm
Suite au Symposium international de la famille des impasses de Davos aux solutions de Fribourg
Une cinquantaine d'orateurs, provenant de dix-huit pays de
quatre continents et de six grandes religions, de diverses sensibilités
métaphysiques et politiques se sont réunis à Fribourg cette fin de
semaine. Grâce à cette grande diversité, les intervenants s'accordent à
reconnaître que les familles dans le monde entier sont menacées,
notamment par des pressions économiques et culturelles devenues
insupportables. Les preuves en sont nombreuses, il suffit de constater
l'éclatement des familles. L'actualité suisse nous propose le régime des
délais. De plus en plus de femmes se trouvent contraintes à un acte
irrémédiable, sous des pressions culturelles et économiques. Les familles
doivent s'unir pour favoriser une culture de la vie, notamment par une
révision fondamentale du système économique.
Premièrement, reconnaître financièrement le travail éducatif
des parents par un juste salaire familial.
Deuxièmement, toutes les familles ont le droit de choisir
l'école la mieux adaptée à leurs enfants, par des initiatives cantonales
Troisièmement, la remise de la dette au tiers-monde et les
bulles spéculatives posent la question fondamentale de l'endettement et
de l'intérêt. La conviction de nombreux orateurs est que le système du
prêt à intérêt est une source d'exploitation et d'appauvrissement des états
et des familles, base de la société.
Quatrièmement, la réflexion a porté également sur la notion
actuelle de la propriété illimitée. Les orateurs ont posé la question du
jubilé traditionnel pour les fils d'Abraham qui remettent les compteurs
économiques à zéro tous les cinquante ans.
Cinquièmement, les propositions concrètes ont aussi été faites
pour un nouveau statut de la femme qui rééquilibre toute la famille, pour
que le travail des parents soit considéré dans le PIB et dans le calcul des
retraites, que la création monétaire et la fondation suisse solidaire soient
d'abord affectées aux familles, base indispensable d'un avenir
Les participants étaient des dignitaires religieux, des
philosophes, pédagogues, médecins, économistes, mathématiciens, de
sciences exactes, mass media, historien, politiciens, poète, écrivains,
juristes, altesses princières, anthropologues, fonctionnaires
internationaux , hindous, juifs, chrétiens de toute dénomination,
Pour tout renseignement complémentaire, contacter la
Fondation par courrier ou par internet ou par téléphone.
Av. Dapples 23 CH - 1006 Lausanne
Tel. 021/616888 Fax 021/6168881
Celui qui vous parle est mathématicien ; il n'est pas financier.
Cependant, il ne peut s'empêcher d'être stupéfait en considérant certains
certains résultats : la télévision nous apprend par exemple que dans
l'affaire relative au crash de Swissair, un montant supérieur à 700
millions de francs figurait au titre d'une dette portant uniquement sur
Cela étant, on a là l'indice d'un problème très profond, que
l'on peut considérer dans le cas de la famille qui songe à s'établir ou à
se développer, à bâtir, à acheter une voiture par exemple. Si elle n'arrive
pas à économiser en temps utile, elle se voit dans l'obligation de
contracter un emprunt, auprès d'une banque, ou autrement. Il y a là
matière à réflexion, car aujourd'hui, il est impossible d'emprunter, sans
recourir à un taux fixé par le prêteur, par une banque, avec un plan de
Prenons un exemple aussi simple que possible : M. A
emprunte 100 francs à M. B. La somme due se monte donc à 100 francs
; elle est normalement indépendante du temps ; M.A peut signer un
papier: je dois 100 francs à M. B. Mais B va exiger que le temps soit de
la partie, et qu'au bout d'une année, A lui fournisse 120 francs (intérêt
20 %). En composant, au bout de deux ans, la somme prétendument due
se monte à 144 francs, etc. Sans rien faire, sans aucun travail de B, ce
dernier s'attend à empocher 44 francs de plus. Seul le calendrier a
fonctionné. B pratique ainsi l'usure, il recueille les fruits d'une terre
qu'il n'a pas cultivée. C'est un usurier. Si vous mettez 100 francs dans
un coffret, et attendez une année, vous retrouverez vos 100 francs :
l'argent, de soi, est stérile.
Réclamer plus a toujours été très mal qualifié par tous les
grands auteurs, par les philosophes, les Conciles (Nicée en 325, Reims
en 1583), les Pères de l'Eglise (Saint Grégoire de Nazianze), accusant
les usuriers de vol, de fraude, de rapine, d'idolâtrie, de simonie, de crime
même, de viol du septième commandement, etc.
Le catéchisme du Concile de Trente est catégorique :
- L'usure est tout ce qui se perçoit au delà de ce qui a été
prêté, soit argent, soit autre chose qui puisse s'acheter et s'estimer à prix
d'argent. - Il est écrit dans le Prophète Ezéchiel (15) : « Ne recevez ni
usure ni rien au delà de votre prêt. » Et Notre Seigneur nous dit dans S.
Luc (16) : « Prêtez sans rien espérer de là. » Ce crime fut toujours très
grave et très odieux, même chez les païens. De là cette maxime : Qu'est ce
que prêter à usure ? Qu'est-ce que tuer un homme ? pour marquer
qu'à leurs yeux, il n'y avait pas de différence. En effet prêter à usure,
n'est-ce pas, en quelque sorte, vendre deux fois la même chose, ou bien
Notre civilisation, hélas caractérisée par le viol systématique
des dix commandements, n'en oublie aucun !
Réfléchissons, si A emprunte à B, c'est qu'il est en position de
faiblesse ; B va en profiter pour hypothéquer les efforts de A. " Mon
cher, tu vas couvrir les risques que je cours, avec un intérêt, et plus le
temps s'écoule et plus tu me dois. C'est toi qui vas assurer le rendement
de mes 100 francs ; tes risques, je m'en moque. Ainsi A va s'épuiser à
couvrir les risques hypothétiques de B, qui prend ainsi les allures d'un
Notons que l'emprunteur A devient propriétaire des choses qui
lui sont prêtées, et que dans le prêt, celui qui emprunte demeure obligé,
tenu, de rendre la somme même empruntée. De plus, l'emprunteur,
maître de la chose prêtée, est seul chargé de tous les risques, et que le
profit toujours incertain doit lui appartenir.
Prenons divers exemples, avec intérêt 0 d'abord, puis divers
cas avec intérêt composé à 20%, puis un cas avec intérêt composé à 10 %
En face du monde nouveau créé par les découvertes
scientifiques, les transformations industrielles et les révolutions sociales,
l'Eglise ne doit rien abandonner de la -doctrine que lui ont léguée les
siècles passés, les Pères de l'Eglise et les grands scolastiques du Moyen
Age sur la grave -question de l'usure. Elle a donné des solutions
pratiques pour les confesseurs, mais elle a refusé de se prononcer
doctrinalement, attendant de juger à ses fruits l'arbre économique
qu'avaient planté, hors de son champ, la Réforme et la Révolution.
Mais voici que ces fruits apparaissent et sont jugés de plus en
plus mauvais. Les économistes eux-mêmes commencent à se demander
avec angoisse quels épouvantables abus et quelles douloureuses misères
va créer le capitalisme moderne, dont l'une des affirmations
fondamentales est le droit absolu de l'argent à produire intérêt.
L'effondrement des deux tours du World Trade Center à New
York ne serait-il pas le signe d'une décadence ?
On commence à se retourner vers la doctrine de l'Eglise
comme vers une doctrine de salut. Il est temps de revenir vers des écrits
...l. - L'espèce de péché qu'on appelle usure réside
essentiellement dans le contrat de prêt (mutuum). La nature de ce contrat
demande qu'on ne réclame pas plus qu'on a reçu. Le péché d'usure
consiste pour le prêteur à exiger, au nom de ce contrat, plus qu'il n'a reçu
et à affirmer que le prêt lui-même lui donne droit à un profit, en plus du
capital rendu. Ainsi tout profit de ce genre, qui excède le capital, est
La raison qui rend juste ou injuste la perception d'un intérêt
dans le contrat de prêt, ce n'est pas tant que l'emprunteur en tire profit ou
non, mais plutôt que le prêteur se prive d'un profit estimable en argent.
Le titre, qui donne droit à un profit ou à une compensation, doit être
formellement cherché, non pas dans l'utilité que l'autre va tirer de mon
acte, mais dans l'utilité dont je me prive en faveur de cet autre, bien que
ces deux choses soient souvent unies et dépendantes l'une de l'autre.
Aussi formellement et directement le péché d'usure ne résulte pas, ... de
ce que le contrat de prêt est un prêt de consommation ou de production
pour l'emprunteur, comme quelques-uns le pensent, mais de ce que, en
général, ou pour le prêteur dans des cironstances particulières où il se
trouve, l'argent est productif ou non. Telles sont les raisons pour
lesquelles celui qui donne de l'argent à un autre peut demander à cet
autre une compensation sans injustice. Il n'importe pas au point de -vue
de la justice que l'emprunteur perçoive un profit ou non ».
En résumé celui qui confie de l'argent à autrui sous la forme
d'un contrat de prêt ne doit vouloir un intérêt que pour se compenser des
pertes qu'il subit du fait de ce contrat. S'il a en confiant cet argent une
autre intention, celle de participer au bénéfice éventuel, réalisé par autrui
avec cet argent, il n'y a pas en réalité un contrat de prêt mais un contrat
dont on peut déterminer la nature. C'est l'intention du propriétaire de
percevoir, ou une indemnité pour pertes subies, ou un profit pour
bénéfice réalisé, qui détermine la vraie nature du contrat passé et les
J'ai cautionné une somme de Fr 300'000.-que je dois
rembourser, en payant un intérêt fixé à 5% pour simplifier, avec un
amortissement insignifiant. Chaque année, je verse à la banque un intérêt
de 15 000 Fr. En 20 ans, je verse à la banque Fr 300'000, et je n'ai rien
remboursé. La banque empoche sans rien faire, et elle peut continuer
cette opération fructueuse. N'est-ce pas aussi un vol ? Le principe selon
lequel le temps, c'est de l'argent, n'est-il pas immoral ?
Une mutation de civilisation devient urgente. Arrêtons ces
Nos Pèlerins de saint Michel de Pologne ont traduit dans leur
langue, les trois brochures de notre fondateur Louis Even, qu'ils ont
éditées en un seul livre, et ils lui ont donné le titre : « GLOBALNE
OSZUSTWO 1 D, (L'escroquerie mondiale et le moyen de s'en sortir).
La couverture représente Jésus qui chasse les voleurs du Temple.
Vous lirez ci-dessous la lettre de Mgr Edward Frankowski qui
constitue l'avant-propos de ce livre. Sans aucun doute, ces lignes de Mgr
Frankowski encourageront les « assoiffés de justice » à lire les écrits de
Louis Even; elles auront pour effet de donner une nouvelle ferveur aux
apôtres du Crédit Social, qui mènent le bon combat depuis 65 ans.
Avant-propos de Mgr Edward Frankowski évêque auxiliaire
de Sandomierz en Pologne pour le livre de Louis Even qui contient
« L'Ile des Naufragés », « Qu'est-ce que le vrai Crédit Social » et « Une
La collection « Autour du Crédit Social » rencontre un plus
grand intérêt alors que la scène politique et économique de notre pays
s'assombrit davantage. Sur les ruines du communisme, occupées par les
gens en place lors de l'écroulement du système, se superpose une vague
toute aussi destructive de postmodernisme provenant de l'Ouest, le
capitalisme sauvage qui vole le peuple, et veut s'accaparer sans scrupule
du pouvoir et de l'argent, non pas pour la nation, mais pour quelques-uns.
L'État s'abaisse davantage, et les puissances d'argent internationales
deviennent plus fortes. Par conséquent, le pouvoir de l'État diminue
continuellement au profit des forces du marché. Il semble que Jean-Paul
II avait ces tendances à l'esprit lorsqu'il déclarait à Sosnowiec, en
« Un peu partout, au nom des lois du marché, on oublie les
droits de l'homme. Ceci survient par exemple lorsque l'on estime que le
profit économique justifie la perte du travail pour quelqu'un qui, en plus
du travail perd la possibilité de vivre et de pouvoir faire vivre sa famille.
Ceci survient aussi lorsque, pour augmenter la production, on refuse à
celui qui travaille le droit de se reposer, de s'occuper de sa famille, de
programmer sa vie de tous les jours. C'est toujours ainsi lorsque la
valeur du travail est définie non pas en fonction de l'effort de l'homme
mais du prix du produit, et ceci a également pour conséquence que la
rémunération ne correspond pas à la fatigue ».
On pourrait dire que notre nation est devenue semblable au
« gigantesque développement de la parabole biblique du riche qui festoie
et du pauvre Lazare. L'ampleur du phénomène met en cause les
structures et les mécanismes financiers, monétaires, productifs et
commerciaux qui, appuyés sur des pressions politiques diverses,
régissent l'économie mondiale : ils s'avèrent incapables de résorber les
injustices héritées du passé et de faire face aux défis urgents et aux
exigences éthiques du présent. » (Jean-Paul II, Redemptor Hominis, n.
On devrait promouvoir le développement d'un monde meilleur
pour la vie publique de notre pays par l'introduction de principes
chrétiens, surtout dans le domaine économique. L'argent n'est pas le seul
problème, mais c'est le plus urgent à régler, parce que tous les autres
problèmes sont causés par l'argent. Les banquiers, qui ont le pouvoir de
créer l'argent, sont les dépositaires et gérants du capital financier, et
gouvernent le crédit et l'administrent à leur gré. Ils veulent nous mener
au point où, pendant la moitié de l'année, nous vivons de ce crédit, et
l'autre moitié, travaillons pour les taxes.
« Par là, ils distribuent en quelque sorte le sang à l'organisme
économique dont ils tiennent la vie entre leurs mains si bien que sans
leur consentement nul ne peut plus respirer. » (Pie XI, Encyclique
Quadragesimo Anno, n. 106.) « L'État… est tombé au rang d'esclave et
devenu le docile instrument de toutes les passions et de toutes les
ambitions de l'intérêt. » (Quadragesimo Anno, n. 109.)
Le pouvoir de l'argent ou, en d'autres mots, le pouvoir des
financiers internationaux, repose dans l'ignorance du peuple. Les
financiers perdront leur pouvoir seulement lorsque le peuple découvrira
leur escroquerie. L'Etat retrouvera alors sa force, et toute la société
deviendra aussi plus forte. La force politique provient de la force
publique. L'application de l'esprit chrétien dans la politique est donc la
mission la plus importante et la plus urgente de l'histoire polonaise.
Une réforme économique pourrait être appliquée,
spécialement par l'application du système de Crédit Social, qui est en
accord avec la doctrine sociale de l'Église catholique. Il semble donc que
les propositions financières du Crédit Social ne sont pas seulement
dignes d'être considérées par les plus hautes autorités économiques et
politiques, mais aussi par la vaste multitude du public, afin d'appliquer
ces principes dans notre vie économique et politique. Ces principes nous
permettront de comprendre et d'élucider au plus haut point la situation
dans laquelle nous nous trouvons présentement, et nous apporteront des
solutions en accord avec la doctrine sociale de l'Église catholique.
J'exprime ma reconnaissance et mes remerciements aux
membres de la rédaction du journal Vers Demain, ainsi qu'aux auteurs et
à la maison d'édition de la collection « Autour de la doctrine du Crédit
Social », pour tout cela. Ce journal et cette collection n'ont pas seulement
une valeur scientifique, mais aussi une valeur de vulgarisation, pour
rendre ces idées accessibles à la population. C'est ce qu'est la présente
œuvre de Louis Even, « L'escroquerie mondiale et le moyen de s'en
sortir ». A tous les éditeurs, rédacteurs et lecteurs de Vers Demain, je
Evêque auxiliaire de Sandomierz, Pologne
La
bourse et la vie, les élites en
économie.
François
de Siebenthal
Introduction
Le
Roi St Louis disait, à la fin de sa vie, que sa principale
tâche
de roi consisterait à assurer la stabilité de sa monnaie, afin de
protéger
les pauvres. Notre but est de vous parler des élites qui
devraient
assurer ce rôle dans le monde actuel.
Dans
une première partie, nous présenterons la situation
actuelle,
puis, dans une partie historique, nous esquisserons le chemin
parcouru
et le pourquoi de la crise. Nous oserons enfin, dans la
troisième
partie, aborder des questions dont peu d'économistes osent
parler,
puis dans une quatrième partie, présenter ce qui doit changer
rapidement
pour sauver ce qui peut encore l'être et comment le faire.
Dans
une cinquième partie, nous soulèverons quelques questions
légitimes.
Mais
tout bon exposé commence par en définir les bases.
Dans
élite, il y a les racines ex et legere, ce qui signifie en latin "de"
(ex)
et "choisi" (legere), qui ont aussi donné les mots élu, élection,
électif.
Nous sommes dans le domaine du choix parmi des candidats.
Les
questions primordiales sont donc :
Qui
choisir ?
Par
qui ?
Comment
?
Quand
?
Pourquoi
?
Pour
qui ?
Après
avoir posé les bases du raisonnement, nous tenterons
aussi
de répondre à ces questions au sixième point de cet exposé.
CORPS
DU SUJET
1.
État actuel de la situation
1.1
Les limites naturelles
Le
monde économique, financier, des affaires domine de
plus
en plus toutes les autres sphères des activités humaines. Les
échanges
de la société marchande dictent les rythmes de la vie de
cette
planète. Un de mes amis financiers de profession me faisait
cette
confidence : " Dans le monde, tout s'achète, les votes, les
responsables,
les décisions, les personnes, les femmes…" Quand je
lui
ai parlé de ses enfants et de leur prix, il s'est tu.
Il
semble à certains qu'il n'y a plus de limites au pouvoir
des
hommes dans un monde virtualisé et immédiat, on domine même
la
génétique, l'espace. Les machines répondent au doigt et à l'œil,
elles
ne font pas grève, produisent toujours plus pour moins cher. Les
échanges
financiers journaliers dépassent les mille milliards de dollars,
les
bourses attirent les capitaux en offrant des gains apparemment
faciles
et constants. Mais ces hommes si riches savent-ils ce
qu'ils
font ? Sont-ils heureux ? Où sont les coûts cachés de cette griserie
?
Qu'elles en sont les limites ?
Un
grand économiste américain qui vient de mourir, Julian
Simon,
payé pour démontrer que la terre était surpeuplée, écrivait
après
deux ans d'étude dans son livre " The ultimate ressource " que
la
terre est vaste, que ses ressources sont très généreuses et que l'homme,
par
sa technique, trouvera toujours le moyen de s'en sortir économiquement.
Il
est vrai qu'il y des régions surpeuplées, mais la vraie
question
est culturelle, comment partager les richesses surabondantes
?
Comment répartir tous nos surplus qui engorgent nos économies ?
Pourquoi
les politiques veulent nous faire croire le contraire ?
1.2.
Les limites politiques
A
contrario, Kissinger, bras droit de Nixon, dans son rapport
secret
codé NSSM-200/de 1974 et rendu public en 1991, " estime
indispensable
pour la sécurité des États-Unis, de mettre en oeuvre
une
politique de contrôle démographique dans les pays du Tiersmonde.
Les
moyens sont : la contraception chimique, la stérilisation,
l'avortement,
etc…". Pour éviter que les États-Unis soient suspectés
de
céder à une motivation impérialiste, ce rapport propose d'invoquer
les
droits de l'homme (droit de l'individu de déterminer librement le
nombre
d'enfants qu'il désire et le droit des nations pauvres au développement
social
et économique) pour imposer tous les moyens de
contraception,
y compris les avortements. Signalons que l'ONU a
décerné
une médaille aux autorités chinoises responsables de la politique
de
l'enfant unique en Chine, qui fonctionne par des avortements
forcés,
et qui vise surtout les petites filles et que l'IPPF, le planning
familial
financé par les USA, recommande l'homosexualité comme
moyen
de contrôle des populations. Les conférences du Caïre, de
Pékin,
Istanbul… confirment cette politique subtile. 20 millions de
femmes
brésiliennes ont été stérilisées, souvent sans savoir exactement
ce
qui leur arrivait. Aux Philippines notamment, des vaccins
étaient
en même temps en cachette des contraceptifs de longue durée
et
toxiques. Clinton et Al Gore suivent Nixon dans ce domaine.
De
plus, les autorités locales sont achetées avec nos impôts
pour
diffuser ces politiques et les programmes d'aide sont conditionnés
à
la mise en route de politiques drastiques et coercitives de
"contraception".
Cette mentalité est tellement admise dans les faits
que
la plupart des lecteurs seront à ce stade prêts à arrêter leur lecture.
Mais
je les prie de continuer car les causes de certains de leurs
malheurs
leur apparaîtront et la connaissance libère de certaines chaînes
invisibles.
1.3.
Les limites économiques
Le
monde moderne se caractérise par la surproduction. Le
problème
actuel est de trouver des clients solvables. La cause de la
crise
japonaise, qui va se généraliser, est démographique. Sans
enfants,
pas de futur. La courbe de Bourgeois-Pichat annonce un
futur
apocalyptique, au rythme actuel, plus que deux personnes en
2470,
avec en passant une chute de l'immobilier, des monnaies…
Une
fonction exponentielle inverse pour les scientifiques. Et tous les
faits
confirment la tendance, même les plus irréductibles commencent
à
comprendre les mensonges du Club de Rome. Halte à la croissance
signifie
chômage, crises, chutes, dépression, malheurs….
1.4.
Les limites culturelles
Jean-Paul
II, dans sa lettre aux chefs d'État sur ces sujets,
parle
de " la promotion d'un style de vie, celui des sociétés riches et
sécularisées,
conception individualiste de la sexualité, généralisation
de
l'avortement, contrôle et programmation des naissances ".
Mais
nous oublions que tous ces projets sont basés sur des
individus
(philosophie de l'utilitarisme, Bentham, Adam Smith…),
que
ceux-ci sont mortels et que toutes ces chimères sont mortelles,
donc
qu'une civilisation pareille est mortelle. Leur état social est un
mensonge,
il ne tient pas dans la durée, les retraites des jeunes ne
seront
pas payées. Vouloir trop de sécurité amène à l'absence de cette
sécurité
tant recherchée.
2
Comment en est-on arrivé là ?
Ce
primat de l'économie amène à une centralisation des
entreprises,
à des fusions, à des destructions des PME, des corps
intermédiaires,
des pouvoirs subsidiaires, des syndicats, corporations,
communes,
cantons, même des états vont disparaître avec la
CEE
et le traité d'Amsterdam. L'ignorance des mécanismes des créations
monétaires,
laissés sans contrôles réels, a amené à une griserie
de
pouvoir pour une petite élite peu connue de financiers internationaux,
qui
gouvernent de fait la planète, et qui sont les victimes agissantes
d'une
manipulation basée sur l'irruption dans le monde réel
d'une
création inhumaine venue du néant et devenue folle, celle des
masses
monétaires ex nihilo (du néant). Ces masses sont en pleine
croissance
par les pyramides de crédits, mais cette croissance étouffe
les
hommes encore vivants sous une structure de plus en plus lourde
de
crédits impayables à terme. Peu de monde sait que la banque
centrale
américaine est privée et qu'elle contrôle presque le monde
entier
par le dollar.
2.1
Le rôle du crédit et ses conséquences démographiques
L'économie
moderne est basée sur des emprunts. Le public
ne
sait pas que les banques prêtent leurs économies, en prenant de
surprenantes
"libertés". Si, par exemple, l'épargne s'élève à 100, le
système
bancaire américain prête environ 100 fois 100, soit 10'000,
d'où
une "création" du néant de 9'900 (sic). Cet " argent "
vient de la
confiance
accordée aux banques et de la loi des grands nombres qui
dit
que jamais tous les épargnants ne vont retirer leur argent en même
temps.
La situation reste plus grave aux USA car ceux-ci ont bénéficié,
par
le passé, de l'arrivée massive de jeunes immigrants actifs et
bien
formés. Les villages et villes américains ont souvent le quartier
des
banques comme centre, dowtown, rarement une cathédrale. Ils
ont
pris l’habitude bancaire de vendre le futur mais le problème est
que
l'argent est d'abord un moyen d'échange actuel dont la valeur est
symbolique.
Par exemple un billet de mille lires permet de l'échanger
contre
un croissant. Or un banquier, quand il reçoit un symbole de
mille
exerce en fait un pouvoir de 100 x 1'000 = 100'000 (sic, cent
mille,
vous avez bien lu, ce n'est pas une erreur). La globalisation de
l'économie
mondiale aggrave cette situation de "miracle" bancaire.
Les
banques ont donc poussé au maximum les dettes afin de jouir de
ce
pouvoir sans limites apparentes dans le temps. Vu que la nature
humaine
a des limites, celles-ci commencent à se montrer et on
découvre
que le coût de cette manipulation " miraculeuse " se compte
en
vies humaines, et surtout en enfants que l'on ne laisse pas naître.
Ces
enfants commencent à manquer et la crise actuelle est due à
cette
absence. Si tous les épargnants du monde voulaient retirer leurs
économies,
nous aurions une gigantesque crise financière. Et ceci va
arriver
dans les pays riches à cause de la pyramide qui vieillit. En
effet,
les vieux devront retirer leurs avoirs et les jeunes ne pourront
faire
face que de plus en plus difficilement. Nous devons avoir l'intelligence
de
prévoir cette chute et de préparer des plans alternatifs en
favorisant
les familles.
2.2
L'effet multiplicateur inverse ou effet diviseur
Dans
le passé, le système fonctionnait parce que la pyramide
des
âges était équilibrée.
Cependant,
la pyramide en forme de champignon décrivant
la
situation actuelle recouvre une très grave crise économique,
parce
qu'il y a de moins en moins de jeunes actifs et pouvant consommer
avec
une demande solvable. Actuellement, nous avons cinq
actifs
pour un passif, nous aurons très vite un actif pour un passif et
ce
passif coûte de plus en plus cher. En Suisse par exemple, le seul
coût
de la santé d'une personne âgée égale cinq fois celui d'un actif.
2.3
L'équation fondamentale de l'économie
Cette
équation explique l'effet d'inflation par la création ou
la
non-création d'argent fiduciaire. L’argent fiduciaire est créé par le
crédit
octroyé par les banques. Plus grande est la masse de la monnaie
imprimée,
plus élevée est l'inflation (P). Tout le monde se rappelle
que
l’une des causes de la IIème guerre mondiale est la crise
économique
et la fameuse inflation de Weimar où on achetait un Kg
de
pain pour quelques milliards de marks. Les prix sont une relation
du
papier monnaie imprimé (M1) plus toutes les masses " créées " par
les
crédits (M2, M3, etc.) multipliées par leur vitesse de circulation et
le
total étant divisé par la quantité de biens sur le marché. Les
banques
contribuent donc à l'inflation par les crédits faciles. En outre,
le
crédit accordé au responsable d'une affaire pourrait le pousser à
produire
des biens de consommation qui ne sont pas toujours
indispensables,
alors que sa présence en famille l’est et que des
carences
se traduisent par la drogue, la délinquance, le suicide des
jeunes.
Sans compter que la société de consommation pousse de plus
en
plus les femmes et les mères à travailler hors de la maison.
2.4
Le rôle des taux d'intérêt
Par
le biais de soudaines hausses des taux d'intérêt, et de
création
de monnaie, les banques, petit à petit, prennent possession
des
richesses réelles en laissant la monnaie fictive entre les mains des
emprunteurs.
Cette monnaie devient de la monnaie de singe. L'effet
est
répétitif et dure dans le temps. Au Canada, on calcule que l'argent
réel
ne représente que 2 % de la masse totale. Les intérêts se cumulent
donc
et chargent à tous les niveaux et plusieurs fois dans l'année,
à
chaque tour du capital circulant par exemple, ou au niveau communal,
cantonal.
régional, national, international….
Les
familles ou les petites entreprises empruntent souvent
lorsque
les taux sont bas, et sont obligées, la plupart du temps, de
rembourser
lorsqu'ils sont hauts. La conséquence est l'absence d'enfants
car
la machine économique s'emballe et ceux qui paient sont
ceux
qui n'ont pas de voix pour les défendre.
Dans
certains pays, on prête à 7 % d'intérêt réel par mois :
ce
qui signifie en apparence environ 84 % mais vu les calculs actuariels,
du
125 % (sic, cent vingt-cinq) d'intérêt réel par année (prêteur
sur
gage à 1 + i puissance n) alors que l’inflation est à 9 %.
Ces
taux sont usuriers et personnifient purement et simplement
la
cupidité. Ceci ne tient pas compte d'autres systèmes pires
que
ça (1 peso philippin sur 5 par semaine, soit près de 1’000 % par
année,
sic mille). Cependant, l'intérêt joue un rôle plus pernicieux
encore.
Les
pays en voie de développement ont une grande
demande
pour des travaux d'infrastructure et d'autres travaux à
moyen
et long terme. Cependant, ces pays ont souvent une inflation
et
des taux d'intérêts très élevés. Utilisant des techniques financières
basées
sur les taux d'intérêts qui favorisent le court terme, le calcul
de
la rentabilité de ces projets fait que ceux-ci sont alors souvent
considérés
comme pas assez profitables, alors qu'ils sont indispensables
à
long terme pour le pays.
Dans
ce domaine, les crédits de pays à pays jouent un rôle
sérieux.
En fait, ces prêts sont accordés à des taux avantageux à la
condition
que les pays pratiquent le contrôle de la population (cf… la
Chine
avec sa politique de l'enfant unique et d'avortements forcés, et
le
massacre des filles qui s'ensuit, ce qui provoque déjà un grave problème
de
manque de femmes à marier pour des dizaines de millions
de
jeunes chinois). Le cercle vicieux commence alors, puisque les
dettes
provoquent des offrandes humaines au Moloch moderne. Les
droits
de l’homme et la liberté humaine sont écrasés par l’économisme.
Il
est intéressant de savoir que le mot "intérêt" n'est apparu
de
manière significative dans la langue française qu'au XVIIème
siècle,
et il signifiait "ce qui a le plus d'importance". Ce mot est en
train
de remplacer insidieusement celui de Dieu et d'Amour (inter
esse
= l'être entre les personnes). L’emprunt sans intérêt était la règle,
c’était
une forme de don, il était gratuit, sa récompense non exigible
en
était la reconnaissance, qui fait si cruellement défaut actuellement.
Son
manque favorise le désespoir qui se répand de plus en plus.
2.5
Les impôts et le budget social
Les
États ont emprunté aux banques des montants considérables.
Or,
ces montants sont souvent de la monnaie fiduciaire
créée
du néant (M2, M3, Mn). Cette monnaie est gagée par la fortune
de
tout le pays et surtout par les citoyens du dit pays, qui payent
en
fait des intérêts sur l'argent dont ils sont de facto les garants. Tout
ceci
est légal mais n’est pas juste, à l’instar de l’avortement “légal”
qui
reste un crime. En effet, ces sommes colossales provoquent des
annuités
toujours plus grandes. Celles-ci pèsent dans les budgets et
provoquent
le chômage, les coupes sombres, le stress, les disputes,
les
plans de restructuration, etc… Les ménages ont de moins en
moins
de moyens et doivent habiter des logements de plus en plus
serrés.
L'État,
comme du temps de Charlemagne ou de St Louis,
doit
créer lui-même sa monnaie ou en confier la création, pour des
sommes
forfaitaires et non des intérêts, à des privés. Signalons que
toute
la monarchie française a interdit le taux d'intérêt, avec pourtant
des
succès culturels, économiques, artistiques, sociaux… Le capitalisme
sauvage
mange ses enfants, mais si lentement et si insidieusement
que
certains s’en habituent. Une autre alternative, le marché
subtil
selon le philosophe Henri Hude de Paris, qui préconise la stérilisation,
non
des hommes, mais des masses monétaires surnuméraires.
2.6.
L’égalité devant les taux
Celle-ci
reste illusoire. Les grands empruntent à 3,5 % (cf.
23),
alors que les petits empruntent à plus de 125 % (sic), pour des
taux
d’inflation équivalents. Ce qui aggrave encore les écarts.
3
Les paramètres cachés
Le
silence pourrit tout. Ste Catherine de Sienne.
Le
Cardinal Ratzinger a affirmé qu'il y a plus de 40
millions
d'avortements (recensés) par année. Ceci signifie qu'en
comptant
les avortements par stérilets et par la pilule abortive RU-
486
(non recensés), dans les 10 dernières années, il y aurait eu environ
1
milliard d'êtres humains exterminés, sans compter ceux qui
n'ont
pas été conçus à cause de la mentalité de contraception. Ce massacre
est
le pire de l'Histoire. Quelles en sont les causes ?
3.1
Sagesse éternelle
L’amour
de l’argent est à la racine de tous les maux.
I
Timothée 6-10
3.1.1.
Le Christ, de manière positive, recommande clairement
dans
St Luc (6,35) de prêter sans rien espérer en retour. Dieu,
en
citant l'usure et l'intérêt, Josh 3,15 ; 4,18/1 Chr 12,15/Isa 8,7/Dan
8,16/Ex
22,25/Neh. 5,5,7/Lev. 25, 36,37/Ps 15,5/Pr 28,8/Isa 24,2/Jér
15,10/Ezek
18,8,17… 13, 22, 12/Mat 25, 27/Luc 19,23/et L'Église
ont
toujours condamné les taux d'intérêt et pas seulement l'usure, surtout
par
la voix de St Thomas d'Aquin, mais ont légitimé le juste profit,
Gen 25,32 ; 37,26/Esth 3,8/Job 21,15 ; 30,2 ; 35,3 ;
35,8/Ps
30,9/Pr 14,23/Eccl 1,3 ; 3,9 ; 5,16 ; 2,11 ; 5,9 ;
7,11/Is 30,5/Jér
16,19/Mal 3,14/1 Sam 12,21/Rom 3,1/1 Cor 7,35 ;
10,33/2 Tim
2,14/Heb 12,10.
Or
St Thomas connaissait le seul texte de la parabole citée
par
Matthieu (ou par Luc) cf. ci-dessous 3.3., qu'il considérait comme
purement
imagée. Il a donc explicité par la raison la condamnation de
principe
du taux d'intérêt, constante de toutes les écritures saintes,
reprise
d'ailleurs par les trois grandes religions monothéistes. La
Chrétienne,
qui reprend toute la Loi en insistant sur l'amour fraternel
mais
sans changer un seul Iod, condamne l'intérêt qui est une attaque
directe
de l'amour. Le texte du Notre Père (Mat. 6, 9-13 ; Luc 11, 1-
4),
récité plusieurs fois par jour, dit bien “debita nostra”, ce qui signifie
toutes
nos dettes, au sens propre d’abord, comme nous l’ensei-
gnent
les méthodes d’interprétation de la Bible selon le nouveau catéchisme.
Par
chance, les évêques français demandent pour le Jubilé,
de
reprendre la vraie formulation. De plus, le Seigneur n’est pas venu
abolir
mais accomplir la loi, dont pas un seul petit trait ne doit disparaître.
(Mat
5,17-20). Notre justice doit surpasser celle des scribes
(20),
sinon nous n’irons pas au ciel. Or, la condamnation de l’intérêt
est
plus qu’un petit trait et les scribes suivaient cette loi, au moins
avec
leurs frères juifs. En pratiquant l’intérêt, où amasse-t-on ? (Mat
6,20).
D’autant plus que lors de sa première prédication à Nazareth
(Luc
4,16), il invoque le passage d’Esaïe (61,1-10) qui annonce exactement
cette
libération des dettes (avec une haine des rapines) et l’année
du
Jubilé qui pourrait être celle de l’effacement total des dettes
dans
l’esprit du Lévitique, partie de la Torah et esprit commun aux
trois
religions monothéistes. (Lév. 25,8-28 et surtout 25, 36-37 avec
les
avertissements sévères du chap. 26,15 et ss. en cas de nonrespect).
Même
Boudha était contre l’intérêt, avec la plupart des philosophes
anciens.
Merci à Jean-Paul II de nous offrir cette fête du
Jubilé
en l’an 2’000 et d’en préparer l’arrivée avec le texte “pour le
troisième
millénaire” qui confirme l’essentiel de ce rapport.
3.1.2.
Il est intéressant de voir que l’histoire de l'Église
démontre
qu'à la demande des marchands du Nord de l’Europe
(Allémanniae
30), l’intérêt devrait être libéralisé. Nous ne devons pas
faire
de distinction entre usure et intérêt car c’est le principe même
qui
est pernicieux (fonction du temps, temps volé aux pères d'abord,
puis
aux mères qui doivent aller travailler, cf démonstration ci-dessous),
bien
qu’il soit évident que plus le taux est élevé, plus le mal est
grand.
Les condamnations de la cupidité de l’intérêt par Pie II sont
très
dures, (31) “des théories hérétiques détestables et abominables
(32)”.
Il y a le même rapport entre embryon (vie cachée en grec) et
pré-embryon
(la vie est aussi cachée) qu’entre usure et intérêt. Le mot
usure,
usage du temps, s'applique dès la première seconde, à l'image
de
l'embryon qui est là en tout cas en tant qu'unité (pouvant contenir
plusieurs
personnes, jumeaux, triplés…) dès la réunion des deux
gamètes.
La notion de pré-embryon sert à tuer les faibles par la
"réduction"
embryonnaire des frères ou sœurs surnuméraires lors des
fécondations
in vitro ou encore lors des avortements, comme celle
d'intérêt
sert à exploiter la détresse des pauvres, en Suisse et dans le
tiers-monde.
Le
texte de Luc 6-34 ss est invoqué et sa clarté évidente
“Et
si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous
en
saura-t-on ? et prêtez sans rien espérer… car on vous mesurera
avec
la mesure dont vous vous serez servi…“
3.1.3
La peine prévue est la même que celle contre tous
ceux
qui participent à l’avortement, “excommunicatio latae sententiae
poenam”
(33), après un rappel des conciles de Clichy (626), de
l’admonitio
generalis de 789 qui confirmait la décision de
Charlemagne
(769), du capitulaire de Nimègue de 806, de Pîtres en
864,
du IIème et IIIème Concile de Latran (1139 et 1179) où les usuriers
sont
déclarés infâmes, du Concile de Westminster (1175), de la
condamnation
de la lettre à terme à prix majoré de 1185 (l’actualité
récente
des contrats à terme provoquant le chômage de milliers d'ouvriers
prouve
le caractère prophétique de celle-ci), de l’interdiction
de
certains contrats d’assurances comportant de l’usure (1227), du
Concile
de Trèves (1227), de l’ordonnance de St Louis contre l’usure
(1254),
du IIème Concile de Lyon (1274), du Concile de Vienne
(1311),
de la qualification du prêt à intérêt d’hérésie par le Vatican en
1311,
de la condamnation par l’Université de Paris de l’intérêt en
1532,
de la bulle contre les rentes mobilières en 1569, des Papes Pie
V
(1571) condamnant la spéculation bancaire, le dépôt et le prêt à
intérêt,
Paul II, Sixte IV, Innocent VIII, Alexandre VI, Jules II. De
plus,
Benoît XIV, lettre du 1 novembre 1745, encyclique “Si vix pervenit
“qui
interdit absolument tout contrat de crédit à intérêt comme
illicite
et usuraire et qui n’accepte que, notion absolument différente,
des
contrats d’entreprise et de participation aux profits et pertes, texte
étendu
à l'Église universelle par Grégoire XVI en 1836 et Pie IX,
Encyclique
aux Évêques d’Italie Quanto conficiamur 10-08-1863 et
Léon
XIII avec Rerum Novarum du 15-05-1891 et Jean-Paul II avec
le
nouveau catéchisme (fin du 7e commandement, point 2249 page
497)
où il est écrit “dès l’Ancien Testament, toutes sortes de mesures
juridiques
(année de rémission, interdiction du prêt à intérêt…). Jésus
fait
sienne cette parole… Par là, il ne rend pas caduque la
VÉHÉMENCE
des oracles anciens…. qui renvoie à Amos 8,5ss qui
dit
“...Nous falsifierons les balances pour tromper (le taux de change
du
$) L'Éternel l’a juré...Je n’oublierai aucune de leurs œuvres. Le
pays
montera tout entier comme un fleuve (des inondations) je ferai
coucher
le soleil à midi (nuages nucléaires). Et je rendrai chauves
toutes
les têtes (radiations ?). Et sa fin sera comme un jour d’amertume.
C’est
trop facile de dire que les Papes et les Saints se sont trompés
pendant
des siècles ou que les temps ont changé. Non et non,
l’essentiel
n’a pas changé. La vraie théologie de la Libération est
dans
le courage de remettre en question soi-même et sa culture, surtout
si
celle-ci conduit à la mort des corps et des âmes.
3.1.4.
La condamnation est d’autant plus d’actualité que
les
ordinateurs font maintenant tous les calculs, le “travail” réel diminue
donc
toujours plus.
3.1.5.
Dans la pratique des confessions, tous les papes ont
confirmé
(cf. ci-dessus), se sont abstenus ou ont adopté une attitude
attentiste
et très subtile, sous réserve d’un jugement exprès à venir du
St
Siège, qui n’est pas encore paru et seulement pour des pénitents de
bonne
foi (Pie VIII du 18.08.1830, Grégoire XVI du 31 août 1831 et
17.01.1838,
infirmé par l'extension au monde entier par le texte de
1863)
Jean XXIII a bien parlé d’intérêt sur les prêts aux agriculteurs,
mais
c’était pour les favoriser après la guerre en remboursant ainsi
l’inflation
forte de l’époque. Mais l’intérêt est l’un des facteurs
déclencheur
de l’inflation et non pas l’inverse, comme l’a démontré
Jacques
Rueff. Dans Mater et Magistra, J, XXIII, 960, Il dit aussi : "
De
plus, lorsque les entreprises, grandes ou moyennes, pratiquent
l'autofinancement,
nous estimons pouvoir affirmer qu'elles doivent
reconnaître
un titre de crédit aux travailleurs qu'elles emploient, surtout
s'ils
reçoivent une rémunération qui ne dépasse pas le salaire
minimum."
Ce crédit est évidemment au sens avantages sans intérêts,
par
exemple à titre de participation aux bénéfices et même, avec le
temps,
à titre d'actionnaires.
L’encyclique
Splendor Veritatis rappelle qu’il y des maux
intrinsèques
et que certains péchés sont absolus. Les ignorer peut
supprimer
la faute personnelle, donc le péché du prêteur
(L’emprunteur,
selon St Thomas, ne fait pas de péché) Mais la société
le
paie par le risque de disparaître et ceux qui favorisent l’ignorance
en
seront les responsables.
3.1.6.
Nous sommes réconfortés dans notre thèse par le fait
que
le nouveau catéchisme, rédigé en français, réitère cette condamnation
à
la fin du commentaire du 7e commandement.
3.1.7.
L’argument de certain est de dire : “L'Église cédera
en
morale sexuelle comme elle a cédé de facto en morale économique.
Nous
croyons pouvoir dire que c’est à cause de ces omissions
qu’il
est si difficile de se battre en tant que père de famille. Il sera plus
facile
de faire passer la morale familiale en protégeant les familles
économiquement.
Leur liberté pourra enfin s’exercer.
3.1.8.
L’encyclique Vix pervenit
Il
est clair que dans ce domaine, vu le silence depuis
quelques
années, selon la tradition, on ne fait pas de péché si l’on
n’en
n’est pas conscient de bonne foi. Mais les conséquences du
péché
sont très graves tout de même et la société en paie le prix fort.
Le
texte “Vix pervenit” (al.3 ch.1), qui est le meilleur
résumé
de la Tradition et du Magistère affirme simplement que :
“Tout
profit de cette espèce, qui va au-delà de la remise du capital,
est
illicite et usuraire.” Tout profit, et non les profits exagérés suite
aux
distinctions subtiles entre usure et ceux qui seraient admis car le
taux
serait bas et raisonnable.
Les
exceptions du ch.3 font références à des contrats de
participation
aux risques, d’entreprise ou de négoce, dont l’esprit et
le
mode de réalisation restent complètement différents, comme
expliqué
ailleurs dans ce texte. Le chiffre 3 précise très clairement “
d’une
nature entièrement différente de celle du prêt “.
Les
chiffres 4 et 5 ont prévu nos erreurs actuelles et le
Pape
prévoit “C’est la justice qui élève la nation, c’est le péché qui
rend
les peuples misérables “ Il affirme encore au sujet de ceux qui
seraient
trop laxistes “Il s’opposerait non seulement aux textes sacrés
et
à la tradition de l'Église sur l’usure, mais encore au sens commun
humain
et à la droite raison.”
La
sentence “excommunicatio latae sententiae” était maintenue,
soit
excommunication automatique dès la connaissance du
péché.
Les camps de la mort sont là, les enceintes concentrationnaires
aussi
(fœtus in vitro), nous assistons à un génocide et à des crimes
contre
l'humanité. Il y a aussi un principe pénal de non assistance à
personnes
en danger, et l'encyclique “L’évangile de la Vie” le confirme.
3.1.9.
Les pères de l'Église
Toute
la tradition des Pères de l'Église est lumineuse à cet
égard
(cf. Bibliographie). Le point de départ est “emplissez la terre et
soumettez-la”.
(Gen 1, 28). L’être est supérieur à l’avoir, l’homme
aux
machines, le travail au capital, le faible au fort, le pauvre au
riche.
En résumé, St Grégoire de Nysse disait dans son sermon sur les
usuriers
“peut-être fais-tu l’aumône…Mais à quoi bon consoler un
pauvre
si tu en fais cent”. (7). Les grands théologiens confirment
cette
sagesse.
3.1.10.
L’œcuménisme
“Dieu
vomit les tièdes“
St
Jean, Apocalypse
La
tradition des pères de l'Église est reconnue par tous les
chrétiens.
L’aspect critique du taux de l’intérêt fait partie de tous les
fils
d’Abraham. Il existe par exemple à Paris un organisme d’entraide
juif
qui prête aux vrais juifs sans intérêts. Car il existe de faux juifs
qui
abusent de leur statut pour exploiter les autres. Ces faux juifs que
St
Jean appelle la synagogue de Satan. De même chez les musulmans.
Pourquoi
donc les chrétiens ont-ils tant de peine à prêter, au
sens
propre, aux autres chrétiens et aux hommes de bonne volonté,
car
prêter signifie sans rien attendre de plus en retour ? Parce qu’il est
plus
facile de prêter quelque chose qui n’existe pas encore, qui vient
du
néant, et de gagner sur ce néant. Signalons encore les Groupes
Bibliques
Universitaires qui mettent en cause aussi l’intérêt. Nous
avons
aussi un ami grec, chef d'entreprise qui est en train de faire
faillite
car les banques lui demandaient plus de 30 % d'intérêt. Il a
découvert
que le principal actionnaire de sa banque était son église
orthodoxe,
alors que son Pope local continue à dire que l'intérêt est
mauvais.
Ne pas mettre toutes les cartes sur la table en discutant
sérieusement
rend le vrai œcuménisme impossible. Le manque de
cohérence
rend tiède et même révolté. La vraie unité de vie, qui seule
pourra
unir les communautés, restera impossible aussi longtemps que
les
petits auront des doutes si graves sur l'intégrité de leurs responsables.
3.1.11.
Le déficit démocratique
La
vraie démocratie, celle des anciens cantons suisses, est
faite
par des hommes libres et égaux. Or, le système de l’intérêt fait
que,
par des promesses intenables, certains possèdent, avec la même
somme
en caisse, plus de 100 fois plus de pouvoir que le simple
citoyen
qui leur fait une confiance encore trop aveugle. Ceux-là peuvent
alors
acheter les rédactions des journaux, les TV, l’opinion
publique
et diffuser la pornographie, la violence, le cynisme, la corruption
et
la drogue. Le Crédit Lyonnais par exemple a investi plusieurs
milliards,
en s’alliant à la Mafia et à la SASEA, pour prendre
le
contrôle d’une partie de Hollywood (Le lion Lyonnais prenant le
contrôle
du lion de la MGM) et de Las Vegas.
D’autant
plus que nous sommes le corps mystique du
Christ,
est-ce chrétien que certaines parties profitent, le coeur par
exemple,
ou la raison, puisque le processus de création économique
est
analogue au processus de procréation par ses fruits attendus, que
cette
raison grossisse, se distende, devienne hypertendue et tellement
égoïste
qu’elle prenne la vie aux autres et surtout aux petits qui
devraient
naître et qui ne le peuvent pas. Les membres doivent se
témoigner
une mutuelle sollicitude (1 Cor 12,25), or l’intérêt dit “raisonnable”
comporte
la notion de faillite. Il tient le couteau par le
manche,
contrairement au dividende ou au bénéfice qui comporte une
notion
de joie et de partage, “Tous les membres prennent part à sa
joie”
(1 Cor 12,26).
Un
individu est mortel, toute civilisation, qui comme la
nôtre
se base de plus en plus sur l’individualisme, devient mortelle.
Notre
civilisation se suicide et les politiques malthusiennes sont plus
efficaces
que les experts ne le prévoyaient. En l'espace d'une génération,
toutes
les tendances de fécondité sont à la baisse.
L'exponentielle
est inversée. Chaunu a raison, le monde suit l'exemple
de
Berlin. C’est un fait. Nous pouvons et devons réagir maintenant
et
les meilleurs remèdes sont connus. Ayons le courage et l’audace
de
nous remettre en question, de remettre en question certains
tabous,
le sexe, le compte en banque (qui peut partir en fumée), la
pseudo-culture,
la T.V. violente, bête et pornographique, les idées
reçues,
certaines modes, le snobisme, la frivolité, la superficialité, le
cynisme
etc. pour miser sur le bonheur du partage, de la famille, des
enfants,
de la vie, de la nature, du soleil, du sport, de l’amitié, des
valeurs
de nos pères qui ont fondé cette Suisse si belle, si libre, si
indépendante,
si généreuse, si efficace, si démocratique quand elle le
veut.
Osons le futur maintenant, soyons fiers de nos 700 ans de combats
pour
l’indépendance dans la responsabilité.
3.2
Arguments de droit naturel
3.2.1
Les contrats impossibles sont nuls
Il
est impossible, dans la durée, d'honorer les prêts à intérêts
(composés
ou non). Prenons l'exemple suivant :
Crésus
emprunte un capital de 100 à la naissance du
Christ.
En appliquant un taux de 10 % (le petit crédit en Suisse est
proche
de 18 %), la somme à rembourser en l'an 2'000 est de x =
(100)
fois 1,1 puissance 2'000, soit 6 fois 10 puissance 82. Ce chiffre
avec
82 zéros dépasse l'imagination (par exemple 10 puissance 77
maisons
de SFr 600’000, ou encore 10 puissance 68 maisons par
habitant
de la terre). Il est même impossible de respecter le contrat en
soi
avec ce système. Beaucoup de guerres proviennent de ces raisons
financières.
La fuite en avant devait mettre à zéro les compteurs par
une
guerre ou une révolution, en tuant au passage le maximum
d’hommes,
afin de “libérer” de l’espace vital.
La
courbe des intérêts composés est une exponentielle
avec
une pente de plus en plus grande, fonction du taux de l’intérêt.
Tous
les esprits scientifiques savent que le propre de l’exponentielle
est
de commencer sa croissance sans “douleur”, petit-à-petit, mais de
révéler
sa nocivité plus tard, et de manière verticale, sans rémission.
L’image
du Mayon, volcan parfait, symbolise aussi les pyramides des
âges
du passé. La verticale tend vers l’éternité. Mais le hic, c’est que
les
dettes et la pyramide folle des crédits est une exponentielle de
monnaie,
alors que toutes les tendances de fertilité sont maintenant à
la
décroissance, ce qui signifie que la demande globale solvable
décroît,
donc que les biens offerts décroissent et que les économies
d’échelle
seront plus petites, donc que les signes monétaires seront
trop
nombreux et que l’inflation à venir sera colossale. Le rêve fou de
certains
banquiers est de n’avoir qu’une population mondiale de 700
millions
d’habitants. La conférence du Caire a démontré qu’ils le
désirent
par tous les moyens et ils obtiendront à coup sûr la ruine de
la
plupart des petites et moyennes entreprises. Ils veulent le partage
du
monde entre quelques grandes puissances commerciales qui organisent
une
ruche régulée par de pseudo-experts, au prix de nombreux
petits
sacrifiés à l’autel de la “science”, de Mammon et surtout de
Moloch.
3.2.2
La théorie des martingales
Un
mathématicien français, M Paul Levy, démontre que, à
terme,
toute la richesse du monde appartiendra aux banques, par simple
application
des règles mathématiques des martingales.
3.2.3
Le raisonnement par l'absurde
L'histoire
récente et réelle de ce yougoslave, M. Zavisa
BLAGOEVIC,
représentant pendant des années des firmes japonaises
en
Europe, chassé pour des raisons iniques (racistes) et gagnant,
après
des procès multiples et du fait des intérêts composés et des
clauses
pénales, une somme si gigantesque qu’elle ne sera probablement
jamais
honorée (environ 9'000 mia de dollars) démontre par
l'absurde
que l'application juridique de ces règles est impossible,
même
sur une courte durée. Beaucoup de guerres viennent de cette
nécessité
de remettre les compteurs à zéro.
3.2.4
Les fonctions de l'argent
1)
Moyen d'échange. Les balances sont faussées en défaveur
des
faibles, (cf. les psaumes, le prophète de l’Ancien Testament
Amos
ou encore M. Soros, boursier d'origine hongroise et qui a fait
gagner
à ses clients plus d'un milliard de dollars en une nuit en jouant
contre
certaines monnaies européennes grâce aux taux de change
flottants,
qui sont de facto des balances faussables instituées au détriment
des
pères de famille, les contribuables qui paient la facture, toujours
plus
salée).
2)
Moyen d'épargne. La création monétaire contribue à
l'inflation,
donc à l'érosion de l'épargne. Les familles en sont souvent
les
premières victimes.
3)
La nature de l’argent : St Antoine de Sienne démontre
que
l’argent, par sa nature même, ne peut être fructifiable (35).
4)
St Thomas et le Catéchisme du Concile de Trente
(35ème,
al.4) affirment que l’on ne peut pas vendre deux fois la
même
chose, ce qui tombe sous le sens. Le texte est très fort : “Sont
également
coupables de rapine… les usuriers, ces ravisseurs si durs
et
si cruels qui pillent le pauvre peuple, et l’écrasent de leurs intérêts
exorbitants.
- L'usure est tout ce qui se perçoit au-delà de ce qui a été
prêté,
soit argent, soit autre chose qui puisse s’acheter et s’estimer à
prix
d’argent. Il est écrit dans le prophète Ezéchiel : Ne recevez ni
usure
ni rien au-delà de votre prêt.” Et Notre-Seigneur nous dit dans
St
Luc : “Prêtez sans rien espérer de là.” Ce crime fut toujours très
grave
et très odieux, même chez les païens. De là cette maxime :
Qu’est
ce que prêter à usure ? Qu’est ce que tuer un homme ? pour
marquer
qu’à leurs yeux, il n’y avait pas de différence. En effet, prêter
à
usure, n’est-ce pas, en quelque sorte, vendre deux fois la même
chose,
ou bien vendre ce qui n’est pas ?
L’usure
au temps d’Ezéchiel était de 1 %, d’après Strong.
Or,
avec l’intérêt et la création monétaire, c’est ce qui se
passe,
mais pire car les taux sont hauts et les morts dépassent le
milliard.
3.2.5.
Le temps et le stress
Les
voleurs du temps
Vu
que l'intérêt et toutes ses superstructures sont fonction
du
temps, insidieusement, le résultat est un vol du temps en faveur de
l'usurier
qui fait travailler de plus en plus un quasi esclave qui se croit
encore
libre car volontaire, mais manipulé par ses " espoirs ", souvent
déçus.
En Angleterre, au temps de la Magna Carta, en 1215, les paysans
avaient
plus de 150 jours chômés, du fait des fêtes religieuses et
autres.
Du fait du progrès technique, nous devrions disposer de
vacances
considérables. Qui a volé ce temps ? Peut-on vraiment vendre
le
temps qui appartient à Dieu ? On peut prévoir un contrat de
participation
aux risques et aux bénéfices et un montant du dividende.
Mais
ce montant ne doit pas être en fonction du temps. Il doit être
proportionnel
au succès avec un éventuel salaire, fixé par contrat et
de
manière inamovible ou seulement par mutuel accord afin d’éviter
que
les forts cupides changent à la hausse quand les faibles ne peuvent
qu’accepter
le diktat. Une autre possibilité, choisie par les
musulmans,
consiste à répartir le bénéfice de la banque selon une clé
définie
par contrat, ce qui dans les faits, revient presque à la situation
actuelle
lorsque les taux sont bas, mais avec l’avantage moral en plus.
D’autant
plus que les calculs d’intérêts ne respectent jamais le jour
saint,
le sabbat, signe que ceux qui pratiquent ces méthodes ne
respectent
pas le Créateur puisque le commandement est formel dans
toutes
les grandes religions et surtout dans la Juive, dont la tradition
a
été reprise par la Chrétienne. Tu sanctifieras le jour du Seigneur. Or,
pour
ce faire, il faut exclure l’intérêt car sinon, ça reviendrait à obliger
nos
frères à travailler pour le jour du Seigneur.
3.2.6
Les soi-disant "nouvelles " conditions
1)
Qu'y a-t-il de vraiment nouveau ? Rien de nouveau sous
le
soleil. En effet, dans l’antiquité, on connaissait la plupart des
instruments
utiles financiers actuels, cf. le livre “la Bible arrachée au
sable”,
qui décrit les actions d’une multinationale de l’époque sumérienne,
avec
ses lettres de change, ses billets à ordre, ses chèques, ses
crédits
etc… Le reste est surtout du domaine de la désinformation et
de
la protection de chasses gardées lucratives par les exploiteurs de
l’ignorance
humaine. Comme le dit St Paul à Timothée (I, 5-20)
“garde
ce dépôt, en évitant les discours vains et profanes et les disputes
DE
LA FAUSSE SCIENCE dont font profession quelques-uns,
qui
se sont ainsi détournés de la foi”. La fausse science est aussi l’économie
qui
est devenue les idoles Mammon et Moloch auxquelles
on
sacrifie les bébés et les vieillards.
3.2.7.
Les petits
1)
D’après Aristote et le Père Philippe de la communauté
de
St Jean dans son livre les trois sagesses, il est dangereux d'accepter
des
"créations humaines" faisant des petits et se reproduisant.
2)
Or l'argent est une création humaine, qui, si l'on accepte
l'intérêt,
fait des petits. Ces petits ne sont pas que des symboles, ils
provoquent
des morts et des blessés, dans tous les domaines.
3)
Il est plus prudent d'interdire tout nouvel organisme faisant
de
lui-même des petits. (cf. les virus informatiques, les chimères
in
vitro, le développement de nouvelles espèces, microbes, virus,
etc.),
y compris des organismes intellectuels ayant des conséquences
dans
la réalité. Le bien commun “argent “est aux mains de gens souvent
sans
scrupule ou ne comprenant pas les conséquences de leurs
actes.
C’est un devoir grave que de leur expliquer les tenants et aboutissants
moraux
de leur profession.
4)
Signalons que la communauté des Béatitudes interdit à
ses
membres de prêter à intérêt.
3.3
Une nouvelle lecture du seul passage semblant légitimer
l’intérêt
La
traduction actuelle de la Bible nous dit : "Tu aurais dû
cependant
confier mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j'aurais
dû
recevoir mon bien avec un intérêt". (Mat. 25.27)
Les
mots grecs utilisés dans la version originale étaient
tokoi
et trapeza. Quelle est leur signification ?
Tokoi
= résultat de la naissance, enfant (qui a donné
Theotokos,
Marie, la mère de Dieu, tokos, tokoi, = qui a enfanté, theo
=
Dieu)
Action
d’enfanter
Mettre
bas un rejeton,
La
race, le petit
Fruits
fournis de la semence, produit du travail avec souffrance,
Fruit,
profit (un profit n'est pas un intérêt).
à
ce propos, nous demandons que l'on conserve l'expression
"le
fruit de vos entrailles" que certains remplacent par le mot,
beaucoup
moins précis, d'enfant. En effet, on protège moins bien les
fœtus
si on change ces notions.
Trapeza
= celui qui travaille à une table. En français, le
mot
"trapéziste" dénote un risque. L'histoire raconte que c'est
Alexandre
le Grand, afin de reprendre le contrôle de son armée qui
avait
trop emprunté aux usuriers perses, dans le but de courtiser et
d'avoir
les faveurs des femmes perses en leur achetant des bijoux et
des
cadeaux, a le premier installé des tables installées dans une grande
plaine.
Avec les chefs de chacune des divisions, ils demandaient
publiquement
à chaque soldat le montant de sa dette et le lui avançaientt
en
avance de solde. Le montant total remboursé était de 9'870
talents,
somme énorme pour l'époque.
Le
lien direct entre la crise démographie et l'économie a
été
établi sémantiquement et historiquement.
3.4
L'esprit de ces notions
Cette
discussion est fondamentale, même si St Thomas a
simplement
affirmé que ce passage de la Bible est imagé et ce qui est
interdit
entre les hommes et permis à l'homme vis-à-vis de Dieu.
Cette
parabole nous donne le droit de ne prêter à intérêt qu'à Dieu, qui
nous
rend 100 pour un déjà dans cette vie.
En
fait, dans le passé, la situation était assez bien équilibrée
entre
les actions et les obligations qui sont basées sur les intérêts
et
dont la sanction est la faillite. Cependant, depuis la crise pétrolière,
l'ensemble
du capital, souvent possédé par des musulmans, qui
devraient
être contre l’intérêt, comparé à du porc dans leur religion,
a
été investi principalement dans les obligations et dans le Tiersmonde,
sur
recommandation des grandes institutions internationales,
de
l’ONU, du F.M.I. et de la Banque mondiale. Ces prêts ont déjà
rapporté
des intérêts considérables, et qui ont été lourdement sanctionnés
par
des procédures légales strictes pour les faibles, mais ont
maintenu
ou le plus souvent accru les montants globaux des dettes.
Ceci
peut être vu en relation avec les familles, les entreprises et
même
les pays. Cependant, la Bible semble justifier quelque chose,
c'est-à-dire
l'intérêt, qui était interdit/condamné dans l'Ancien
Testament
(proverbe 22 : Lévitique 25, 37 et al.). L'Église, qui a pendant
des
siècles sévèrement condamné l'usure et l'intérêt, semble l'accepter
maintenant
sans rien dire, par exemple aux Philippines (125 %
actuariels
par année et même parfois plus de 1000 % actuariels (Sic)
par
année, 1 peso sur 5 par semaine) ?
3.5
Le sacrifice au Moloch, l'avortement
Le
plus grand destructeur de la paix dans le monde est l’avortement.
Mère
Teresa.
Le
mensonge de la "création" de monnaie par les banques
et
la diffusion sans vergogne des taux d’intérêts favorisent la société
de
consommation, ce qui facilite l'avortement quand les emprunts
doivent
être remboursés. En fait, la cause principale citée en Suisse
par
les femmes ayant subi un avortement est le remboursement des
emprunts,
leasing et surtout des petits crédits, contractés par ellesmêmes
ou
par la famille. Il est clair qu’il y a d’autres raisons concomitantes
(hédonisme,
égoïsme, modes, pression sociale, frivolité,
ignorance…),
mais fermer les yeux et ne rien faire contre l’une des
causes
n’est pas du tout scientifique, ni chrétien. L’intérêt est un
signifiant
qui signifie ce qu’il est, un outil de mort de l’amour (inter
esse,
ce qui est le plus important entre les êtres), mais au fait au service
de
qui ? Pourquoi le symbole du dollar est-il “$“? Est-ce celui
du
serpent sur son arbre ? L’histoire de la Suisse nous apprend à tirer
sur
la pomme et pas sur l’enfant. Comment se fait-il que nous soyons
contraints
de financer ceux qui tirent sur les enfants en payant chaque
mois
nos primes d’assurance-maladie et nos impôts, vu que les factures
d’avortement
sont payées pour moitié par les assurances et l’autre
moitié
par l'État ?
3.6
La chute de civilisations entières
L'histoire
de l'Égypte ancienne montre déjà le lien entre les
taux
d'intérêts hypothécaires et la diminution de population : cette
dernière
a contribué au déclin de cette civilisation et à sa disparition.
(cf.
l'historien belge Pirenne et son analyse du bail emphytéotique et
des
taux à 24 % pratiqués par les prêtres égyptiens qui provoquaient
“l’exposition”
au soleil mortelle des enfants, vu que les pauvres
parents
ne pouvaient déjà plus rembourser les emprunts “sacrés”.
3.7
Le nouveau catéchisme universel
Le
nouveau catéchisme universel maintient la condamnation
de
l'intérêt et de son rôle néfaste, à la fin des commentaires
concernant
l'interdiction du vol (septième commandement). En tant
que
laïcs, nous devons faire comprendre cette condamnation qui est
une
libération pour les pauvres, car une économie basée sur la juste
propriété
est beaucoup plus dynamique et favorise les baisses de prix
des
marchandises tout en rémunérant ceux qui prennent les risques
d'investir.
La justice est indispensable pour accéder à la sainteté. Il est
trop
facile de se laver les mains en prétendant n’y rien comprendre.
L’économie
n’est pas si compliquée si on prend la peine d'étudier
humblement
des solutions finalement plus proches et réalisables que
les
jeteurs de poudre aux yeux ne veulent l’avouer.
3.8.
Les pays en voie de développement
Dans
la crise que traversent les pays en voie de développement
et
maintenant nos propres économies, ce n'est pas la valeur
des
prêts qui est qui est contestable, c'est le système de l'intérêt luimême
(cf.
ci-dessous chap. 4 et 5). Durant le gouvernement de Mme
Aquino,
les Philippines ont remboursé environ 18 milliards de $ d'intérêts
pour
environ 30 milliards de $ de dettes. C'est le pauvre qui
paie
cher notre manque de courage spirituel et intellectuel, surtout
que
le professeur R. Triffin de la Yale University a démontré que le
tiers-monde
finance notre corruption et nos déficits dispendieux (21
et
22). L'inflation elle-même, qui est parfois utilisée pour justifier
l'intérêt,
est directement provoquée/causée par la "création" monétaire
basée
sur les mêmes taux d'intérêts. Cette "création" ne reflète pas
les
réelles économies. Et ceux qui paient le prix de ce mensonge sont
les
milliards d'enfants avortés ou non-conçus, enfants qui manquent
maintenant
en tant que consommateurs. Plus le taux de la "création"
de
monnaie fiduciaire est élevé, plus le taux de naissance est bas.
3.9.
Libéralisme économique et licence sexuelle
L’histoire
démontre que le libéralisme économique sans
freins
amène à des excès horribles (travail des enfants, exploitation
des
faibles…). Celui-ci, favorisé par la cupidité, a une relation directe
avec
la licence sexuelle (1). Combattre l’un sans combattre l’autre
est
illusoire. On peut démontrer une étroite relation humaine et culturelle
entre
les deux mondes de l’acte de production et de reproduction
et
de leurs déviations. (cf. le livre Europe, l’hiver démographique
paru
aux éd. l’Âge d’Homme à Lausanne)
Depuis
plusieurs siècles, l'Église souffre car ses fils sont
prisonniers
d’une grande désinformation et ignorance Le prix Nobel
d’économie,
Maurice Allais, affirme que le système financier international
reste
la plus grande entreprise de désinformation de l’histoire
humaine.
Les fils des ténèbres contrôlent cette désinformation et
écrasent
les faibles, souvent aidés par des ignorants de bonne foi.
4
Que faire ?
Il
faut reconstruire de fond en comble l’Ordre social.
Ghandi.
(8)
Pourquoi
ne pas réagir ? La race humaine a survécu plusieurs
siècles
sans pseudo "création", et même sans "banques", par
exemple
toute la monarchie française ; alors, pourquoi ne pas abandonner
ces
taux inhumains qui n'ont aucune limite conceptuelle et qui
volent
notre temps d'éducateurs ? L'intérêt, c'est du temps volé aux
pères
et mères de familles. Nous demandons la justice pour les prolétaires
des
temps modernes qui ne peuvent plus être prolifiques.
(même
étymologie de Proles ; prolifique, prolétaires). Sans ceux-ci,
les
capitaux devraient tout simplement s'investir en actions et en participation,
ou
encore dans l'art, la musique ou la vie spirituelle et culturelle.
4.1.
Favorisons les banques coopératives et le crédit social
de
Louis Even
Vu
que la gangrène est partout, nous devons agir vite. La
première
mesure est de transférer tous nos fonds aux banques coopératives
ou
mutuelles locales (du type Raiffeisen), à des fonds de placement
éthique
ou à des organismes de crédit social.
4.2.
Favorisons les familles nombreuses
Pour
influer sur les moyennes, il faut concentrer nos
efforts
sur les familles nombreuses. L’exemple suédois démontre que
l'État
peut être bénéfique et qu’il peut favoriser la fécondité. En
Suisse,
nous pouvons lancer une initiative dans ce sens, pour favoriser
la
maternité.
4.3.
Favorisons une doctrine économique sérieuse
Nous
dépensons des milliards pour des recherches en physique
ou
en contraception dans les PVD. Dépensons quelques
millions
pour approfondir les intuitions d’une doctrine sociale dynamique
qui
favorise la croissance. Créons un Centre d'Études et de
Formation
à l’Action Sociale (CEFAS) pour diffuser la vraie doctrine
sociale.
4.4.
Favorisons l’éthique sociale
En
tant que consommateurs ou investisseurs, nous pouvons
et
devons boycotter toutes les sociétés qui ont des comportements
ou
des produits inacceptables (Hoechst et Rousel-Uclaf avec le
RU-486
par exemple, Upjohn, General Electric qui favorisent la politique
de
l'enfant unique chinoise en aidant à détecter les filles pour
mieux
les supprimer).
4.5.
Rendons possible la promesse faite à Abraham
La
terre est vaste et généreuse, les mers aussi. Tous les
experts
sérieux, après des études approfondies (cf. Julian Simon)
admettent
qu’elle peut nourrir tous les enfants à venir, et pour des
milliers
d'années.
En
fait, celui qui croit que la terre est partout surpeuplée
ne
croit pas en Dieu, ni en sa promesse. Pour ceux qui n’ont pas la foi
en
Dieu, prenez au moins le temps et l’énergie d’étudier les faits,
comme
l’a fait Julian Simon qui a changé d’avis après ses deux ans
recherches,
alors qu’il était subventionné pour “prouver” que la terre
était
surpeuplée et qu’il le croyait, il a eu le courage de changer son
fusil
d’épaule et a rédigé son fameux livre “the ultimate ressource “).
Réapprenons
à dire la salutation des fils d’Abraham ; “ Pax, la Paix,
Shalom
, Salam...”. Cette paix, comme le dit Mère Teresa de
Calcutta,
ne peut venir sur terre que si nous n’avortons plus et si nous
acceptons
même ceux qui sont différents, les handicapés. Dans ce
cadre,
nous ouvrons une souscription mondiale pour offrir aux USA
une
statue de la Responsabilité, à mettre à côté de la statue de la
Liberté.
4.6.
Le Salaire maternel
Les
femmes, mères au foyer, travaillent. Elles méritent un
vrai
salaire, qui permettra de créer des places de travail, de relancer
une
vraie consommation et faire doubler le Produit National Brut
(PNB).
Nous avons pu financer des guerres mondiales, il est donc
possible
de financer les mères. Le Canada estime que le travail maternel
équivaut
à 46 % du PNB, la Suisse à 58 %. La monnaie émise doit
être
aussi fonction de la population.
4.7.
Le banquier totalitaire, souvent sans le savoir
Dans
les faits, la banque, par l’argent, possède les valeurs
d’échange,
l’épargne et le pouvoir des planifications. Qui tient la
bourse
tient en partie la Vie. Il est à la fois le législatif (cf. sa présence
au
parlement), l’exécutif (cf. la claque au Président de la
Confédération
Delamuraz au sujet des hypothèques) et souvent le
Juge
en s’offrant les meilleurs avocats et en faisant durer les procédures.
(Cf.
la “loterie romande“, alias le Tribunal Fédéral). Les banquiers
font
des milliards de bénéfices déclarés, plus ceux qui sont
“légalement”
hors bilan. Ils ont de quoi payer des agents dans l’église
pour
vous désinformer. Vu qu’ils ont mis sur leurs billets “In God
we
trust “et que César a disparu, exigeons que son utilisation soit
vraiment
au nom de Dieu et non pour la mort. La création monétaire
doit
n’être qu’une fonction de la croissance de la population et de ses
vrais
besoins. La vraie pollution commence dans les esprits.
4.8.
Respect du Sabbat
Le
samedi et le dimanche doivent être libres pour se
concentrer
sur l'essentiel. Aucun calcul actuariel ne respecte ce repos.
4.9.
Leur place dans l'Église
Nous
devons faire comme St Vincent qui rachetait les captifs,
nous
pouvons proposer un prix, très élevé, pour garder en vie les
petits
innocents. Expérience faite avec l’accord de notre Évêque,
c’est
très efficace. Les femmes enceintes doivent être bénies de
manière
spéciale, devant toute l’assemblée. Les orthodoxes nous
montrent
l’exemple, en donnant la première communion aux tous
petits,
ou encore les Arméniens, qui laissent les enfants se promener
dans
l'Église, la maison de leur Père, car celui qui tient un tout petit
enfant
dans ses bras au nom du Christ tient le Père lui-même, et en
voit
la face. La messe des familles devrait être la règle et non l’exception,
en
recommandant aux grincheux de venir aux messes du
soir.
Les prêtres devraient s’inviter dans chaque famille afin d’avoir
un
aperçu des vrais problèmes. Une académie pontificale de l’économie
devrait
être créée, afin de ne pas laisser cet universel aux mains
des
fils des ténèbres. L'Église devrait définir tous les avortés comme
de
Saints Innocents et leur dédier une fête, car ils sont probablement
les
victimes d’un plan anti-chrétien. L’endroit le plus dangereux du
monde
est maintenant l'utérus des mamans, que le Créateur a défini
comme
un sanctuaire.
Nous
devons aussi mieux gérer l’argent de l'Église et de sa
hiérarchie
et ne permettre qu’une gestion dans l’esprit de ce rapport.
4.10.
Pour une nouvelle stratégie de la vie
Le
pape nous demande, dans sa récente encyclique”
L’évangile
de la Vie”, de lancer une mobilisation générale pour la vie
et
de mettre en oeuvre une nouvelle stratégie mondiale. Nous n'avons
pas
le droit de coopérer formellement au mal. Si les faits financiers
sont
ignorés, cette stratégie sera, comme celles des siècles précédents,
inefficaces.
La doctrine sociale de l'Église ne commence pas
seulement
avec Rerum Novarum mais doit tenir compte des siècles
précédents,
de Vix pervenit, des condamnations du libéralisme, du
Syllabus,
de Quanta Cura…. Des économistes comme Parker nous
affirment
que la croissance est bonne, qu’elle peut être supérieure à
10
%. Nous croyons qu’elle doit être supérieure pour donner du travail
valable
à tous les jeunes que la terre peut porter.
4.10.1
Soutenons la pétition pour la suppression de la dette
et
surtout pour que de telles dettes ne renaissent plus.
4.10.2
Demandons un cadastre international des dettes et
tranchons
en faveur des pauvres, comme Alexandre le grand l’a fait
pour
ses soldats.
4.10.3
Demandons un contrôle sérieux de la publicité subliminale
qui
peut nous manipuler à notre insu dans les films, la TV,
internet,
la musique…
4.10.4.
Apprenons à dire non à l'horreur, à la laideur, à la
nourriture
trafiquée, aux manipulations…
4.10.5
Retrouvons nos racines chrétiennes, qui nous aident
à
résister aux tentations, aux excès, au nombrilisme, mais dans un
esprit
humble, joyeux et sportif.
5
Questions importantes et quelques objections
Tous
les raisonnements invoqués à l'appui de la régulation
des
naissances sont erronés et dangereux....Certains avancent que la
procréation
est un accident à éviter aussi longtemps qu'on refuse d'avoir
des
enfants. Voilà, selon moi, l'une des plus dangereuses doctrines
que
l'on puisse prêcher.
Mahatma
Gandhi
N’est-il
pas vrai que :
5.1)
Le moins d'enfants dans une famille, le moins de
vocations
au partage et à la générosité et à une vie consacrée aux autres
?
5.2)
La meilleure école du principe de subsidiarité est une
famille
nombreuse?
5.3.
Le principal manque de la politique mondiale est cette
générosité
dans une structure de corps intermédiaires, afin d’atténuer
les
pressions étatiques et les excès de l’individualisme.
5.4.
La mentalité contraceptive est directement dirigée
contre
les familles nombreuses en favorisant l’égoïsme, l’individualisme,
la
remise à plus tard des responsabilités ?
5.5.
Le système d'intérêt et la pyramide des crédits attaquent
directement
la famille ?
5.6.
Pouvons-nous dire que l'intérêt est un vol, de temps,
de
biens et d'enfants ?
5.7.
Pouvons-nous dire que la "création" de monnaie rendue
possible
par l'intérêt est un mensonge ? Un vol au détriment des
générations
futures ? (des enfants pas nés)
5.8.
Un homme de bonne volonté peut-il participer à ce
massacre
? En action et par omission ? Ou pouvons-nous nous élever
et
arrêter cette mécanique ?
5.9.
La doctrine de St Thomas est toujours valable. (3)
(Justitia, II IIae, qu. 57 to 122 et q. 78 art. 1). Peut-on
vendre le temps
qui
est à Dieu ? Voici une explication du stress. De plus, nous devons
respecter
le jour du repos, or, dans les calculs des intérêts, aucun
créancier
ne respecte ces jours sacrés. Ils violent tous un commandement
divin,
car leur cupidité les aveugle.
Toute
invention humaine qui n'a pas de limites est monstrueuse,
or
le système des taux d'intérêts n'a pas de limites.
De
plus, un instrument d'échange ne doit pas pouvoir faire
des
petits, or l'argent en fait actuellement, au prix des nôtres : Ceci est
monstrueux.
5.10
Nous pouvons démontrer que la crise actuelle est en
grande
partie due à cette recherche d'une croissance zéro, recherche
basée
sur des erreurs en fait et en analyse (de nombreuses personnalités
réputées
(Prof. Schaller, Iffland, Goetschin, Simon, Wattemberg,
Villegas,
Kaesun, Tremblay, Parker, Lejeune,….) ont démontré le
manque
de sérieux du Club de Rome et de leurs disciples, en prouvant
même
le contraire et en affirmant l'importance de la croissance).
Pharaon
déjà croyait perdre le contrôle démographique et, à ce titre,
a
voulu tuer Moïse et ses frères. Or l'Égypte nourrit maintenant les
quelques
coptes qui restent et les millions d'envahisseurs qui ont pris
leur
place. Quelle erreur de croire que la terre n'est pas généreuse
alors
que l'Europe toute seule pourrait nourrir plusieurs fois la population
mondiale,
sans compter les océans à peine exploités.
5.11.
L’argent ne s’investira plus, car l'intérêt étant le prix
de
la monnaie, si celui-ci est gratuit, il restera thésaurisé.
Oui,
il s’investira, mais en actions ou en propriétés familiales.
Le
capitaliste familial cherchera à faire fructifier son avoir. Par
ailleurs,
le récent Code des obligations démontre à nouveau que les
actions
ou les propriétés personnelles rémunèrent mieux. D’autre
part,
leur sanction est chrétienne, car elle fait appel à la patience, qui
est
une vertu, et non à la faillite, qui est destructrice. Le système des
impôts
devra protéger la famille. Il n’est pas juste que les Sociétés
anonymes
puissent bénéficier de l’effet fiscal et pas les familles qui
sont
de petites entreprises. (L’effet fiscal permet de déduire au compte
de
perte et profit tous les achats, donc de diminuer le bénéfice, ce
qui
revient à acheter tout encore moins cher que les rabais déjà obtenus,
soit
un prix réel d’environ 30 % inférieur à celui qu’un père de
famille
doit payer pour la même prestation. Les injustices fiscales
sont
nombreuses (concubins, célibataires, sociétés, indépendants…
favorisés
au détriment des familles, assurance maternité subventionnée
par
les impôts promis en Suisse en 1945 mais sans réelle mise en
pratique
etc. etc.)
D'autre
part, la monnaie est le prix du travail de l'homme,
la
récompense de l'accomplissement d'un devoir ou d'une prestation
de
service, soit fait, soit à venir, avec le maximum d'intelligence et de
liberté.
Or, donner le prix d'un prix est logiquement absurde, comme
l'ont
déjà démontré de nombreux philosophes.
Il
est par contre légitime d'espérer un juste profit d'investissements
qui
permettent de libérer le travail humain.
5.12.
Moins de logement ?
Au
contraire, les capitaux disponibles libérés par tous ses
pseudos
outils financiers "dérivés" travailleront dans l’immobilier, à
nouveau
en actions ou en biens personnels, ce qui provoquera probablement
une
meilleure concurrence et une offre plus grande, donc une
baisse
de prix.
5.13.
Seul un faible pourcentage des capitaux placés en
actions
arrive aux entreprises.
Ceci
est juste pour les grandes entreprises mais est faux
pour
les petites. Car la doctrine sociale naturelle demande de favoriser
les
PME (Petites et moyennes entreprises). La TVA favorise au
contraire
les grandes entreprises intégrées et verticalisées.
5.14.
Les actions (titres de propriété) sont amorales
Non,
seul les excès qu’elles permettent le sont. Partager
les
risques est bon, partager les profits reste très chrétien. La démocratie
doit
aussi régner dans le monde économique, sinon nous
vivrons
à nouveau des révolutions coûteuses et des manipulations qui
se
paient en vies humaines.
5.15.
D’autres y travaillent déjà.
Nous
les avons cherchés et nous sommes en contact avec
eux.
Mais notre inertie collective alloue encore des milliards de $ par
nos
impôts aux partisans de la mort. La récente conférence du Caire
le
démontre. Nous sommes conscients qu’il peut paraître téméraire
de
s’en prendre aux monopoles des puissantes forces de la mort, qui
utilisent
l’ignorance ou la naïveté de certains de nos contemporains.
Le
plus triste est de se trouver opposé à ceux qui devraient être nos
frères
de combat et qui font le jeu de l’horreur, avec un cynisme
révoltant
ou une ignorance abyssale. L'enfer, car celui-ci existe,
retentit
de grincements de dents et de pleurs. Le temps n’est plus aux
mauviettes,
nous avons besoin d’hommes et souvent, les plus hommes
sont
les mères de famille, c’est pourquoi ce sont elles qui sont le
plus
pourchassées par les loups déguisés en agneaux. Les temps
seront
de plus en plus durs pour les forces de la vie mais rares sont
les
combattants qui savent à l’avance que leur victoire est certaine, ce
sera
le ciel.
5.16.
Toute cette théorie est utopique
Non,
elle a déjà été pratiquée par des civilisations entières
et
pendant des millénaires. De plus en plus de personnes réalisent le
mensonge
actuel. Nous voyons même de nouvelles monnaies locales
naître,
comme à Ithaca dans l'État de New-York.
5.17.
Elle va contre la société de consommation
Oui,
elle va contre les excès de cette société. Ceux-ci ne
sont
plus à démontrer. Il est impératif de catégoriser les besoins justes.
Notre
société actuelle est malade en acceptant une pauvreté absolue
d’une
part et, à quelques kilomètres de là, des gaspillages honteux
et
un luxe frivole et ridicule. La doctrine sociale de l'Église ne commence
pas
au XIXème siècle. Elle commence dans l’Ancien
Testament
et elle est confirmée par toute la Tradition. Le silence
actuel
est un manque de sévérité contre le mal, c’est le moment de
s’en
libérer, comme le Christ l’a fait à plusieurs reprises en nous
demandant
de l’imiter. Mc 3,5 ; Mt 9,30 ; 11,20-24 ; 16,23 ; 21,19 ;
23,1-39
; Mc1,25 ; 8,33 etc. et surtout la constante aux quatre évangiles,
les
marchands et changeurs, à plus forte raison les banquiers
chassés
du Temple Mt 21,12-13 ; Mc 11,15-16 ; Lc 19,45-46 ;
Jn2,14-17.
Cette doctrine reste basée sur la Solidarité, la Fraternité et
la
Subsidiarité. Qui pratique encore ces vertus ? Qui en connaît vraiment
le
sens ? La seule école qui les enseigne encore est celle des
familles
nombreuses, qui sont pourchassées hors de nos soi-disant
églises
car le silence est d’or. Serait-ce le silence des sépulcres blanchis
dont
parle le Seigneur ?
5.18.
Si vous appliquiez votre théorie, nous ne serions pas
là,
car il y aurait eu moins de progrès technique.
D’une
part, ce n’est pas notre théorie, mais celle d’un droit
naturel
; d’autre part nous serions bien là, peut-être en effet avec
moins
de gadgets inutiles mais une plus grande joie de vivre avec
plus
de cousins, de frères et soeurs. The
more the merrier, comme disent
les
Anglais, plus il y a de convives, plus on peut s'amuser. Les
enfants
le comprennent vite, à l'image de la parabole du festin. À quoi
servirait-il
à l'homme de conquérir l'univers pendant quelques années
au
risque de perdre son âme pour l'éternité ? De plus, il n'est pas
prouvé
qu'il n'y aurait pas eu de progrès sans l'intérêt, au contraire
puisque
l'économie serait moins fonctionnarisée et plus dynamique
du
fait des actions. De plus, il est prouvé historiquement que le progrès
fait
des avancées fulgurantes lorsque le pouvoir monétaire
revient
sous le contrôle du souverain, c’est-à-dire pendant les guerres.
La
deuxième guerre est une démonstration patente.
5.19.
C’est déjà fait !
Ah
oui ? Et où ? Mais, en tant que laïc, c’est notre devoir,
dans
la charité, en toute liberté, que d’explorer ces pistes d’actualité.
5.20.
Pourquoi vous faire confiance ?
Devant
la gabegie actuelle, nous avons au moins une solution
de
rechange, qui comme toutes les solutions, a un prix, mais plus
modique
que des guerres. En effet, la solution passée résidait dans
des
guerres régulières qui remettaient les compteurs à zéro. Mais le
nucléaire
rend ces moyens horribles encore plus inadmissibles. Le
Pape
a raison de proposer un jubilé et une remise générale des dettes,
qui
coûtera moins cher que des guerres et fera plus d'heureux.
5.21.
Pourquoi vous aider ?
Car,
maintenant que vous savez, merci de contribuer, dans
la
mesure de vos moyens, à répandre ce vent nouveau.
5.22
J’ai tellement de demandes !
Mais
dans notre cas, avec peu d’efforts humains et le
levier
considérable du droit naturel, nous pouvons reprendre une
grande
partie du pouvoir injustement laissé aux partisans de la mort.
5.23.
Qu’est-ce que ça me rapporte ?
Une
certitude que les conditions s’amélioreront réellement,
pour
vous et vos enfants.
5.24.
Le printemps viendra tout seul
Non,
l’histoire égyptienne le démontre. Elle a disparu. De
plus,
la lenteur de certains à réagir démontre la tiédeur de leur foi et
Dieu
vomit les tièdes, selon St Jean. Les fils des ténèbres réagissent
à
la vitesse de leurs ordinateurs, nous réagissons trop souvent à la
vitesse
de notre paresse. L’excuse de la réflexion est éculée. Deux
siècles
de réflexion, des milliards de non-nés, des morts de faim, des
guerres
sans pitié, des structures de péchés à crever les yeux sur leurs
chaînes
TV souvent peu recommandables avec des écrans de plus en
plus
grands et de plus en plus chers.
5.25.
Ce n’est pas mûr
Il
n’est jamais trop tard pour commencer. Mais plus on
attend,
plus c’est difficile. De plus, le point de non retour est proche,
très
proche. L’implosion est là, elle a commencé.
5.26.
Tout le monde accepte ces taux
Comme
tous croyaient que la terre était plate, ou que le
soleil
se levait et se couchait, ou que le “Roi “était un dieu…
Signalons
que de grands courants philosophiques sont contre (Platon,
Aristote,
Cicéron, Caton, Plutarque, Tacite, Tite-Live) et que toutes
les
grandes religions sont claires si on a l’honnêteté de lire le sens littéral,
qui
doit primer. Le plus triste, c’est les gens qui se croient “d’Église”
et
qui utilisent ces outils anti-chrétiens.
5.27.
Cette discussion est superficielle
Avec
les meilleurs esprits de l’histoire (Aristote, Cicéron,
St
Thomas, St Antonin, les Pères de l'Église, le Christ, les prophètes,
les
Papes) nous aimerions bien recevoir des critiques constructives;
des
arguments en faveur des taux d’intérêts, de personnes n’ayant
a